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VOMISSEMENT

Uègophonie, par son caractère chevrotant et caractéristique, est, quoi qu'oc en ait dit, un très-bon signe {ïêpanchement pleur étique. Ses caractères, joinb à ceux de la bronchophonie, sont dénommés broncho-ègophonie.

J'ai appelé voix soufflée une variété de la voix thoracique consistant en saccades soufflées, se produisant sous l'oreille de l'observateur immédiatement après chaque articulation vocale. Celle voix soufflée n'est pas un écho de la voix glottique ; car elle a d'abord un autre caractère, puisque c'est un simple souffle, et puis il y a, entre l'articulation glottique et le souffle qui la suit un intervalle très-sensible qui n'existerait pas s'il y avait retentissement comme dans la bronchophonie. L'interprétation physique en est difficile. On la rencontre fréquemment dans la pneumonie, la pleurésie, les tubercules crus, avec de vastes cavernes, avec la gangrène du poumon, la congestion pulmonaire, etc., sans qu'elle en soit un signe constant (Soc. méd. des Hôpit., et Union méd., 1864).

Quant au bourdonnement amphorique de la voix, qui se constate quelquefois dans le pneumo-thorax et dans les vastes cavernes tuberculeuses, il a des caractères qui sont toujours faciles à reconnaître, comme se passant dans une vaste cavité.

Non seulement la voix du malade produit ces phénomènes d'auscultation, mais encore celle de l'observateur lui-même lorsqu'il ausculte et parle en même temps : c'est Vautophonie, décrite comme un nouveau mode d'auscultation par Hourmann (Revue médicale, 1839), et dont le principe avait été signalé auparavant par Bricheleau et Tau pin. Mais l'expérience a démontré que ce mode d'auscultation avait une utilité très- restreinte.

Quant à la constatation des vibrations thoraciqu es par la palpation, ou plutôt par l'application de la main, pendant que le malade parle, elle a été bien étudiée par Monneret {Revue méd.-chirurg., 4848). Ces vibrations sont augmentées dans la pneumonie, dans la congestion et Yœdème pulmonaires, dans les tubercules crus (réunis ou disséminés), et dans les pleurésies avec adhérences et sans épanchement. Elles sont diminuées au contraire dans Yépanctiement pleural, le pneuino-thorax, Y emphysème, et les excavations pulmonaires (?).

VOLVTJLUS. — Voy. Occlusions intestinales.

VOMISSEMENT. — L'expulsion par la bouche des matières diverses contenues dans l'œsophage ou dans l'estomac constitue le vomissement ou les vomituritions.

1° Caractères. — Le vomissement est précédé souvent de nausées, de dégoût, de gêne à l'épigastre, de malaise indéfinissable, puis surviennent les contrac lions musculaires plus ou moins violenlesde l'abdomen, qui expulsent le contenu de l'estomac. D'autres fois l'expulsion a lieu sans efforts, avec ou sans prodromes, et peut constituer de simples vomituritions. — Le vomissement peut être facile ou difficile, et dans ce dernier cas, les efforts étant multipliés et le résultat se taisant attendre, il en résulte une anxiété très-pénible, parfois des syncopes, et même des convulsions. — Le retour des vomissements est plus ou moins répété, et sa fréquence très-variable. Ils se montrent accidentellement ou bien d'une manière suivie, tantôt assez régulièrement tous les matins, Lan toi iinuiédialemenl après les repas, ou plusieurs heures après l'ingestion des aliments.

C'est principalement par les matières vomies que les vomissements diffèrent. Ce sont de simples mucosités filantes incolores, ou mélangées de bile et de matières saburrales; des aliments plus ou moins digérés, très-acides s'ils ont

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