CANCER. — CANCER EN GÉNÉRAL
«auvent (jirobscurités et conjectures. Il en résulte aussi que les cancers dont la lésion est inaccessible ou trop profondément située pour pouvoir être consistée, ou bien ne peuvent èlre diagnostiqués (dans la cavité crânienne, par exemple), ou bien ne peuvent èlre que soupçonnés indirectement par suite de l'ensemble insolite des phénomènes observés, ou de la constatation de certains signes qui ne peuvent guère s'expliquer que par l'existence d'un cancer.
Les antécédents sont une source de données diagnostiques très-importantes. L'âge du malade doit d'abord attirer l'attention, la plus grande fréquence du cancer interne existant entre quarante et soixante ans, sauf pour le cancer des os, ijui s'observe en général dans l'enfanceet la jeunesse (Lebert, Traité des maladies tancérewes). L'âge adulte avancé sera donc une condition étiologique dont on devra tenir compte, quoiqu'elle n'ait rien d'absolu. lien sera de même de l'Wrhlité que Lebert a constatée dans un septième seulement des faits. Ces données écologiques, dont l'influence ne saurait être niée, sont pourtant secondaires, de même que les chagrins prolongés. Sous le rapport des commémoratifs, la marche plus ou moins rapide, mais toujours progressive, de la maladie, et l'inefficacité des traitements employés, seront des commémoratifs qui auront une certaine utilité. Les lésions cancéreuses locales sont encore la source des éléments les plus importants du diagnostic. C'est ainsi que la préexistence d'une lésion cancéreuse bien constatée, ou l'ablation d'une tumeur externe de même nature plus ou moins récente, éclaireront sur la nature de symptômes chroniques survenant au niveau d'autres organes et ne pouvant se rapporter manifestement à aucune autre maladie connue. Cazalis et Charcot ont signalé comme fréquente chez les cancéreuses de la Salpétrière une paraplégie douloureuse, incomplète et due à •les masses cancéreuses développées secondairement dans les vertèbres de la colonne lombaire qui s'incurve, ce qui rétrécit le canal rachidien. Les douleurs •i**s membres inférieurs lancinantes, vives surtout la nuit, sont alors évidemment dues à la compression et à l'incitation des racines spinales lombaires (tJnim méd., 181)5).
La détermination de la nature des lésions locales, pendant la vie, est une question rendue très-délicate par les dissentiments qui ont eu cours dans la science sur cette question. D'une part, les tumeurs encéphaloïdes sont admises sans contestation comme lésions cancéreuses; et, d'un autre côté, les ulcères rongeants de la peau et des muqueuses, autrefois regardés connue cancéreux, forment, huis le nom de c.anckoïdks, une catégorie de lésions généralement considérées comme non cancéreuses. Mais, entre ces deux extrêmes, n'y a-l-il pas des tumeurs qui peuvent avoir les allures et l'évolution symptomatique de l'encépha- Ioïde, quoique étant d'une nature anatomique analogue aux cancroïdes? C'est ce que des faits authentiques ne permettent plus de nier. J'en ai moi-même publié un exemple frappant (Arch. de méd., 18.r)2, t. XXIX). One ces faits soient cires, cela importe peu dans la pratique; il suffit qu'ils soient possibles pour 'ju'on les remontre. Et, il faut bien l'avouer, à moins qu'il n'existe quelque signe qui indique la nature probable de la tumeur (expulsion de matière encéphaloïde ramollie, tumeur (ibro-plaslique reconnue dans une autre région du rorpg), rien, dans l'ensemble des phénomènes observés, ne pourra éclairer sur !^ diagnostic anatomique des lésions, sauf pour la forme mèlan otique pu pigwutntaire du cancer, dont on retrouve les éléments dans l'urine, suivant le docteur Bolze ( Vog. UiiiNKs).
Les complications, qu'il faut prévoir si la maladie cancéreuse est reconnue, peuvent, dans le cas contraire, éclairer le diagnostic. Les héiuorrhagies, tantôt dépendant de l'érosion ulcérative des vaisseaux, tantôt dues îi une simple o\ba-