CANCER. — CANCERS LOCALISÉS
laiion îles muqueuses voisines ou éloignées, peuvent avoir une grande valeur, soit comme donnée complémentaire, soit comme point de départ des inductions diagnostiques. Il en est de même de l'hypertrophie, de la phlegmasie des organes atteints, de la coagulation du sang dons les veines OU même dans les artères (Charcot) qui produisent des oblitérations vasculaires, et de l'obstruction d'autres voies par les tumeurs, d'où résultent des rétentions. C'est ainsi qu'on a observé des rétentions de la bile (ictère), des aliments dans l'œsopbage et l'estomac, des matières fécales dans l'intestin, de l'urine dans les voies urinaires, et enfin Yhgdromètrie.
Quel que soit le parti que l'on tire des éléments de diagnostic dont il vient d'être question, la localisation des lésions cancéreuses dans tel ou tel organe est la donnée qui occupe la plus large place dans le diagnostic des affections cancéreuses. C'est ce qui explique les dénominations de cancer de l'estomac, de l'utérus, etc., appliquées au cancer dont la lésion dominante et apparente appartient à tel ou tel organe. C'est également ce qui nécessite et justifie l'élude à part de ces localisations internes, dont je vais traiter. Je négligerai celles qui ne donnent lieu à aucun symptôme, en faisant remarquer que, dans les cinq sixièmes des cas de localisation interne ou externe, la localisation anatomique a lieu dans les organes digestifs ou génito-urinaires