II. Cancers localisés
Les symptômes locaux du cancer présentent à l'observateur certains points de ressemblance pour les lésions cancéreuses qui occupent la même cavité splanchnique. C'est ce qui m'engage à les considérer successivement à la tête, à la poitrine et dans la cavité abdominale.
A. Encéphale et moelle éplwére.
Le cancer de l'encéphale est d'un diagnostic très-difticile, non-seulement parce qu'il échappe à toute exploration de la cavité crânienne, mais encore parce que les symptômes fonctionnels qui en résultent ne présentent par euxmêmes rien de spécial. Ces troubles fonctionnels ne surviennent que lorsque la lésion cancéreuse a acquis un certain volume, et, malheureusement pour le diagnostic, ils sont communs à tontes les tumeurs cérébrales et consistent, ainsi que je l'ai exposé au mot Tumeurs, en des signes variés qui sont : la céphalalgie, les lésions des sens, des facultés intellectuelles et des mouvements (convulsions, paralysies variées). Il est évident que l'on ne pourra soupçonner cette localisation cancéreuse que dans le cas où une autre localisation véritablement cancéreuse aura été constatée.
Il en est absolument de même pour le cancer de la moelle épinière, qui donne lieu à des douleurs plus ou moins vives, à des convulsions, à des accès épileptiformes et à de la paraplégie. Os symptômes sont communs à toutes les affections organiques de la moelle, et elles ne peuvent pas servir, par conséquent, a la distinction du cancer de cet organe pendant la vie.
B. Cancer de la oorge.
Le cancer de l'amère-gorge est rare et mal connu. Laségue 'ait remarquer ( Traité des angines, 1808) que l'on peut attribuer au cancer des angines syphilitiques, et réciproquement. Il signale une forme de cancer épithélial de l'arriéregorge non encore décrite, et confondue le plus souvent avec l'angine syphilitique rebelle.