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CÉPHALALGIE

est exagérée en ce qu'elle rejette le principe des types de convention indispensables pour décrire les phénomènes de sensation.

2° Concluions pathologiques et signification. — Ces bruits caverneux ne doivent pas être pris dans le sens absolu qu'Us semblent indiquer : l'existence nécessaire d'une caverne pulmonaire pour que les bruits se produisent. Ici, en effet, j'aurais à rappeler d'autres conditions que j'ai indiquées déjà à propos des phénomènes amphoriques et qui peuvent indifféremment susciter la manifestation des phénomènes amphoriques ou caverneux, sans cavité accidentelle.

Les cavernes étant cependant la condition pathologique la plus fréquente des bruits dits caverneux, la première chose sera de rechercher s'il n'existe pas une phthisie pulmonaire, une gangrène du poumon, une dilatation des bronches, un abcès du poumon.

Le siéjje du phénomène caverneux au sommet des poumons sera déjà une forte présomption de l'existence d'excavations tuberculeuses, les plus fréquentes de toutes, et le point de départ aussi le plus] fréquent des phénomènes caverneux. — La dilatation des bronches en ampoule qui donne lieu aux mêmes signes sié^e, en effet, ordinairement vers la base ou la partie moyenne postérieure des poumons, et ne s'accompagne pas de dépérissement comme la phthisie pulmonaire, ce qui est, entre plusieurs autres, un excellent signe distinctif. — Les signes caverneux seront facilement rapportés à la gangrené pulmonaire lorsqu'ils seront dus à cette lésion, l'odeur infecte spéciale qui s'exhale de la poitrine et des crachats persistant depuis un certain temps déjà, lorsque l'excavation pulmonaire s'effectue. — Enfin on n'admettra qu'avec une rttréme réserve, même à la suite des signes manifestes d'une pneumonie, l'existence d'une caverne due à un abcès qui serait la conséquence de cette maladie. Cette réserve est commandée par la confusion que l'on a si souvent laite des abcès pneumoniques avec des collections purulentes partielles de la plèvre communiquant avec les bronches.

Les bruits caverneux peuvent être perçus non-seulement au niveau des poumons, mais aussi du foie. C'est eu effet ce que Bricheleau a observé au niveau d'une cavité résultant de la rupture d'un kyste hydatique du foie dans les bronches; il y avait eu même temps du gargouillement et un son tympanique à la percussion. Spœrer a aussi constaté un gargouillement caverneux au niveau du foie, au moment des grandes inspirations, par suite de la rupture d'un abcès du rein dans les bronches, à travers le foie (Arch. de méd., 184:2, t. XIV).

Lorsque les bruits caverneux ne paraîtront pas dépendre de l'existence d'une caverne, il faudra rechercher la cause des consonnances pseudo-caverneuses dans la transmission des bruits trachéaux ou bronchiques, due à la compacité du poumon comprimé, ou bien à une tumeur du poumon ou du médiastin ( Toi/. Amphoriques [Phénomènes], p.

CELLULES. — Voy. Microscopie.

CÉPHALALGIE. — 1° Caractères. — Les douleurs de tète auxquelles on a donné le nom de céphalalgie sont générales ou limitées. Lorsqu'elles sont partielles, ces douleurs occupent une moitié latérale du crâne (hémieranie), la région frontale, l'occiput ou une autre région, parfois même un espace trèslimité, comme les foyers de douleurs névralgiques. Envisagée en elle-même, la c éphalalgie ne présente pas de caractères qui diffèrent de ceux que j'ai rappelés au mot Douleur. C'est à tort que l'on a donné, comme un complément du tableau descriptif de la céphalalgie, des phénomènes concomitants se rattachant aux conditions pathologiques de ce signe, puisqu'ils en sont l'origine au lieu d'en être la conséquence.

m CÉPHALALGIE.

2° Conditions pathologiques. — Los affections qui sont précédées ou qui s'accompagnent de céphalalgie sont très-nombreuses, et il me parait inutile de los rappeler toutos en détail. Il en est un grand nombre, en effet, dans lesquelles la douleur de téle joue un rôle trop secondaire pour que sa constatation soit d'une grande utilité pour le diagnostic. Ce n'est que dans les maladies dans lesquelles la céphalalgie est prédominante, comme signe, qu'il est important d'en signaler la valeur. Cette valeur ressort des caractères, de la marche de la douleur, et principalement des phénomènes qui coïncident avec elle.

Pour rechercher quelle est la condition pathologique de la céphalalgie constatée, il faut se demander si elle est superficielle ou profonde, afin de rechercher si elle se rattache â une affection des parois du crâne, ou bien aux organes intra-crâniens, à un organe éloigné, ou enfin à une maladie générale.)

Si la peau du crâne n'offre aucune lésion qui puisse immédiatement expliquer la céphalalgie, un êrysipèle, par exemple, il faut avant tout rechercher si la douleur est névralgique. Limitée alors ordinairement d'un seul côté du crâne, par moments lancinante, et se montrant par accès, elle ne saurait alors être méconnue, si l'on trouve comme confirmation les foyers douloureux de la névralgie. On peut rencontrer aussi de la dermalgie au niveau du cuir chevelu. La migraine n'est le plus souvent qu'une forme particulière de névralgie, mais d'autres fois elle constitue une céphalalgie d'origine très-complexe. — Si la douleur se montre surtout pendant les mouvements que les muscles impriment aux téguments du crâne ou aux muscles crolaphiques pendant la mastication, il s'agira d'un rhumatisme musculaire. — Enfin si la céphalalgie revient la nuit chez un individu atteint de syphilis constitutionnelle, ou soupçonnera l'existence de douleurs ostéocopes.

Il est à remarquer que les douleurs superficielles que je viens de rappeler se montrent le plus souvent par accès, tandis que la céphalalgie plus profonde qui a son origine dans une affection des méninges ou des centres nerveux iutracràniens, est ordinairement plus continue et à marche progessive. Elle est remarquable par son intensité et sa persistance comme premier symptôme de méningite; et, s'il s'y joint des vomissements, surtout chez un jeune sujet, ou chez un adulte tuberculeux, il y a tout Heu de craindre le développement de cette maladie. — La simple congestion cérébrale, soit simple, soit comme phénomène précurseur d'une hémorrhagie du cerveau, peut produire une douleur de tète variable d'intensité. Elle est parfois très-persistante, comme celle qui précède Yhémorrhagie méningée chez les vieillards, le ramollissement cérébral, de môme que la céphalalgie qui s'observe comme signe des affections organiques des centres nerveux intra-crâniens. Ces affections, en général, comptent la céphalalgie au nombre de leurs symptômes les plus fréquents. Le siège de la céphalalgie due à une affection interne ne correspond pas toujours à la partie de l'encéphale qui est affectée; on ne devra donc pas attacher à cette donnée une valeur absolue.

Dans les organes plus ou moins éloignés, on peut également trouver le point de départ de la céphalalgie; mais alors elle est ordinairement de valeur secondaire. Certaines affections du foie ou du tube digestif (dyspepsie, constipation, eutozoaires), et toutes celles qui congestionnent indirectement lo cerveau, sont des causes de ce genre. Telles sont encore les inflammations locales voisines du cerveau : le coryza, Yotile, Yophthalmie, etc.

Les maladies générales, ou les états généraux qui affectent toute l'économie, produisent très-souvent une céphalalgie dont il faut d'abord rechercher l'origme dans le mouvement fébrile et dans les fièvres graves, La douleur de

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