CHIQUE
tête est un des principaux symptômes de l'invasion de la fièvre typhoïde; il en r?t de même du typhus fever, de la surtte, des fièvres éruptives en général. h céphalalgie est atroce dans certains accès de fièvre pernicieuse, et elle se Montre quelquefois très-rebelle comme accident consécutif d'accès de fièvre intermittente simple. — Dans les névroses, la céphalalgie n'est pas moins (ré- •pente que dans les fièvres. Elle est surtout remarquable dans l'hystérie; elle tfecle les six septièmes des malades, suivant Briquet (300 sur 350), et occupe principalement les parties charnues des muscles, de préférence vers la région tontale, et non à la région occipitale, comme on l'a dit. La douleur appelée im hystérique est remarquable par son étroite limitation et par son intensité ntrênie; mais elle est extrêmement rare, puisque Briquet ne l'a rencontrée que deux fois (Traité de l'hystérie, p. 215). — Les affections par altérations du comptent également la douleur de tête parmi leurs symptômes les plus .onslants; il en est ainsi dans la pléthore, dans X anémie très-fréquemment, fans les intoxicat ions, dans certains empoisonnements, dans les cachexies, — Enfin dans le rhumatisme articulaire aigu, considéré comme une affection générale, la céphalalgie est quelquefois (mais non toujours) le premier %ne de l'effrayante complication que l'on a appelée rhumatisme cérébral, et qui diffère essentiellement par ses allures du rhumatisme musculaire péri-cràuien.
3e Signification. — La céphalalgie, comme l'a fait observer Racle, est rhumatismale, névralgique, congestive, anémique, ou constitue une simple névrose, et une même maladie peut donner lieu à toutes ces formes diverses de douleur (Traité de diagnostic). Celte dernière remarque est importante, far on ne saurait se guider sur les caractères que je viens de rappeler pour attribuer toujours chacun d'eux à une maladie spéciale.
C'est surtout sur l'ensemble des signes que l'on se basera pour établir la véritable signification de la céphalalgie, et pour la rattacher à la maladie qu'elle annonce ou qu'elle accompagne. Mais c'est lorsqu'elle existe seule, quelle est persistante, et que l'on n'aura pu la localiser dans les parois crâniennes (névralgie, rhumatisme musculaire péri-crànien, douleurs ostéocopes), que la signififalion de la céphalalgie est difficile à déterminer. Au début des maladies des rentres nerveux ou des fièvres graves, il en est souvent ainsi; et ce n'est que lorsque des signes nouveaux et plus ou moins caractéristiques viennent se joindre à la douleur de tète, que la valeur de ce dernier symptôme cesse d'être indécise. Mais je n'entre pas dans de plus grands détails. Il me suffit, en effet, J avoir exposé les conditions dans lesquelles on rencontre la céphalalgie, et I Auir consacré à chacune d'elles un article particulier, pour que l'on puisse empiéter facilement ce que les simples indications de celui-ci semblent avoir 'l'incomplet.
CÉPHALÉM ATOME. — Voy. Tlmeurs (céphaliques).
cérjébrite. — Voy. Encéphalite.
CERVEAU, CERVELET. — Voy. ENCÉPHALE.
CESTOIDES. — Voy. Entozoaires.
CHALEUR ANIMALE. — Vuy. Thermométrie.
CHANCRE. — Voy. Ulcérations et, commme articles complémentaires, Stratus et Blennorrhagie.
CHAMPIGNONS. — Voy. Empoisonnements.
CHANT DES ARTÈRES. — Voy. Vasculaires (Bruits), CHEVEUX. — Voy. Poils.
CHIQUE. — Voy. Parasites (cutanés).
188 CHOLÉCYSTITE.
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PRHYDRIQUE (Aiitle). I „ „ , ,™
CHLOROFORME. j V°!'- «■""«■■n»-
CHLOROSE. — Depuis que l'anémie a été étudiée avec soin dans ses différentes conditions pathologiques, on ne peut plus considérer la chlorose aulrementque comme une forme d'anémie, présentant quelques particularités accessoires, insuffisantes pour caractériser une maladie spéciale. Ces particularités sont : l'apparition de l'anémie à YèpoqUe de la puberté chez les jeunes lilles, et la coïncidence de troubles menstruels de trois espèces : I'aménorrhée, la
DYSMÉNORRHÉE, OU la MÉNORRHAG1E.
Cette manière d'envisager la chlorose est celle de beaucoup d'observateurs, et elle me paraît être la vraie. Rien ne prouve, en effet, que les troubles menstruels produisent l'ensemble des symptômes observés, tandis que l'on peut rattacher ordinairement ces symptômes à de mauvaises conditions hygiéniques particulières, ou bien à une altération manifeste des fonctions digestives. Quelle que soit d'ailleurs l'opinion que l'on se forme de la chlorose, on doit, au point de vue exclusif du diagnostic, le seul qui nous occupe, la considérer comme nous venons de le faire, et comme nous l'avons fait déjà au mol Anémie (p. 60).
CHOC (Bruits de). — Les bruits de choc que produisent la systole du cœur au niveau de la région précordiale, et les battements des tumeurs anévrysmales, ne sont pas les seuls que l'on puisse percevoir à l'auscultation, au niveau de la poitrine.
Aran a constaté, chez un malade atteint d'hydropneuino-thorax du côté droit, et à la suite d'une quatrième thoracentèse, une espèce de bruits «le frottement très-rude qui se produisait seulement pendant la toux, et qui se percevait à la base «le la poitrine, en dehors et à droite. Ce bruit de choc ou de percussion donnait la sensation d'un corps distendu brusquement et venant frotter contre le feuillet pariétal de la plèvre. Aran attribue ce phénomène, dont le malade avait conscience, au choc du poumon contre les parois de la poitrine. Le bruit très-rude était, en effet, tout à fait semblable à un coup fort et sec porté de l'intérieur contre les parois thoraciques, et sa situation variait suivant les positions que prenait le malade.
CHOLÏÉCYSTITE (inflammation de la vésicule biliaire). — 1° éléments du diagnostic. — L'ensemble des signes de cette affection, qui s'observe presque toujours chez îles individus qui ont des calculs biliaires, est le suivant : douleur très-vive survenant au-dessous du rebord des fausses côtes droites, augmentant par la pression, la respiration et les mouvements du Ironc; ictère, vomituritions. fièvre; constatation d'une tumeur avec empâtement, fluctuation, et, comme conséquence, un abcès tantôt se dirigeant vers l'extérieur, donnant issue à du pus mélangé de bile, à des calculs, et suivi de fistule, tantôt s'ouvrant dans l'intestin adhérent ou dans le péritoine.
2° Inductions diagnostiques. — Lorsque chez un malade présentant déjà les signes de calculs biliaires, c'est-à-dire une colique hépatique, ou bien dans le cours d'une lièvre grave et notamment dans l'affection typhoïde, comme l'a observé Louis, on voit survenir les premiers des phénomènes que je viens de rappeler, et notamment la douleur localisée et la lièvre, on devra soupçonner l'existence d'une inflammation aiguë de la vésicule biliaire. On en aura la certitude si l'inflammation se terminant par un abcès, on parvient à diagnostiquer la collection purulente, dans le «ours de la maladie, grâce à une tumeur fluc tuante inflammatoire1, débordant les fausses côtes droites, et à plus forte raison s'il se forme un abcès extérieur ayant les caractères que j'ai rappelés.