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CHOLÉRA

Mais il n'est pas ordinaire d'observer des faits aussi concluants. Le diagnostic r>t fort difficile lorsque l'abcès n'est pas accessible à l'exploration. Chez les individus maigres et dont les parois abdominales sont relâchées, on parviendra plus facilement à la constatation de la tumeur; mais chez ceux qui sont dans des redditions contraires, la percussion seule pourra indiquer une tumeur s'insiuant sous les côtes, et il n'y aura rien de caractérisé comme abcès, s'il ne tend pas vers l'extérieur. J'ai rencontré dans ma pratique un malade dont l'obésité De me permit que de soupçonner fortement l'existence de l'abcès; il avait eu 'l'abord une colique hépatique avec ictère intense, puis sensibilité très-vive et persistante au-dessous du rebord des fausses côtes, à la hauteur de la vésicule, fièvre et délire, suivis rapidement de mort. Un conimémoratif remarquable de cette observation fut un accès de colique hépatique avec ictère et vomissements, nrrenu dix ans auparavant, et qui ne s'était reproduit que tout récemment, au milieu d'une santé florissante depuis les premiers accidents. Or, l'autopsie montra qu'un calcul gros comme une olive obstruait le canal cholédoque, et qu'une vingtaine de calculs plus petits étaient contenus dans l'abcès de la vésicule. Ce fait démontre que les accès antérieurs de colique hépatique sont une circonstance très-utile à connaître comme indiquant l'existence de calculs anciens et volumineux, cause ordinaire de la ebolécystite.

En définitive, le diagnostic positif de l'inflammation de la vésicule biliaire ne peut se baser que sur l'existence de l'abcès. Mais cet abcès lui-même, lorsqu'il reste profond, peut facilement se confondre avec d'autres tumeurs fluctuantes •le l'hypochondre. J. L. Petit (Mém. de VAcad. chir., t. I, p. 117) a exposé les arartt'-res différentiels de l'abcès de la vésicule et de l'abcès du foie ou de la tumeur due à la rétention de la bile.

L'abcès du foie, suivant lui, ne présente pas une fluctuation aussi facile à percevoir que l'abcès de la vésicule, et cette fluctuation est entourée d'une dureté beaucoup plus marquée. On peut ajouter que le siège de l'abcès de la vésicule est toujours le même sous les côtes, près du muscle droit, tandis que neltri de l'abcès du foie est souvent différent. Enfin la marche de la maladie n'est pas la même dans les deux cas. La confusion n'aurait d'ailleurs qu'une importance secondaire, si l'on prenait ces abcès l'un pour l'autre. — 11 n'eu serait pas de même si l'on prenait pour un abcès de la vésicule la rétention de la bile dans ce réservoir, ainsi que plusieurs faits malheureux d'opérations inopportunes l'ont démontré. Suivant J. L. Petit, la douleur est de plus longue durée dans l'abcès que dans la rétention biliaire; elle est pulsative; lorsqu'elle diminue, elle ne laisse pas le malade dans un état de bien-être aussi complet que brsque la douleur due à la rétention s'est calmée. Les frissons irrégidiers sont plus longs, et ils sont suivis de chaleur et de moiteur. La fluctuation est moins promptenient manifeste; elle commence par le point le plus saillant, pour l'étendre au reste de la tumeur, et enfin on trouve à la circonférence de celle-ci de l'empâtement et un certain degré de dureté que l'on ne trouve pas dans la simple rétention de la bile.

3* Pronostic. — La ebolécystite est assez souvent suivie de mort; mais plus fréquemment la terminaison en est favorable, soit par suite de la résolution de l'inflammation, soit par l'ouverture spontanée de l'abcès à travers les parois abdominales, soit enfin par l'intervention de l'art.

CHOLÉDOQUE (Canal). — Voy. Calculs biliaires, et Coliques (hépatiques).

CHOLÉMIE. — Voy. Sang.

CHOLÉRA. — Le choléra est épidémique ou sporadique. Ces deux formes

100 C110LKKA. — CHOLÉHA ÉPIDÉMIQUE.

doivent être examinées séparément; le choléra épidémique, qui est le plus grave, nous occupera d'abord.

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