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COMMUNICATIONS MORBIDES

des suffirions séreuses, ou une simple congestion. Plus rarement il n'a existé aucune lésion apparente.

La congestion cérébrale, Yliêmorrhagie cérébrale ou arachnoïdienne, Y encéphalite, les méningites et Y hydrocéphalie aiguë, sont les affections iutracrâniennes spontanées qui s'accompagnent de coma. Tantôt il a lieu dés le début des maladies, comme par le fait de la congestion et des hémorrhagies cérébrales, tantôt dans leur cours, dans la méningite ou dans les suffusions séreuses ou sanguines, par exemple. Le diagnostic tire parti de ce mode d'invasion subit ou graduel du coma; mais, pour en déterminer la condition pathologique lorsqu'il est graduel, on doit tenir compte de l'ensemble des symptômes, ou plutôt de la maladie préexistante, dont le coma n'est qu'un épiphénomène ou un caractère plus ou moins tardif.

C'est comme accident prévu ou dont l'invasion est à redouter, que le coma survient dans les fièvres graves, dans Y affection typhoïde, les fièvres éruptives, etc., dans l'ictère grave, la morve aiguë (où le coma alterne avec le délire), à la lin de la fièvre puerpérale, dans le rhumatisme articulaire aigu \ rhumatisme dit alors cérébral), et comme accident ultime d'une foule de maladies. Le coma constitue le signe caractéristique de la fièvre pernicieuse comateuse, de la forme comateuse de Yencëphalopathie saturnine, ou de la maladie de Bright.

Dans ces différentes conditions, l'obscurité du diagnostic peut provenir de ce que l'on observe d'emblée le malade dans l'état comateux, sans avoir suivi précédemment la maladie, et surtout si l'on est privé de renseignements antérieurs. Cela peut arriver pour le coma qui suit Yépilepsie, si les lèvres ne sont pas maculées de bave mousseuse, pour celui de Yliystérie, pour le coma de certaines asphyxies, nourYivresse comateuse, si l'individu n'exhale pas l'odeur du vin ou des boissons spiritueuses, et enfin pour le coma du uarcotis, si aucun indice ne vient mettre sur la voix du diagnostic.

3° On voit combien est variée la signification du coma, signification qui ressort de l'ensemble des phénomènes concomitants et antérieurs, plutôt que des caractères propres de ce symptôme. Il est d'autant plus grave que la modification de l'encéphale est plus profonde. Lorsqu'il est dû à une simple congestion, comme dans certaines maladies fébriles, le coma ne constitue souvent qu'un accident passager.

COMMÉMORA TIFS. — Voy. Examen des malades.

COMMUNICATIONS MORBIDES. — Tous les organes creux de l'économie, toutes les cavités accidentelles qui s'établissent ou se creusent au sein des tissus, sont exposés à subir des communications morbides, soit entre eux, soit avec l'extérieur. Ces phénomènes accidentels, ou plutôt ces complications des maladies, se rattachent à des états pathologiques extrêmement variés.

Que la cause de la communication morbide soit une déchirure, une ulcération progressive, un kyste ou une tumeur ramollie, un ABCÈS, un anévrysme, une rétention de liquide dans ses voies naturelles; qu'il résulte de cette communication morbide le passage d'un gaz, d'un liquide ou d'un corps solide, d'un organe creux ou d'une cavité, dans un autre organe ou dans une autre cavité, ou même directement â l'extérieur du corps : c'est toujours par perforation ou RUPTURE que cette communication morbide s'effectue. Je n'ai donc 'ju'a renvover â ces deux derniers mots pour le diagnostic des phénomènes d'invasion et des phénomènes consécutifs des communications inler-organiques.

Mais en dehors de ces communications morbides accidentelles, il eu est de congénitales, parmi lesquelles je dois rappeler spécialement celles du co'ur.

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