CONSTIPATION
praticien en lui démontrant leur nature congestive , il me paraît bien difficile de se prononcer, et encore ne le fait-on alors qu'après coup. Pour formuler un précepte en pareil cas, on ne peut donner que le conseil banal do tenir compte de l'ensemble des signes observés avec soin avant de conclure.
Il est donc naturel d'hésiter, dans un grand nombre de cas, lorsqu'il »agit de décider s'il y a ou non congestion utérine d'origine pathologique. En supposant que cette hésitation n'existe pas, ou pour la faire cesser, on devra chercher à préciser l'origine de la congestion. Outre les causes générales des byperémies, il en est, en effet, qui sont particulières à l'hyperémie utérine, telles que l'époque menstruelle avant ou après l'éruption des règles, une affection organique (polype utérin, corps fibreux, cancer), le coït, la masturbation, tout déplacement considérable de l'organe, suivant Valleix, et enfin l'ingestion des einménagogues, comme la rue et la sabine.
Pronostic. — Il est favorable dans presque tous les faits; car il n'est nullement démontré que l'engorgement de l'utérus par simple congestion passe facilement à l'état de phlegmasie chronique, puis occasionne des transformations organiques plus profondes, comme le pensent certains auteurs.
CONNAISSANCE (Perte de). — La suspension des fonctions de relation •nie l'on a dénommée perte de connaissance est complète ou incomplète, subite nu graduelle, prolongée ou de peu de durée. Complète et subite, elle occasionne la chute immédiate du malade, dans certaines congestions cérébrales, dans Ybémorrhagie et tons \e ramollissement apoplectiforme du cerveau, au début des accès épileptiques ou èpileptif ormes, parfois au début des accès d'hystérie* Suivant Landouzy, on pourrait distinguer cette dernière affection de l'épilepsie a l'apparition de la perle de connaissance après une certaine durée de l'accès hystérique. Elle surviendrait graduellement aussi, pendant l'agitation convulsive, dans la méningite cérébro-spinale épidémique. La perte de connaissance est momentanée dans le cours de certains tremblements mercuriels et dans la tyncape, dont elle constitue le principal symptôme. Elle est le plus souvent continue dans le coma (Vo»/. Syncope).
CONSTIPATION. — La constipation se présente à l'observateur dans trois conditions différentes : 1° elle constitue un symptôme trop secondaire pour mériter une attention spéciale, et ne peut concourir a éclairer le diagnostic; 2» elle est un symptôme d'une grande valeur; elle est indépendante d'une autre maladie et constitue par conséquent par elle-même un état pathologique primitif ou idiopathique. Je n'ai à m'occuper que de ces deux dernières conditions.
La constipation, qui attire particulièrement l'attention comme symptôme, est toujours liée à d'autres données ou signes dont la coïncidence lui donne sa véritable signification. Parmi ces données concomitantes de diagnostic sont les fumeurs irrépulières dues à Yengonement stercoral, les alternatives de constipation et de diarrhée dîins les rétrécissements intestinaux , les signes de fwchtsion de l'intestin avec ou sans hernies, la présence de tumeurë hémortiundales au pourtour de l'anus, le rétrécissement évident de cet orifice à la ;aite de leur ablation , ou son spasme, les tumeurs abdominales volumineuses (kyste de l'ovaire, grossesse, etc.) comprimant mécaniquement le tube Btestinal, de même que le déplacement de certains organes (déviations utériiie*), certaines maladies bien caractérisées, comme les phlegmons de la f»**? iliaque, Y anémie, la péritonite, Y intoxication saturnine, les paralysies
cause cérébrale ou spinale, et en particulier la paraplégie, enfin la parafe du diaphragme, et surtout celle des muscles abdominaux.