‹ Dictionnaire de diagnostic médicalChapitre 87 sur 355 · CRISES · texte numérisé non relu

CRISES

des conditions absolues. On sait que la plupart des crétins, mais non tous, ont un goftre plus ou moins volumineux.

CRI. — Le cri n'a de valeur symptomatique que chez les enfants à la mamelle, qui n'ont pas, ainsi que les individus plus âgés, la voix articulée connue moyeu d'expression. Billard et, après lui, Valleix et les observateurs qui se sont occupés à décrire les maladies des enfants nouveau-nés, ont décrit ce signe qui n'a réellement d'importance que dans un nombre limité de conditions.

Après avoir rappelé les causes accidentelles qui provoquent le cri chez l'enfant nouveau-né, Billard l'a considéré suivant sa forme, son timbre et sa durée; mais ou peut négliger celle dernière considération comme trop peu importante. Billard a insisé avec raison sur la distinction du cri dans l'expiration et de celui de la reprise qui a lieu dans l'inspiration. Quand le timbre du cri est altéré, il faut observer avec attention si c'est la reprise ou le cri proprement dit qui offre l'altération.

Lorsque la reprise seule se fait entendre, et que le cri est étouffé, l'air ne pénètre pas ou pénèlre peu dans les poumons ; on doit avoir alors dans le cri la preuve très-probable d'un engouement ou d'une intlammation des poumons, ou bien le signe possible de l'inflammation de la glotte ou des bronches (Billard). Le cri aigu de la reprise se manifeste exclusivement chez l'enfant en proie aux douleurs d'une angine intense, d'une strangulation imminente produite par la présence d'un corps étranger dans le larynx, ou du croup, dans lequel le cri aigu a été comparé au chant du coq, sans être cependant pathognomoiùque.

Le cri expulsif est remarquable par son acuité et son intensité dans la méningite, suivant Coiudet, qui l'a dénommé hydr encéphalique, et qui le croyait à lort propre à l'inllami nation des méninges. Rilliet a observé des cas de maladies calarrhales s'accompaguant dans l'enfance de somnolence et de cris identiques à ceux de la méningite, mais qu'il est disposé, avec Barlhez, à rapporter a des douleurs névralgiques violentes {Malad. des enfants, t. I, p. ili7).

Valleix {Clin, des malad. des nouv.-nés, 4838) a fait remarquer que le cri est aigu, entrecoupé, faible, souvent étouffé et voilé dans tous les cas graves, et que dans le seléreme ces caractères sont loin d'annoncer toujours l'œdème de la glolle, comme on Ta avancé avant lui. Enfin, suivant Billard, le cri proprement dit serait souvent voilé seul dans les affections catarrhales des bronches ou du larynx, el le cri chevrotant serait peut-être un indice de l'œdème de la glotte.

CRISES. — Ou est bien loin aujourd'hui d'accorder aux crises l'importance exagérée que leur attribuaient les anciens, et de leur conserver la large place qu'elles occupaient dans la pathologie. La Uiéorie des jours critiques n'a plus aujourd'hui qu'un intérêt historique; et, quant aux crises considérées eu elles-mêmes, on n'appelle plus ainsi tout changement ordinairement favorable qui survient dans le cours d'une maladie et qui s'annonce par des phénomènes particuliers. L'étude de l'anatomie pathologique a fait justice d'un grand nombre de ces prétendues crises, qui s'expliquent par des ruptures ou des épanehements résultant simplement des progrès d'une lésion.

Étudiées d'après les faits cliniques, les crises doivent se réduire à la production d'un petit nombre de phénomènes qui ne peuvent être considérés connue critiques qu'à la condition de coïncider avec un amendement définitif de la maladie, de la juger, comme l'on disait autrefois. Toutes les crises des anciens, autres que des évacuations plus ou moins abondantes par la peau, par les muqueuses ou par les reins, ne sauraient plus être considérées de nos jours comme de NèritaMes rrises. Le transport d'une 'mflainniatiou ou d'un moucemeiil

Page 1