‹ Dictionnaire de diagnostic médicalChapitre 88 sur 355 · CROUP · texte numérisé non relu

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fluxionnaire d'un organe à un autre, et l'élimination de la matière morbide mélangée au sang, par exemple, ne «ont nullement des crises démontrées.

En admettant que des hémorrbagies, des meurs, certains flux diarrhéique*, et l'émission copieuse de l'urine puissent constituer des crises comme je les comprends ici, à quels signes leur reconnaître ce caractère ? L'un de ces signes est d'abord, comme je l'ai rappelé plus haut, Y amendement rapide ou ta disparition de la maladie dans le cours de laquelle s'est montré l'un des phénomènes précédents. Un second indice important est Yabondame de l'évacuation ou de l'excrétion observée. Un troisième enfin est la nature même des liquides évacués. Pour citer des exemples de ces différentes particularités, je rappellerai : les sueurs plus ou moins abondantes, plus ou moins répétées qui surviennent vers le déclin d'une foule de maladies continues, et qui sont comme le prélude d'une convalescence franche; les hémorrbagies nasales ou autres qui foui immédiatement disparaître les symptômes d'une pléthore sanguine ou d'une congestion locale; les flux intestinaux abondants, qui coïncident avec la disparition d'épanchements dans les séreuses ou dans le tissu cellulaire souscutané ; enfin les dépôts sédimenteux des urines, comme dans la plupart des maladies fébriles, ou enfin des urines aqueuses abondantes à la fin de certains troubles nerveux (hystérie).

Celte manière d'envisager les crises paraîtra bien insuffisante à ceux qui considèrent gratuitement comme critiques une foule d'autres phénomènes que je ne saurais rappeler ici, attendu qu'ils n'ont pas véritablement le caractère de crises, et que je me suis imposé de n'attacher d'importance qu'aux faits ou aux principes qui paraissent démontrés.

CROTALE. — Voy. Venins.

CROUP. — Le croup, qui est caractérisé par le développement de fausses membranes dans le larynx, et qui est appelé en raison de cette circonstance laryngite pseudo-membraneuse ou couenneuse, est une des manifestations locales les plus redoutables de la diphthérie. A ce dernier titre, et comme caractérisé par un ensemble de phénomènes particuliers très-importants, son diagnostic mérite un examen spécial.

4° Éléments du diagnostic. — Qu'il se développe par l'extension au larynx des exsudations pseudo-membraneuses primitivement développées dans le pharynx, ou, ce qui est beaucoup plus rare, que ces exsudations se développent d'emblée dans le laryui, le croup se manifeste par les caractères principaux suivants : gène notable de la respiration, manifeste par les efforts musculaires respiratoires; inspiration rapide et sifflante, expiration au contraire plus prolongée, se faisant avec ronflement ou sans bruit; voix très-altérée, plus ou moins éteinte, étouffée, pénible, de même que la toux, qui est fréquente, déchirée, douloureuse; expectoration d'abord nulle, puis abondante, muqueuse, visqueuse, rarement purulente, parfois avec fausses membranes ; engorgement des ganglions sousmaxillaires ; contraste de la facilité de la déglutition avec la dyspnée asphyxi*que, qui se complique d'accès d<' suffocation; anxiété, intégrité de l'intelligence, phénomènes généraux fébriles constants, avec pouls montant parfois jusqu'à cent soixante et même cent quatre-vingts pulsations. — A Y auscultation de la poitrine, bruit vésiculaire très-faible partout, avec expiratiou prolongée, masqué souvent par le sifflement laryngien impiratoire, qui s'entend surtout à l'auscultation directe du larynx.

Les accès de suffocation, qui deviennent de plus en plus rapprochés et de plus en plus graves avec les progrès de la maladie, méritent une mention spéciale. Ces accès, survenant subitement, s'accompagueut de bouffisure avec

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