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DIABÈTE

avant, saillie que l'on pourrait attribuer à une maladie abdominale, si l'on négli- 1 geait d'examiner les vertèbres.

C. Scoliose. — Les courbures latérales du rachis ainsi désignées sont celles qui intéressent principalement le médecin sous le rapport du diagnostic. Bouvier distingue deux espèces de scoliose : celles par flexion et celles par déforma* lion. Quand elles sont physiologiques, elles sont dues à des altitudes habituelles favorisées par l'action de l'aorte sur un rachis doué d'une force plastique médiocre, ou par une disposition héréditaire (Bouvier, Maladies de l'appareil locu* moteur).

Les scolioses d'origine pathologique, ou symptomatiques, sont tantôt la conséquence de\& contracture (commune au col, où elles sont accompagnées de rotation de la tête), de la paralysie (hémiplégie), d'une simple douleur (torticolis aigu, lombago, pleurodynie, etc.), et tantôt elles résultent du rachitisme, de F ont éo malade ou d'un épanchcment ftleurétique actuel ou résorbé.

Les scolioses au niveau du thorax ont pour résultat la saillie du côté du dos correspondant A la 6aillie latérale du rachis, la dépression du côté opposé, et, comme saillies de compensation, une saillie antérieure du thorax du côté qui est déprimé en arrière, et au contraire une dépression antérieure du même côté que la saillie postérieure» On a conclu de ces faits que les saillies postérieure droite et antérieure gauche que présente assez souvent réunies la poitrine des individus très-bien portants, sans déviation apparente A droite au niveau de l'épine, correspondaient A une déviation intérieure des corps vertébraux. Mais s'il en était ainsi, comment expliquer que j'aie observé fréquemment isolées, non-seulement la saillie droite du dos, mais encore la saillie antérieure gauche, sans aucune autre hétéromorphie thoracique (liech. sur Vinspect. et la mensur. de lapoitr., 4838)? Malgré la haute autorité de Bouvier en pareille matière, je ne saurais voir dans ces héléromorphies thoraciques (sauf démonstration anatomique) des conséquences nécessaires de scolioses vertébrales dans tous les cas.

Quoi qu'il eu soit, il n'y a pas de déviations vertébrales qui entraînent des difformités aussi grandes que les scolioses, chez les rachitiques par exemple, rhez lesquels la cyphose combinée A la scoliose produit la plupart des gibbosités. — A la percussion , dans les cas de déviations très-prononcées, le côté saillant du dos est moins sonore que le côté déprimé, qui rend le plus souvent un son Uiwpanique ; mais la diminution relative de la sonorité du côté saillant ne peut pas tenir toujours à la torsion des corps vertébraux de ce côté, car l'atténuation du son s'étend au-delà. Suivant BarthcZ et Rilliet, i'épaississement relatif ou absolu des omoplates, qui peuvent doubler, tripler d'épaisseur chez les enfants rachiliques, contribue aussi à produire une matité qui peut induire en erreur lorsque la respiration physiologique a un timbre soufflant, ce qui est loin d'être fare dans l'enfance. Dans le cas de scoliose lombaire très-prononcée, on peut sentir dans l'abdomen la colonne vertébrale déviée formant une tumeur qui, A U palpation et A la percussion, petit donner le change si l'on n'examine pas la information du rachis.

Les scolioses ne produisent de gène dans les fonctions des organes centraux de la circulation et de la respiration que dans le rachitisme avec déformations thoraciques très-prononcées; et encore a-t-on exagéré cette influence outre figure.

DIABÈTE. — On désignait autrefois ainsi toute exagération persistante de l'abondance de l'urine, comprenant aujourd'hui la polymrie (diabète insipide) et la glycosurie (diabète sucré) (Voy. aussi au mot Urine).

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