POSTE AUX CHEVAUX
— Avant l'établissement des chemins de fer les principales communications pour le transport tant des personnes que des dépêches étaient desservies par la poste aux chevaux.
Des relais de chevaux étaient établis, à des distances déterminées, pour l'usage des personnes qui voulaient voyager en poste. Le tarif de la poste aux chevaux avait été réglé en dernier lieu par l'arrêté royal du 13 mars 1833.
Les maîtres de poste étaient chargés, aux termes de leur brevet, d'entretenir constamment un nombre de chevaux déterminé, de fournir à première réquisition, soit du Gouvernement, soit des particuliers, et moyennant rétribution, les attelages nécessaires pour la conduite des malles-poste, des messageries et autres voitures, pour le transport des estafettes, etc.
On leur avait accordé le droit exclusif de relayer les voitures publiques servant au transport des voyageurs. Les entrepreneurs de messageries ne pouvaient s'affranchir de ce monopole et établir des relais particuliers qu'à la condition de payer journellement aux maîtres de poste une redevance de 25 centimes par poste (7,500 mètres) et par cheval attelé (loi du 15 ventôse an xm).
— La plupart des anciennes lignes postales ont été supprimées par l'arrêté royal du 25 février 1861, parce qu'elles étaient complètement démontées ou dégarnies.
Cet arrêté n'a laissé subsister que quelques tronçons de lignes et quelques relais isolés.
Enfin, la loi du 29 avril 1868, article 27, a supprimé l'indemnité à payer aux maîtres de poste par les entrepreneurs de voitures publiques.
Les maîtres de poste sont désormais déchargés de leurs obligations envers l'État et envers les particuliers.
Les autres lois relatives à la poste aux chevaux ont été expressément abrogées par la loi du 30 mai 1869, article 62.
POSTE AUX LETTRES
SOMMAIRE