CENT JOURS
CEREMONIAL
CENT JOURS (les.) Dénomination BOUS laquelle on mentionne l'espace de temps compris entre le retour de Na-
Eoleon I de Tîle d'Elbe et son abdication, 'empereur débarqua à Cannes le l^^ mars 1815, et se vit forcé d'abdiquer pour la seconde fois le 22 mai suivant.
CENTRE. Dans le langage des assemblées délibérantes, on donne le nom de centre à la partie qui siège au milieu de la salle: c'est là que se placent ordinairement ceux dont les opinions modérées tiennent le milieu entre les représentants du passé, qui siègent à droite, et les promoteurs du progrès, qui siègent à gauche.
On subdivise le centre en centre droit et en centre gauche, pour désigner les parties du centre qui inclinent vers les opinions de la droite ou de la gauche et qui s'en rapprochent par la place qu'elle occupent.
Dans les parlements allemand et
ϻru8sien le centre, c'est le parti cathoique.
CERCLE. Division territoriale dans l'Empire d'Allemagne.
L'empire germanique avait été divisé en 138ï par l'empereur Wenceslas en Quatre grands cercles politiques; en 1438, 1 empereur Albert établit six cercles ; enfin en 1512. Maximilien I porta ce nombre à dix, formant les cercles d'Autriche, de Bavière, de Souabe, de Franconie, de Haute-Saxe, de Basse-Saxe, de Westphalie, de Haut - Rhin, de Bas- Rhin et de Bourgogne.
Chaque cercle était gouverné par un directeur, qui présidait en même temps l'assemblée des Etats du cercle.
Cette division a subsisté jusqu'à la formation de la confédération du Rhin en 1806.
Cependant les Allemands donnent encore le nom de cercle {Kreis) à certaines circonscriptions, qui correspondent dans quelques pays aux départements, et dans d'autres aux arrondissements français.
CÉRÉMONIAL. Définition et classification.
L'ensemble des usages observés dans certaines occasions solennelles, surtout dans les cérémonies politiques et religieuses.
Le cérémonial religieux comprend tout ce qui constitue le culte extérieur, fêtes, offrandes, prières publiques, consécration du mariage, des funérailles, etc.
Le cérémonial politique peut se diviser en cérémonial d'Etat et de cour, qui a pour objet les souverains et leur famille
et se rapporte notamment au couronnement, au sacre, au baise-main, etc. (Voir ces mots), et en cérémonial diplomatique ou d'Etat à Etat, lequel comprend le cérémonial maritime.
Le cérémonial des cours consiste dans les règles que des conventions écrites ou tacites ont établies touchant les honneurs aue les Etats ou les souverains s'accoraent mutuellement suivant la hiérarchie reconnue. Les démonstrations fréquentes de courtoisie échangées entre les princes et les membres de leurs familles fx)rment une partie importante de ce cérémonial : telles sont les notifications de l'avénement au trône, des mariages, des naissauces et des décès des princes et des princesses; les félicitations à l'occasion d'événements heui'eux et les condoléances à la suite de malheurs de famille; les obligations prises comme parrain ou marraine d'un nouveau né, d'après l'invitation acceptée de tenir l'enfant sur les fonts de baptême ; le deuil porté à l'occasion d'un décès; la réception solennelle des souverains et l'accueil officiel fait aux membres de leurs familles dans les visites que les princes se font les uns aux autres.
Les notifications, les félicitations, les condoléances se font le plus souvent par écrit, quelquefois aussi par les ministres accrédités, ou par des envoyés extraordinaires porteurs de la lettre du cérémonie, surtout s'il s'agit de notifier l'avènement d'un souverain au trône.
Enfin les souverains s'envoient quelquefois des présents par les mêmes voies diplomatiques, ou échangent les insignes de leurs ordres.
Le cérémonial à observer dans les diverses occasions varie pour la forme et le fond, selon les personnes, les lieux, les pays, parfois même suivant les saisons de l'année : tout dépend des circonstances.
Le cérémonial diplomatique ou d'ambassade règle les nonneurs et les distinctions qui s'accordent aux diplomates en fonctions, suivant le rang que leur assigne la classe à laquelle ils appartiennent : c'est l'ensemble des formalités observées entre les Etats relativement à la réception des agents diplomatiaues de chaque classe, aux qualifications honorifiques qui peuvent leur être données; au rang qui s'oDserve entre eux en leur propre hôtel, ou dehors ou envers de tierces personnes; à l'étiuuette à suivre dans les audiences qui leur sont données; aux solennités publiques auxquelles ils assistent; aux honneurs militaires et aux
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autres distinctions dont ils sont Tobiet; aux visites de cérémonie, etc. (Voir AGENT DIPLOMATIQUE, AMBASSA- DEUR).
II appartient au souverain de déterminer le cérémonial concernant les honneurs et les distinctions qu*il veut accorder aux ministres publics accrédités auprès de sa personne.
Cérémonial diplomatique. Le cérémonial diplomatique comprend le cérémonial de chancellerie ou protocole, qui n'en est à proprement parler qu'une partie, lequel rèfffe le cérémonial à observer- dans les pièces diplomatiques : il indique les titres et les qualifications à donner aux Etats, à leurs chefs et à leurs ministres, la mesure des honneurs et le rang auxquels ils ont droit, les formules de courtoisie d'usage dans la rédaction des actes ou offices diplomatiques de toute nature- (Voir ACTE, AGENT DIPLOMATIQUE, AM- BASSADEUR, CHANCELLERIE, PROTO- COLE, TITRES.
Les omissions ou les infractions au cérémonial de chancellerie peuvent avoir de sérieuses conséquences, plus gi'aves qu'on ne le supposerait par rapport à de simples formalités.- Ainsi lorsqu'un Etat ou son représentant a manqué au cérémonial ordinairement adopté pour les. actes et offices diplomatiques soit dans le choix des titres, soit en tout autre point de quelque importance, et qu'on ne s'em-
Î>resse pas spontanément de redresser a faute, le gouvernement qui se trouve lésé dans ce qu'il croit avoir le droit de prétendre, relève l'erreur en avertissant, ou en protestant pour l'avenir, lorsqu'il présume que la faute a été faite avec intention; ou il affecte de l'ignorer; ou bien il refuse de faire une réponse quelconque avant d'en avoir obtenu le redressement. Quelquefois il déclare seulement qu'à l'avenir toute pièce, qui ne sera pas rédigée selon le cérémonial usité sera renvoyée ; souvent même, aussitôt après ravoir reçue, il la déclare inadmissible.
Cérémonial militaire et maritime. Le cérémonial militaire et maritime fixe les honneurs à rendre par les corps de troupes ou les bâtiments de la marine de l'Etat aux souverains et aux personnes de leur famille, aux agents diplomatiques ou consulaires en mission.
Le pouvoir de régler le cérémonial militaire et maritime appartient à chaque Etat en particulier dans les limites de son territoire juridictionnel; mais son application aux autres nations est réglée dans la plupart des cas, soit par des
conventions spéciales, soit par les usages consacrés en la matière.
Voici les règles générales qu'on peut en déduire.
Tous les Etats souverains sont égaux en ce qui concerne le cérémonial maritime. Les distinctions extérieures établies à cet égard ont un caractère tout-à-fait individuel et ne présupposent ni infériorité ni soumission.
A défaut de stipulations conventionnelles expresses, les saints ne sont pas obligatoires et ne constituent, lorsqu'ils sont faits spontanément, qu'un acte de courtoisie et d'étiquette, (loir SALUT.)
Lorsque deux navires de guerre ou deux escadres se rencontrent en pleine mer, la courtoisie exige que le commandant qui a le grade le moins élevé, salue le premier et que le salut lui soit rendu coup pour coup.
Si un navire de guerre isolé, quelle que soit sa force, rencontre une escadre, il est tenu de saluer le premier.
Les navires de guerre portant à leur bord des souverains, des membres de familles princières, des chefs d'Etat ou des ambassadeurs reçoivent le premier salut.
L'acte de ne pas rendre un salut peut bien être considéré comme une impolitesse justifiant une demande d'explications, mais ne saurait autoriser le recours à des actes hostiles.
Les navires marchands ne se doivent aucun salut, les capitaines qui y ont recours, soit en hissant leurs couleurs, soit en ferlant une voile, accomplissent un acte absolument volontaire et gracieux.
A l'entrée ou à la sortie des ports étrangers, comme au passage devant des forteresses, des batteries ou des garnisons d'un autre Etat, les navires de guerre doivent saluer les premiers, abstraction faite du rang de leurs commandants. Ces saints sont toujours rendus coup pour coup, au moment même du mouillage et aussitôt que le bâtiment qui arrive a complété le nombre de coups ae canon qu'il veut échanger.
Entre les navires et la terre le salut cesse d'être personnel; il revêt un caractère international, et l'initiative appartient invariablement au navire qui mouille dans des eaux étrangères.
Cependant on déroge à cette dernière règle lorsque le bâtiment porte à son bord des princes ou des agents diplomatiques, en un mot des personnes autorisées à réclamer une marque de déférence personnelle; dans ces cas ce sont les torts, les garnisons ou les batteries de la côte qui font le premier salut; mais
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ces sortes de distinctions accordées au ranç de la personne qui aborde sur un territoire étranger ne constituent pas une exception aux principes établis; car, en dehors des lois de la politesse auxquelles nul n*est autorisé à se soustraire, il n'y a pas d'obligation stricte de ré-
λond[re coup pour coup à de pareils sa uts.
Pour les souverains, les princes et les princesses de sang royal les commandants ajoutent au samt des démonstrations consistant en ce que la garde présente les armes, le tambour bat aux champs, les matelots montent sur les vergues, un pavois ou un demi-pavois couvre le bâtiment et réquipage fait entendre troia vivat
Les ambassadeurs et les autres ministres publics qui arrivent dans un port de la nation près laquelle ils sont accrédités, à moins toutefois que le port ne soit la capitale du pays, doivent recevoir la visite des autorités locales.
Les ministres publics ne sont salués par le navire qui les a portés, que lorsqu'ils débarquent dans le port ou qu'ils prennent pied définitivement sur le territoire où ils viennent résider; les débarquements qui peuvent avoir lieu à l'occasion de relâcheft dans des ports intermédiaires, ne donnent lieu à aucun salut.
Lorsau'un agent diplomatique fait une visite otficielle, dans un port étranger, au commandant des forces navales de son pays, il est reçu avec les honneurs dûs à son rang; mais le salut par le canon n'a lieu que lors de la première visite, au moment où le ministre quitte le navire pour retourner à terre. Il est d'usage que pendant le salut le ministre qui en est l'objet, se tienne debout et rende le salut en se découvrant; les matelots suspendent la marche du canot qui le porte jusqu'au dernier coup de canon.
Le ministre public, à son débarquement dans un port de son pays, reçoit les mêmes honneurs de la part du commandant et de l'équipage, mais il n'est pas fait de salut par le canon.
Dans le cas où des navires de guerre appartenant à des nations différentes se trouvent réunis au même mouillage, si les commandants ont le même grade, c'est au dernier arrivé à faire le premier salut, qui lui est rendu coup pour coup, à moins que les lois territoriales ny mettent obstacle.
Les commandants, lorsau'ils se rencontrent dans les rades étrangères, se doivent aussi des visites de politesse. Les règles de la courtoisie exigent que le
commandant c^ui se trouve au mouillage envoie complimenter le nouvel arrivant, et que celui-ci rende les félicitations qu'il a reçues. Cette première formalité accomplie, l'échange de visites personnelles a lieu suivant le rang des officiers, l'inférieur prenant toujours l'initiative de la visite à l'égard de son supérieur en grade. Les saints faits au pavillon se rendent coup pour coup; ceux adressés au grade entre officiers de tbus inégal se proportionnent généralement a la position hiérarchique du commandant qui a tiré le premier.
En principe la courtoisie internationale veut que les navires étrangers s'associent aux fêtes et aux démonstrations publiques qui se célèbrent dans le port où ils se trouvent; cependant si ces cérémonies se rattachent à des faits de nature à blesser les sentiments nationaux du pays auQuel ils appartiennent, ces navires ont le aroit de s'éloigner du port ou de garder une attitude passive.
Dans les cérémonies publiques qui se célèbrent à terre, il est d'usage pour les commandants des navires de guerre et leur état - major de débarquer et d'y figurer suivant leur rang. La préséance entre les officiers se règle dans ce cas d'après le grade, et à grade égal d'après l'ordre d'arrivée au mouillage.
L'ordre dans lequel doivent être placés les pavillons à bord des navires pavoises dans ces occasions est un pomt que cha(][ue Etat règle selon ses convenances particulières.
En ce qui concerne la marine française l'emploi de pavillons étrangers est défendu, et celui des couleurs nationales et des pavillons de signaux français seul prescrit pour les pavoisements ; toutefois il est permis aux commandants des navires de se conformer aux usages locaux, mais sans jamais placer au même mât des couleurs étrangères et la flamme ou le pavillon national.
CÉRÉMONIAL, le, officiel ou les honneurs, les préséances et les rangs civils, militaires, maritimes et diplomatiques, observés dans les cérémonies publiques et à la cour, diaprés la législation et la jurisprudence ou les usages établis. Paris 1865. 8".
CÉRÉMONIES (grand - maître des).
Dans les monarchies, grand-officier chargé de veiller au cérémonial de la cour et à toutes les prescriptions de Tétiauette, d'ordonner les cérémonies et d'y présider.
Maître, aide des cérémonies — officiers subordonnés au grand -maître, qu'ils assistent dans la préparation et la direc-