CHEVALERIE
visiter leurs bagages soit sur place, soit dans la ville de l'intérieur qui doit être le terme de leur voyage.
Les marchandises en transit doivent être placées dans des wagons à coulisses ou sous des bâches' dûment fermées à Taidc de plomb ou de cadenas. Chaque convoi de marchandises doit être accompagné d'une feuille de route, distincte par lieu de destination, préparée par les soins des administrations des chemins de fer et soumise au visa des employés des douanes du lieu de provenance. Chaquo convoi doit être placé sous l'escorte d'employés des douanes, cjui doivent l'accompagner sur le territoire du pays voisin jusqu'à la première station où il y a un bureau de douane.
A l'arrÎA'ée des marchandises au lieu de destination, elles sont déposées dans des bâtiments susceptibles d'être fermés, fournis par les administrations des chemins de fer, agréés par l'administration des douanes, où elles restent sous la surveillance des employés de cette dernière; le déchargement des wagons doit s'eiFecKier immédiatement après l'arrivée des convois.
Il va sans dire que les conventions laissent subsister intactes les lois de chaque pays sur les pénalités encourues dans le cas de fraude ou de contravention, ainsi que les règlements généraux sur les prohibitions ou les restrictions en matière d'importation, d'exportation ou de transit.
Lorsque les deux chemins se rejoignent dans une ville située à l'extrême frontière et destinée alors à devenir gare ou station commune, on stipule d'ordinaire que les deux Etats poun*ont, pour l'accomplissement des formalités de douane, constituer auprès du bureau des douanes de celui sur le territoire duquel est située cette station un service d'agents officiels installé dans des locaux loués à cet effet par la compagnie propriétaire de la station et designé par l'apposition des armes nationales respectives.
Pour faciliter le service de ces agents il est d'usage de déclarer la voie férrée entre la station commune et la station étrangère la plus rapprochée route internationale ouverte pour les deux pays à l'importation, à l'exportation et au transit; la surveillance s'y exerce de concert; mais le passage des convois de marchandises et de voyageurs s'y opère sans visite ni temps d'arrêt.
Les rapports entre les employés des deux pa^'s exerçant leurs fonctions dans la station commune ont lieu sur le pied
d'égalité, et dans l'exécution du service ils doivent se prêter mutuellement tout le concours, toute l'assistance possible, sans s'écarter des règlements particuliers à chaque pays.
Les compagnies sont naturellement tenues de prendre des dispositions pour que deux convois allant en sens contraire ne se rencontrent jamais lors de la visite dans les gares communes, et pour qu'on maintienne un intervalle de dix minutes au moins entre le départ d'un train et l'arrivée de l'autre.
Quelquefois on convient d'établir des magasins distincts dans la station commune pour la garde et la manipulation des marchandises Importées d'un pays dans l'autre.
Dans d'autres cas les postes de douaniers sont respectivement placés non dans une gare commune, mais dans deux gares différentes, peu distantes l'une de l'autre. Le service de ces douaniers est réglé comme dans les gares communes.
De plus, avec le consentement des deux gouvernements, il est établi pour le service du chemin de fer des télégraphes électro-magnétiques, qui peuvent être également installés le long du chemin de fer par les soins des deux gouvernements, chacun sur son territoire.
CHÉRIF ou SCHÉRIF. Mot arabe signifiant noble, prince ou seigneur.
C'est le titre que prennent les descendants de Mahomet par sa fille Fatime et son gendre Ali.
Il se donne spécialement aussi bux chefs de divers Etats, notamment aux princes qui gouvernent la Mecque, qu'on nomme grands chérifs, et aux souverains de Fez, de Maroc et de Tafilet.
CHEVALERIE. Au moyen âge la chevalerie formait une classe particulière de personnes, un corps régulièrement constitué^ auquel étaient attachés certains privilèges, dans lequel on était admis en remplissant certaines cérémonies et d'où l'on était exclu suivant certaines formes. — On a longtemps confondu la chevalerie avec la noblesse féodale.
On donnait aussi le nom d'ordres chevaleresques à des institutions particulières, créées pour la plupart à l'époque des croisades, oui, outre les règlements spéciaux de la cuevalerie, avaient encore des règlements spéciaux en rapport avec l'objet de leur établissement: ces ordres avaient surtout pour mission la défense du Saint-sépulcre et des pèlerins dans la