COMMERÇANT
COMICES. Nom que les Romains donnaient à leurs assemblées pour élire les magistrats ou pour traiter des affaires importantes de la république.
Dans le langage politique moderne ce mot est synonyme d'assemblée électorale ou de réunion d'électeurs primaires.
COMITAT. Nom donné synonyme de comté par la cour de Vienne aux divisions civiles et administratives de la Hongrie, que les Hongrois appellent vàrmegye (territoire du château).
Ces circonscriptions sont d'une étendue très-différente, mais elles ont toutes la même égalité devant le droit politique.
COMITÉ. Réunion de personnes commises par une autorité quelconque, par une assemblée etc., pour examiner une question, une affaire et en faire un rap-
Ïjort, donner un avis, préparer une déibération.
Un comité est quelquefois une partie d'un corps plus nombreux; souvent aussi il est unique et chargé d'exécuter les décisions d'une assemblée ou de veiller à leur exécution; dans ce cas on le qualifie de comité exécutif.
Comité secret se dit des assemblées législatives lorsqu'elles excluent le public de la salle de leurs séances pour délibérer en secret sur des questions particulières, sur des affaires qui n'admettent pas la publicité, ou dont la publicité serait momentanément inopportune.
En Angleterre, chaque chambre du parlement, dans certains cas prévus, se forme tout entière en comité: c'est ce qu'on appelle comité aénéral; alors elle abandonne la solennité ordinaire des débats et remplace son speaker par un président temporaire.
Chaque administration, chaque branche de service public peut avoir ses comités spéciaux : ainsi au ministère de la guerre, if y a des- comités consultatifs pour les dinérentes armes; et dans les autres ministères des comités attachés à différentes sections.
COMMANDEUR. Dans les anciens ordres militaires, chevalier pourvu d'une commanderie (espèce de bénéfice).
Le Grand-Commandeur était la première dignité de l'ordre de Malte après celle de grand-maître.
Aujourd'hui le titre de commandeur désigne, dans plusieurs ordres civils ou militaires, un grade plus ou moins élevé, mais purement honorifique. Dans l'ordre de la Légion d'honneur, ce grade est le
troisième, immédiatement au-dessus de celui d'officier.
Chez les musulmans, les califes ^e donnaient le titre de commandeur des croyants,
COMMENTAIRE. Eclaircissements, notes et explications sur un livre, un texte, pour en faciliter l'intelligence.
n y a des commentaires critiques ou philologiques, qui portent sur la vraie manière de lire un auteur, des commentaires exégétiques, destinés à expliquer le texte ; des commentaires littéraires, qui en font apprécier les beautés ou les défauts.
Les livres saints ont donné lieu à un erand nombre de commentaires; cette branche prend les noms d'exégèse et herméneutique (voir ces mots).
En législation, on nomme le commentaire l'explication d'une matière en suivant l'ordre du texte législatif, par oppositiop au traité où l'on suit l'ordre logique.
Le nom de commentaires, au pluriel, a été donné à des mémoires historiques, écrits par ceux qui ont eu la plus grande part aux événements qui y sont rap-
Î)ortés : tels les commentaires de César, es commentaires de Montluc.
COMMENTATEUR. Celui ou celle qui commente, qui explique par un commentaire, qui écrit des commentaires.
On dit les commentateurs de la Bible, d'un auteur, d'un livre.
On nomme particulièrement commentateurs les juristes qui, à la fin du moyen-âge, ont commenté les textes du droit romain.
COMMERÇANT. Définition. Ce mot, dans la signification légale, désigne tous ceux qui exercent des actes de commerce et en font leur profession habituelle.
Dans l'usage on attache aux mots commerçant, négociant, marchand des acceptions différentes: ainsi, dans un sens restreint, ou nomme commerçants ceux qui achètent des denrées et les revendent en gros; négociants, ceux qui achètent et vendent aussi en gros, pour leur compte ou par commission, non seulement des denrées, mais encore des marchandises de toute sorte; et marchands, ceux qui vendent ces objets en détail; mais ces divers mots ont la même signification dans le langage de la loi, où ils sont employés guelciuefoîs séparément, quelquefois réunis; ils désignent toujours ceux qui font habituellement des actes de commerce.