CORRESPONDANTS DE JOURNAUX
En temps de guerre, lorsque des correspondants de journaux étrangers se rendent sur le théâtre des hostilités dans le but d'envoyer des rapports sur ce qui se passe, les chefs militaires des armées cju'Us suivent, peuvent leur interdire de divulguer certams faits et faire, au besoin, contrôler leurs correspondances, les expulser en cas de non-observation des ordres reçus, ou même, dans les cas graves, les traduire devant un conseil de guerre.
Ces correspondants peuvent être arrêtés, lorsque le corps d'armée auquel ils se sont joints, est fait prisonnier, ou lors-
qu'on s'empare d'eux pendant une poursuite; mais ils ne peuvent être détenus qu'aussi longtemps que les nécessités militaires l'exigent
CORSAIRE. Définition. On a donné le nom de corsaires aux navires armés par des particuliers en temps de pierre et destinés à courir sus aux bâtiments ennemis, avec l'autorisation du gouvernement dont ils portent le pavillon.
Lettres de marque. Cette autorisation se constate par un titre légal, qui porte le nom de commission de guerre ou de lettre de marque.
L'étendue des droits conférés par la lettre de marque à ceux qui veulent en faire usage, dépend de la législation intérieure de chaque pays: le gouvernement qui la délivre en détermme en même temps les clauses et les conditions. Voici sommairement quelles sont les lois qui régissent cette manière en France, lesquelles sont peut-être les plus complètes et ont été d'ailleurs adoptées par la plupart des puissances maritimes.
Le ministre de la marine et des colonies est seul investi de la faculté de délivrer des lettres de marque.
Le terme stipulé pour la validité de ces lettres peut être, suivant la nature des croisières, de six, de douze, de dixhuit et de vingt-quatre mois. Le droit de prolonger cette durée appartient exclusivement au ministre de la marine, sauf l'autorisation déléguée à certains consuls ou à certains agents maritimes.
Le nom donné au corsaire lors de son premier armement ne peut être changé ultérieurement. Tous les papiers de bord doivent relater exactement les réarmements successifs par lesquels il a passé, ainsi que la date et le numéro des lettres de marque dont il a été muni.
La première condition pour obtenir des lettres de marque consiste à fournir la preuve de la nationalité française; toute fraude commise à cet égard et toute dissimulation du nom du véritable armateur sont punies de l'annulation de la lettre de marque et d'une amende.
Les corsaires sont astreints, pour répondre de leurs actes, à fournir un cautionnement proportionnel au nombre des hommes de leur équipage.
Equipages. Pour la sauve-garde du recrutement des flottes de l'Etat, les corsaires ne peuvent embarquer plus d'un huitième de matelots appartenant à l'inscription maritime, sauf a compléter leurs équipages avec des marins étrangers, qui pendant le temps qu'ils sont
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