ELECTEUR
ne correspond pas toujours à l'égalité sociale.
Tous les Etats sont naturellement et juridiquement égaux au point de vue du droit absolu; mais tous ne sont pas également puissants ou influents. L'inégalité de fait existant à côté de l'égalité de droit, comme un Etat puissant est vaste et beaucoup plus considérable dans la société universelle qu'un petit Etat, il est raisonnable <||ue celui-ci lui cède dans les occasions où il faut que l'un cède à l'autre et lui témoigne ces déférences de pur cérémonial qui nej détruisent pas au fond l'égalité et ne marquent qu'une priorité d'ordre, une première place entre égaux. C'est ainsi que le désir et le besoin d'entretenir et de resserrer les liens entre les Etats a donné lieu à diverses démonstrations d'égards, de bienveillance, et qu'il s'est établi entre les Etats certains arrangements relatifs à la dignité, au rang, à d'autres marques bonorinques au profit des Etats, de leurs chefs et de leurs représentants. Les arrangements dont il s agit, résultant soit de contrats positifs, soit d'un consentement supposé fondé sur l'usage, ne sont pas autre chose
3ue des restrictions du principe d'égalité : s sont compris dans ce qu'on appelle le cérémonial (voir ce mot).
EGER (Georges), jurisconsulte allemand.
Dos deutêche Frachtrecht mit besonderer BerOcksichtiyung des Eisenbahnfrachtrechts (La législation allemande sur les transports par voie ferrée). 2 vol. Berlin 1879— 8L
Le même auteur a publié aussi une critique du projet de convention internationale présenté par le conseil fédéral suisse aux cabinets de Paris, Berlin, Rome, Vienne, etc. Ce travail est intitulé : La législation internationale sur les transports par chemins de fer. Traduction française de G. van Muyden. Berlin 1877. 8^
EGGER (Emile), helléniste français, né à Paris le 18 juillet 1813. Professeur à la Faculté des lettres de Paris, membre de l'Académie des Inscriptions et Belleslettres.
Il a publié en 1856: CoMidérations historiques sur les traités internationaux chez les Grecs et chez les Romains (in-8®).
En 1866: Etudes historiques sur les traités publics chez les Grecs et chez les Romains depuis les temps les plus anciens jusqu'aux premiers siècles de fère chrétienne (in-8o).
Ces deux ouvrages abondent en renseignements inconnus ou inédits auparavant et qu'une grande expérience de
la philologie et de l'épigraphie anciennes a permis à l'auteur de mettre en lumière.
EGGERS (Christian Ulrich Ditlew von), diplomate et publiciste danois, né à Itzehoe (Holstein) le 11 mai 1758. Professeur de droit public à l'Université de Copenhague en 1788, conseiller de légation du Danemark au congi'ès de Rastadt, président du duché ae Holstein en 1813.
Institutiones juris civitatis publici etgentium vniversalis (Institutions du droit de cité publique et du droit des gens universel) — 1791), in-80.
Natùrliches Staats- und Vôlkerrecht (Le droit naturel, le droit des Etats et le droit des gens). Vienne, tome I 1809; tome II 1810, in-80.
Originale Actenstucke ûher die letzte Irrung zwischen Danemark und England, und die neueste nordische Convention, Mit Einleitung herausgegeben von C. U. D. von Eagers (Pièces originales sur le dernier diffârend entre le Danemark et l'Angletterre, et la nouvelle Convention du Nord. Avec une introduction publiée par C. U. D. de Eggers). Copenhague 1801, in-8''.
ÉGLISE. L'assemblée des chrétiens en général; et dans un sens plud restreint, toute communion de personnes unies par une même foi chrétienne.
Absolument se dit de l'église catholique, apostolique et romaine. Les théologiens catholiques définissent l'église „]a société de tous les fidèles qui professent la même foi, participent aux mêmes sacrements et sont soumis aux mêmes pasteurs, principalement au Pape, qui en est le chef.
En dehors de l'église catholique on reconnaît les nombreuses communions issues de la Réforme, appelées généralement protestantes: l'église luthérienne, l'église calviniste, l'église anglicane, l'église évangélique, l'église métliodiste, etc.; l'église grecque, c'est-à-dire cette partie de l'église d'Orient que du 9© au 1 le siècle s'est séparée de la communion de l'église romaine. Dans l'église grecque les uns reconnaissent pour chef de la religion le patriarche de Constantinople, les autres le patriarche d'Antioche ou le patriarche de Jérusalem; d'autres enfin, comme les Russes, ne dépendent que des souverains.
Le mot église s'emploie aussi pour désigner l'autorité ecclésiastique.
ÉLECTEUR. Celui qui élit, qui a le droit de concourir à une élection.
Se dit principalement des citoyens qui