FILIATION
FIELD (David Dudley), jurisconsulte américain, né à Haddam (Connecticut) le 13 février 1805.
Il est un des fondateurs de Flnstitut de droit international, et de rAssociation pour le progrès et la codification du droit des gens.
C'est comme membre d'une commission spéciale nommée par cette dernière société, qu'il a public à New-York en 1872 : Draft outitnes of international code (Esquisse d'un code international). Ce livre est tout un plan de législation à adopter par les nations pour régir définitivement leurs relations entre elles, ainsi que les rapports des habitants d'un pavs avec èeux des autres. Il comprend 1008 articles, qui règlent ces rapports à tous les points de vue, politiques, administratifs, économiques, etc. Chaque article est suivi de nombreuses références aux traités internationaux, aux lois et aux règlements des différents £tat«, ainsi qu'aux ouvrages importants concernant les questions respectives.
Ce travail n'est qu'un avant-projet destiné à servir de base à une codification internationale, qui, après avoir été élaborée par une commission de publicistes et (le jurisconsultes, serait présentée aux divers gouvernements, qui s'entendraient pour la revêtir de la sanction officielle.
Il en a paru à Londres en 1876 une seconde édition, dans laquelle on trouve, entre autres additions, un nouveau cha-
Î>itre sur le règlement international des ettres de change, et des dispositions envue de la neutralité perpétuelle du canal de Suez.
M. Pierantoni a donné en 1874 une traduction en italien de la première édition : Prime linee di tin codice intemaziO' noie.
Une traduction française en a été publiée à Paris en 1881 par M. Alberic Rolin, secrétaire de l'Institut de droit international, sous le titre : /Vo/ef rfVn code international, proposé aux diplomates, aux hommes d'Etat et aux jurisconsultes du droit international, contenant en outre l'exposé du droit international actuel sur les matières les plus importantes : extradition, naturalisation, statuts personnel et réel, droit de la guerre, etc.
On y trouve en appendice, entre autres documents, un mémoire que M.
Field avait présenté à l'Institut de droit international en 1875 sur La possibilité d^appliquer le droit international européen aux nations orientales^ et qui avait été
publié dans le tome VU de la Revue de droit international.
De 1847 à 1865 M. Field a pris une
Ï)art prépondérante à la codification des ois de 1 Etat de New-York, et l'on peut regarder comme étant en réalité son œuvre les neuf volumes des codes de cet Etat, le plus considérable de l'Union américaine, et les dix volumes de rapports.
FIGANIÈRB (Frederik Francisque, vicomte de), publiciste portuguais, ministre du Portugal à St. Pétersbourg de 1870 à 1876.
A guerra et o commercio livre (La guerre et le commerce libre). Lisbonne 1854.
in-8.
Qvatro rearas de diplomacia (Quatre règles de diplomatie). Lisbonne 1881. 1 vol. in-8.
Petit traité de stvle diplomatique suivi de modèles de pièces diplomatiques et de formulaires de chancellerie:
FILIATION. Descendance de l'enfant à l'égard du père et de la mère.
Se dit aussi de la descendance de père en fils en ligne directe, par une suite non interrompue de générations, ou d'une suite non mterrompue de générations dans une même famille.
La filiation peut être légitime ou naturelle,
La filiation légitime est celle des enfants nés d'un mariage légitimement contracté. Dans cet état la présomption légale attribue la paternité au mari, et la qualité d'enfants légitimes s'applique aux enfants conçus xît même à ceux qui sont seulement nés depuis le mariage.
La filiation des enfants légitimes se prouve par les actes de naissance inscrits sur les registres de l'état civil, ou, à leur défaut, par la possession d'état, ou encore par témoins, ou par des titres ou des papiers émanés du père et de la mère decédés.
La loi applicable en cas de conflit, lorsque le mariage a été contracté en pays étranger, est la loi nationale des époux.
La filiation naturelle est la situation, par rapport à leurs parents, des enfants, qui ne sont pas issus d'une union légitime.
La filiation naturelle s'établit en général par la reconnaissance, c'est-à-dire par l'aveu que le père ou la mère fait de sa qualité, et dans certains cas par une recnerche judiciaire. Les enfants naturels peuvent même devenir légitimes, si les parents venant à se mai'ier ensemble les