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INVOCATION

JAGOBSEN

Ainsi, par exemple, on n'en fait jamais profiter Tennemi (Jlii enfreint les prescriptions des lois militaires, et Ton ne rétend pas non plus aux obiets recueillis sur le champ de bataille. On peut également considérer comme une déro-

f cation indirecte au principe d'exception es contributions forcées que les armées envahissantes ont coutume de lever sur les habitants.

L'application de ce principe à la propriété privée sur mer n'est pas encore passée dans les usages de la guerre, malgré les efforts fait par quelques Etats pour le faire adopter d'une façon générale et définitive. (Voir NAVIRE, MARCHANDISES, PROPRIÉTÉ MARITIME.)

En temps de guerre encore, le territoire, tant continental aue maritime, d'un Etat neutre est inviolable; on ne peut,

Sar exemple, y faire passer des troupes, es prisonniers, y opérer des captures, y faire la course, etc. (Voir NEUTRE, NEUTRALITÉ, PRISE,)

INVOCATION. Dans le langage diplomatique, Vinvocationest la formule par laauelle le copiste ou les témoins d'un iplôme, d'une charte implorent la bénédiction divine sur l'acte.

Pour les traités, l'usage prévaut encore — mais il n'est pas général — de faire précéder le préambule d'une invocation a Dieu, conçue dans des termes divers.

Le plus ordinairement l'invocation ne se trouve pas dans les conventions; on pourrait citer cependant de nombreuses exceptions, de même que bien des traités ne sont . placés sous aucune invocation.

En résumé, l'invocation n'est pas de

rigueur; c'est une simple formalité de convenance qui n'entraîne aucune conséquence relativement à la validité de la convention ou du traité, sur la portée duquel elle n'a aucune influence.

IRADÉ. Ordre impérial du Sultan de la Turquie.

IRRUPTION. Entrée soudaine des ennemis dans un pays.

L'irruption a un caractère plus grave et peut avoir des conséquences plus profondes, plus durables que l'incursion qui n'est qu'un mouvemement momentané, et avec laquelle il ne faut donc pas la confondre. (Voir INCURSION.)

L'irruption est souvent le début d'un envahissement, d'une invasion permanente.

(Voir INVASION.)

ISAMBERT (François André), jurisconsulte français, né a Annay (Eure et Loire) le 30 novembre 1792, mort à Paris le 13 avril 1857.

Conseiller à la Cour de Cassation.

Recueil général des anciennes lois françaises, 1822 et suiv, 29 vol. in-8^

Annales politiques et diplomatiques, Paris,

Manuel du publiciste et de Phomtne d^Etat, contenant les chartes et. les lois fondamentales, les traités, etc. 1826. 4 vol. in-80.

Tableau historique des progrès du droit public et du droit des gens jusqu^au i9^ siècle. Paris, 1833, 1 vol. in-8'».

ISLAM, ISLAMISME. La religion des Mahométans. (Voir MAHOMÉTISMË.)

L'ensemble des pays où domine cette religion, dans le même sens que chrétienté relativement aux pays chrétiens.

JACOBIN. Religieux de l'ordre de Saint- Dominique, nommé Jacobin, parce que le couvent de la communauté était voisin de l'Église Saint-Jacques à Paris.

Plus tard, en 1789, ce nom fut donné aux membres d'une société politique établie dans l'ancien couvent aes Jacobins.

Comme cette société soutenait les principes d'une démocratie très avancée, on

a par suite donné le titre de jacobins aux partisans les plus ardents de ces principes.

JAGOBSEN (F. J.), publiciste allemand.

llandbuch ûber das practische Seerecht der Englander und Franzosen, Hamburg, 1806, 2 vol. (Manuel du droit maritime pratique d'Angleterre et de France).

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