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ALTONA

temat était une exception. Ainsi les rois de France cédaient le premier rang à Tempereur d'Allemagne, sans penser déroger ni à leur dignité ni à l'égalité; l'empereur était toujours nommé le premier dans les exemplaires des traités qu'il concluait avec la France ; mais avec les autres princes ils prenaient la préséance qu'ils cédaient a l'empereur, et ne leur accordaient l'alternat que lorsqu'une conjoncture favorable à la France les poussait à faire cette concession.

Aujourd'hui que l'égalité de dignité et de rang est reconnue entre toutes les puissances, l'alternat est d'un usage fréquent dans la rédaction des traités pour lesquels on convient, soit de réserver alternativement dans chaque exemplaire la première place à une des puissances signataires, soit de suivre l'ordre alphabeticj^ue pour l'intitulé et la signature des plénipotentiaires, abstraction faite du rang : c'est ce dernier mode de procéder qui prévaut généralement.

La question de ralteruat, facile à régler lorsqu'il s'agit d'actes ou de traités eiitre deux États seulement, peut présenter quelques complications entre plusieurs puissances : c'est ce nu'a prévu le règlement du congrès de Vienne du 19 mars 1815, disposant par son ai'ticle 7 qu'entre plusieurs puissances qui admettent l'alternat, le sort décidera entre les ministres de l'ordre qui devra être suivi dans les signatures"; sous réserve, bien entendu, du droit de chacune des puissances de s'attribuer à elle-même la première place dans les exemplaires du traité expédies dans sa propre chancellerie; le tirage au sort n'a lieu que pour l'ordre à observer dans les signatures des autres puissances.

ALTESSE. C'est un titre d'honneur qu'on donne à différents princes en parlant et en écrivant.

Lorsque ce titre est suivi du terme impérial, il s'applique aux princes et aux princesses issus en ligne directe des familles des souverains portant le titre d'empereur, avec le mot roycd, aux 'fils et aux filles des rois; cependant quelques princes, tels que les grands -ducs d'Allemagne, ont le privilège de porter la qualification d'Altesse royale, quoiqu'ils ne descendent pas d'un roi. Les membres collatéraux des familles impériales ou royales reçoivent le titre d'Altesse sérénissime, qui est également donné aux ducs et aux princes souverains d'un ordre inférieur. Le baron Ch. de Martens fait observer que lorsqu'une princesse à laquelle

la Qualification d'Altesse impériale ou royale est due par sa naissance, épouse un prince à qui ce titre n'appartient pas, elle continue de le porter; mais que, ce seul cas excepté, les princesses portent les titres et les dénominations du prince leur époux, à moins qu'il ne soit dérogé à la règle par convention.

£n Allemagne, indépendamment des maisons régnantes, 50 familles des anciens princes de l'Empire médiatisés ont été autorisées, par un décret de la diète en 1825, à porter le titre d'Altesse sérénissime, qui est du reste donné par courtoisie à tous ceux qui portent le titre de duc ou de prince.

Dans l'origine le titre d'Altesse avait été attribué aux évêques, qui, en France, le portèrent sous les rois des deux premières races; il fut ensuite adopté par les principaux souverains de l'Europe, jusqu'à l'époque où ils prirent celui de Majesté; ce furent les rois âe France Louis Al et François I«r qui les premiers se donnèrent ce dernier titre, et leur exemple fut bientôt suivi par les autres rois, qui jusque là étaient considérés, dans la hiérarchie des jurisconsultes du moyen-âge, comme les vassaux de l'Empereur du Saint Empire romain, à qui appartenait exclusivement la qualification ae Mai esté.

Le titre d'Altesse Sérénissime a été pour la première fois assumé en 1633 par le prince de Condé, qui voulut ainsi se distinguer des princes naturalisés, auxquels il laissa l'Altesse seule.

ALTMARK (trêve d') 1629. Par la trêve d'Altmark (villaçe aux environs de Stum en Prusse), si^ee le 25 sept. 1629, le roi de Pologne Sigismund III, qui prétendait avoir des droits à la couronne de Suède, reconnaissait à Gustave Adolphe le titre de roi de ce pays.

Le roi de Suède restituait au roi de Pologne les places de Strassbourg, de Dirschau, du Werder de Danzig, de Guttstadt, de Wormbdit, de Mehlsack, de Frauenbourg.

Mittau avec son territoire était rendu au duc de Courlande. Chaque partie contractante conservait en Livome ce dont elle y était en possession lors de la conclusion de la trêve.

AI/rONA (traité d') 1689. Le traité intervenu le 80 juin 1689 à Altona entre le roi Christian V de Danemark et le duc de Holstein-Gottorp règle le différend qui existait entre les deux branches de la maison de Holstein : la branche royale, qui occupait le trône de Danemark, et la branche ducale, dite de Holstein-Gottorp,

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