LETTRE
historien et publiciste; c'est sous ce dernier caractère que nous avons ici à parler de lui.
En 1693, il publia la première partie de son Codex juris gentium diplomaticus (Codex diplomatique du droit des gens), dont il fit paraître, en 1700, une seconde édition plus étendue, et accompagnée d'une seconde partie sous le titre de Supplementum codicis juris gentium diplomatici (Supplément du code diplomatique du droit des gens). Cet ouvrage est un recueil de papiers d'Etat de toute sorte, précédé de deux dissertations préliminaires, dont la première renferme de précieuses opinions au sujet du droit des gens. L'auteur y trace à grands traits les rapports qui existent entre le droit des gens primitif et celui qui est accepté comme règle pratique de la conduite des Etats : il établit trois catégories d'obligations internationales correspondant aux trois degrés de la justice, savoir : les obligations de droit strict, desquelles découle une action juridique entre les Etats; les obligations qui naissent de l'équité, et dont l'accomplissement ne peut être réclamé comme un droit; et les obligations qui dérivent de la justice universelle, dont il faut chercher les préceptes en dehors de l'humanité.
Dans un autre ouvrage : Tractatus de htre suprematus ac legationis principum imperii (Traité du droit de suprématie et d'ambassade des princes de l'Empire), qu'il publia en 1678 sous le pseudonyme ae Caesarinus Furstenerius, Leibnitz traite du rang et des prérogatives des princes et de leurs ambassadeurs, du cérémonial à observer entre eux, et fonde sur les différents degrés de la puissance politique l'hypothèse d'une différence entre ce qu'il appelle suprémat et potentat.
LENTNER ( Ferdinand ) , publiciste autrichien.
Das Recht im Kriege (Le droit en temps de guerre). Vienne, 1800.
Petit manuel du droit des gens, rédigé conformément aux déclarations de Bruxelles en 1874.
LERMINIER (Jean Louis Eugène), publiciste français, né à Paris le 29 mars 1803, mort dans cette ville le 25 août 1857. Professeur de législation comparée au Collège de France (1831—1838).
Introduction générale à Phistoire du droit. 2e édition. 1835. in-S^.
Philosophie du droit. 2 vol. Paris, 1835. 3e édition. 1852. in- 18.
Histoire des législateurs de la Grèce antique. 1852. 2 vol. in-8^
Etudes d^histoire et de philosophie. 2 vol.
in-80.
M. Lerminier envisage l'étude du droit au point de vue le plus général : il y fait entrer la morale, la politique, les arts, la religion, en un mot, tout ce qui constitue la voie et l'humanité.
LEROY (Paul), jurisconsulte français, avocat à la Cour d'appel de Paris.
Des consulats, des légations et des ambassades. 2e édition. Paris, 1876.
LÈSE-MAJESTÉ. Ce mot s'applique à toute une série de crimes qui offensent le souverain ou le chef de l'Etat.
Dans l'ancienne législation on distinguait le crime de lèse-majesté divine, qui consistait dans une offense commise envers Dieu ou la religion, et le crime de lèse-majesté Humaine, ou attentat contre le souverain ou contre l'Etat.
On désigne plus généralement ces crimes sous la dénomination de crimes contre la personne du souverain et contre la sûreté intérieure de l'Etat : ce sont les attentats et les complots dirigés contre le souverain et sa famille, et, dans les républiques, contre le chef de l'Etat et l'assemblée nationale, et les tentatives de troubler l'Etat par la guerre civile, l'emploi illégal de la force armée, la dévastation, etc.
LÈSE-NATION. Ce terme est applicable aux actes de quiconque compromet ou lèse l'honneur ou les intérêts de son pays.
La haute-trahison, la forfaiture sont des crimes de lèse-nation; on pourrait classer dans la même catégorie les crimes contre la sûreté de l'Etat.
LETAMENDI (Agustin de), publiciste espagnol. Atribuciones cônsulares o manual para los cônsules de Espana en pnises extrangeros. (Attributions consulaires ou manuel des consuls de l'Espagne en pays étrangers.) Madrid, 1835. 1 vol. in-8<*.
Tratado de Jurisprudencia diplomàticocônstdar, y manual pràctico j^ara la carrera de Estado. (Traité de Jurisprudence diplomatique consulaire, et manuel pratique des carrières publiques.)
LETT^. Epitre, missive, dépêche.
En droit public, on donne le nom de lettres à toute sorte d'actes ou d'écritures, dont la signification est le plus souvent déterminée par le mot qui suit: telles que lettres de naturalisation, d'amnistie, de grâce, etc., par lesquelles la naturalisation est accordée .à un étranger,