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AMÉRIQUE CENTRALE

fuerre, lorsqu'ils arrivent par mer; et ans les pays où le salut est accordé aux ministres plénipotentiaires, les aml)assadeurs sont salués par un plus grand nombre de coups de canon. Les ambassadeurs peuvent avoir dans leur salle de réception un dais, sous lequel sont placés un trône et le portrait de leur souverain; lorsqu'ils reçoivent les premières visites d'étiquette ou celles qui sont faites à l'occasion de la fête de leur souverain; ils se tiennent de bout sous le dais, en évitant de mascjuer de leur corps la vue du portrait du pnnce. Ils peuvent, dans leur audience de réception, se couvrir quand le souverain se couvre. Ils peuvent, enfin, se présenter dans les cérémonies publiques avec un attelage à six chevaux. (Voir AGENT DIPLOMA- TIQUE.)

AMBASSADRICE. Femme chargée d'une mission internationale.

L'histoire oflPre quelques exemples de femmes investies des fonctions diplomatic[ues. L'emploi de femmes dans des missions de ce caractère constitue du reste un cas tout-à-fait exceptionnel, et il est douteux que de nos jours, dans l'état actuel des mœurs, on le voie se reproduire.

Ambassadrice est aussi le titre qu'on donne à la femme d'un ambassadeur.

L'épouse du ministre public participe à ses immunités, non en vertu aun droit qui lui soit personnel, puisqu'elle n'appartient point officiellement à la mission, mais par convention tacite établie par l'usage et fondée sur l'extension naturelle des privilèges du ministre aux personnes qui lui sont attachés par des liens étroits.

L'ambassadrice ne jouit pas de droits honorifiques particuliers: ce n'est que

Î)ar courtoisie qu'on lui accorde parmi es dames de la cour la place d'honneur à laquelle son mari est en droit de prétendre sur les maris de ces dames. Elle est aussi traitée avec plus de distinction que les femmes des autres ministres

?ublic8, qui lui doivent la première visite. *ar contre l'ambassadrice doit faire la première visite à la femme du ministre des affaires étrangères et aux ambassadrices arrivées avant elle, et celles-ci s'empressent de la lui rendre.

AMBULANCE. Espèce d'hôpital militaire temporaire et mobile, formé près des divisions d'armée pour en suivre les mouvements et destine à administrer les

Ï premiers secours aux blessés et aux maades.

Une ambulance peut être établie dans

un bâtiment particulier dans le voisinage du champ de bataille, ou dans une tente, ou même en pleine campagne, derrière les rangs de 1 armée.

Les ambulances sont reconnues neutres, pourvu qu'elles ne soient point gardées par une force militaire.

Le personnel des ambulances, comprenant l'intendance, les services de santé, d'administration, de transport des blesses, ainsi que les aumôniers participe au bénéfice de la neutralité, tant qu'il reste des blessés à relever et à secourir.

Ce personnel peut, après l'occupation par 1 ennemi, continuer de donner ses soins aux malades et aux blessés de l'ambulance qu'il dessert; il a, par contre, la liberté de se retirer pour rejoindre le corps auquel il appartient; dans ce cas les personnes qui en font partie doivent être remises aux avant- postes ennemis par les soins de l'armée occupante; mais le commandant des troupes occupantes a le droit de retarder le départ en cas de nécessités militaires, toutefois pour une courte durée.

En tout état de choses, l'ambulance conserve son matériel.

(Voir HOPITAL MILITAIRE, BLESSES ET MALADES, MILITAIRES, CONVEN- TION DE GENEVE.)

AMÉ (L.), jurisconsulte français.

Etudes sur les tarifs de douanes et sur les traités de commerce. 2 voll. Paris 1876. 8®.

AMELOT DE LA HOUSSAYE (Abraham Nicolas) historien et diplomate français, né à Orléans en février 1634, mort le 8 décembre 1706.

Il a traduit le Prince de Machiavel, avec des remarques, 1683.

Préliminaires des traités faits entre les Bois de France et tous les princes de VÈurope depuis le règfie de Charles VII jusqu'à 1690, — Paris, 1690, 6 vol. 4P.

Ces traités avaient d'abord paru sans nom d'éditeur; mais Amelot les mit en ordre, et en fit une autre édition, avec un avertissement.

Lettres f mémoires et négociations du Cardinal dVssat (1594—1604), avec notes.

Paris, 1697, 5 vol. in-12.

AMENDEMENT. En langage parlementaire c'est une modification proposée ou faite à une loi, pour en changer le texte, en réduire ou étendre la portée.

L'amendement peut être modiné à son tour par des sous-amendements.

AMÉRIQUE CENTRALE. (Guatemala^ Honduras, Salvador^ Nicaragua et Costalîica.) Proclamation d'indépendance. Sous la domination espagnole, les cinq proyinces

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