MIXTE
dinaire et ministre plénipotentiaire en mission spéciale en 1873 au Brésil et au Paraguay.
Parmi les nombreux ouvrages de M. Mitre nous citerons :
La nacionalidad. Los hijos de extrangeros, La ciudadania natural. La libertad de expatriacion (La nationalité. Les fils d'étrangers. Le droit de cité naturel. La liberté d'expatriation). {La Nacion de Buenos- Aires (n<> 3092), du 21 décembre 1880.)
La nacionalidad y la nactonalizacion (La nationalité et la naturalisation). {La Nacion) (n« 3095), janvier 1881.)
La cuestion sobre nacionalidad (La question sur la nationalité). {La NacionT)
Dans ces publications M. Mitre étudie avec beaucoup de compétence les doctrines qui dominent en Europe et en Amérique relativement à la nationalité, soit les principes du statut personnel et de la loi terri torriale. M. Initre se prononce pour cette dernière, qui est aussi la loi argentine; mais il le fait dans un esprit conciliant et avec d'autant plus de logique que c'est à lui comme Président de la Képublique Argentine qu'on doit la modification du traité signé avec l'Espagne (1863), par laquelle a été adopté comme solution le respect de la législation des deux pays, c'est-à-dire que nP^Q^ déterminer la nationalité des Espagnols et des Argentins, on observera respectivement dans chaque pays les dispositions prescrites par la constitution et les lois de l'un et l'auti'e". C'est ce qu'ont appelé si justement des jurisconsultes européens : Le principe de Pavenir. Dans cette tendance M. Mitre s'attache à démontrer que la doctrine italienne ne diffère pas de l'argentine, et il ajoute : M. Mancini, l'illustre jurisconsulte italien, fondateur de la nouvelle école qui a concilié les deux statuts, traçant oe main de maître les limites du droit territorial dans la sphère de la souveraineté politique s'exprime à ce sujet de la manière suivante : „Le droit public est territorial; il l'emporte sur le territoire et sur ceux qui
l'habitent L'idée principale pour la
solution des conflits du droit international privé est que chaque lé^slateur reconaisse sans réserve le droit privé de l'étranger sur son territoire; et, au contraire, de refuser toute action aux lois qui se trouvent en désaccord avec le droit public et bouleversent le régime du territoire".
Enfin que M. Brocher, jurisconsulte suisse, qui fait autorité aujourd'hui en matière de
droit international privé, adhère à cette doctrine, en vertu de la logique de ses idées républicaines, ainsi qujl le dit : „L'histoire ne peut immobiliser les résultats qu'elle a produit, et dont la création dans le nouveau milieu social dans lequel on doit vivre, s'explique d'elle-même".
M. Mitre a publié en outre :
Carias poléinicas sobre la triple cdianza TLettres polémiques sur la triple alliance, (sud-américaine).
Inmigracion espontànea a la Repûblica Argenhna (Immigration spontanée dans la République Argentine).
ïlistoria de Behrano y de la independencia araentina (Histoire de Belgrano et de l'indépendance argentine). Buenos- Aires, 1876-77. 3e édit. 3 vol. in-8^
MITRE (Adolfo), fils du précédent, docteur en droit, né à Buenos-Aires en 1859 et mort en 1884.
Il a publié El derecho internacionalprivado (Le Droit international privé). Buenos-Aires, 1878,
Ce travail, fait en collaboration avec le docteur D. Ernesto Quesada, a trait au droit international privé et signale les conflits qui pourraient surgir entre les lois de la Eépublique Argentine et les législations étrangères.
MIXTE. Adjectif qui signifie ^composé de plusieurs choses, de divers éléments de nature différente".
Appliqué au gouvernement, il signifie que ce gouvernement participe de la nature de plusieurs autres, réunit à la fois dans son organisation des institutions inhérentes à d^utres formes, combinant ensemble l'aristocratie, la démocratie et même l'absolutisme.
C'est l'exemple que présente le gouvernement de l'Angleterre, dans lequel le souverain exerce seul et d'une manière presque absolu le pouvoir exécutif, tandis qu'il ne prend part au pouvoir législatif qu'avec le concours du parlement, qui lui-même est formé d'une naute chambre, celle des Lords, composée exclusivement de la noblesse du royaume, et de la Chambre des Communes, qui peut être considérée comme représentant plus particulièrement l'élément démocratique, ou tout au moins la bourgeoisie du pays.
On appelle mixte une commission composé d'hommes représentant des intérêts différents, ou pris dans deux ou plusieurs compagnies dans les deux chambres d^un parlement ou d'une législature par exemple — ou dans deux ou plusieurs nations, lorsqu'il s'agit du règlement de questions internationales.