MONNAIE
dîtairey c'est-à-dire que la succession du trône s'y transmet par droit de primogéniture dans l'ordre masculin ou féminin.
Autrefois comme à Rome dans Tantiquité, en Pologne dans les temps modernes, la monarchie était élective et le roi était élu par les nobles du pays ou des électeurs déterminés.
On appelle monarchie absolue^ celle où la puissance souveraine réside tout entière dans la personne du monarque, sans d'autres limites que les lois fondamentales de l'Etat.
La monarchie est dite constitutionnelle, lorsque le pouvoir souverain est partagé entre le chef de l'Etat et les représentants de la nation et que l'exercice en est réglé par une constitution : à une telle forme de gouvernement s'appliquent aussi les qualifications de représentative et de tempérée.
La monarchie se dit encore du territoire, de l'Etat gouverné par un monarque, roi ou empereur.
MONARCHISTE. Celui qui est partisan de la monarchie, c'est-à-dire des institutions monarchiques, inhérentes à l'exercice de l'autorité souveraine par un prince unique, roi, empereur ou autre.
MONARQUE. Chef d'une monarchie; celui qui exerce l'autorité souveraine dans une monarchie (voir ce mot), quel que soit d'ailleurs le titre attribué a la souveraineté dont il est revêtu, (Voir SOUVERAIN, SOUVERAINETÉ.)
MONNAIE^ Les économistes définissent la monnaie „un instrument d'échange qui, en même temps qu'il sert de mesure pour la valeur des objets échangés, est par lui-même un équivalent^.
Différentes matières ont été employés comme moyen d'échange dans cette double fin; mais l'usage a prévalu depuis bien longtemps dy affecter exclusivement les métaux, de sorte qu'on entend aujourd'hui par monnaie une pièce de métal, frappée par une autorité souveraine et marquée au coin de cette autorité : elle a le plus généralement la forme d'un disque, se compose d'or, d'argent ou de cuivre et porte une empreinte légale qui en certifie la valeur intrinsèque.
On appelle fausse monnaie la monnaie q^ui, imitant celle de bon aloi, ne contient pas le métal qu'indique l'empreinte ou en contient une quantité moindre qu'il ne faudrait pour compléter la valeur qu'on lui attribue : la fabrication
de fausse monnaie est un crime, qui est
Ïmni des peines les plus sévères et rend e coupable passible à^ extradition, (Voir ce mot.)
On donne le nom de monnaie fiduciaire à une monnaie de papier à laauelle est accordée la même confiance qu'a la monnaie métallique : elle consiste dans les billets de banque et autres. {Voir PAPIER- MONNAIE.)
On appelle titre d'une monnaie la quantité de métal fin qu'elle renferme.
\Junité monétaire se dit de la monnaie type, celle qui sert de base à tout le système des monnaies en usage dans un pays, et de mesure pour toutes les fractions de ce système.
Cette unité varie encore selon les divers pays; toutefois la seule différence notable qui existe dans chacun d'eux pour la fabrication des monnaies, consiste dans le mode adopté pour en déterminer le titre et la valeur. Chaque Etat a sa base individuelle qui donne naissance à autant de dénominations différentes des pièces de monnaie.
Non seulement chaque pays, suivant ses convenances propres et les nécessités de son commerce ou de son système de poids et de mesures, a adopté des bases différentes pour le titre, la valeur, la subdivision et le mode de fabrication de ses monnaies; mais encore la préférence est accordée tantôt à l'étalon d or, tantôt à l'étalon d'argent; tantôt aussi les deux étalons sont adoptés simultanément par certaines contrées.
Ces divergences, qui entraînent, entre autres difficultés, des complications de calcul et des dépréciations réciproques des monnaies passant d'un pays à un outre, causent de graves embarras aux transactions commerciales et financières, surtout lorsqu'elles embrassent une sphère internationale. '
Aussi les savants et les hommes d'Etat de tous les pays civilisés se préoccupentils sérieusement des moyens de faire disparaître ou au moins de diminuer ces entraves.
On a eu recours à des conférences internationales, où ont été étudiées les bases sur lesquelles il serait possible d'établir un système général de l'unification des monnaies; malheureusement ces délibérations en commun des représentants des diverses nations n'ont encore produit aucun résultat pratique d'un caractère à la fois général et définitif, si ce n'est une union partielle, entre ceux des pays de l'Europe qui avaient