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MONROE

déjà depuis longtemps adopté pour leurs poids, leurs mesures et leurs monnaies un système métrique analogue à celui de la France.

Cette union, connue sous la dénomination à^ Union monétaire latine y a été cimentée par une convention signée à Paris le 23 décembre 1865 par la France, la Belgique, l'Italie, la Suisse, et plustard par la Grèce, et renouvelée le 5 novembre 1878.

Aux termes de cette convention, les Etats ainsi constitués en union, ont adopté pour ce qui regarde le poids, le titre, le module et le cours de leurs espèces d'or et d'argent : l'^ le titre de 900 millièmes de hn pour les pièces d'or de 100, de 50, de 20, de 10 et de 5 fr., ainsi que pour les pièces d'argent de 5 fr.; le titre de 83o millièmes de fin pour les pièces d'argent de 2 fr. et de 1 fr., de 50 et de ^ centimes. En même temps des poids et des diamètres communs ont été convenus, ainsi an'une échelle de tolérance au-dessous de la-

Ïuellc les pièces doivent être refondues. Tu délai spécial a été fixé pour le retrait complet de la circulation des pièces divisionnaires d'argent fabriquées avant l'adoption du nouveau titre conventionnel. Les monnaies d'or et les pièces d'argent de 5 fr., fabriquées doréuavant dans les conditions convenues, sont admises sans distinction dans les caisses ublîques des quatre Etats, tandis que es pièces de 2 rr. et au-dessous n'y sont acceptées que jusqu'à concurrence de 100 fr. pour chaque paiement, et n'ont cours légal entre les particuliers de l'Etat qui les a fabriauées que jusqu'à concurrence de 50 fr. à la fois. L'émission des pièces divisionnaires d'argent (de 2 fr. à 20 centimes) est limitée à une somme totale correspondant à 6 fr. par habitant, et à l'avenir le millésime de fabrication doit invariablement être inscrit sur toutes les pièces d'or et d'argent frappées dans les quatre Etats.

MONOPOLE. En économie politioue on appelle monopole le privilège qu un individu, une compagnie, un gouvernement possède de vendre ou d'exploiter seul, a l'exclusion de tous les autres, une chose déterminée.

Le monopole devient légal, lorsqu'il est exercé en vertu d'une loi, soit par l'Etat, soit par des particuliers.

Dans presque tous les Etats le gouvernement s'est réservé certains monopoles : nous citerons notamment ceux de la fabrication des monnaies, du service

des postes; dans l'un la fabrication du tabac, dans d'autres le débit dn sel, la vente des alcools, etc. Dans ces derniers cas le monopole ainsi exercé par TEtat sur certaines denrées ou marchandises peut être considéré comme une forme de l'impôt qu'on prélève sur ces marchandises et qui y sont soumises en vertu d'une loi.

On peut aussi regarder comme nne sorte de monopole le privilège accordé à des personnes pourvues du droit exclusif cl'occuper certaines places, comme les notaires, les agents de change, etc^ aux compagnies concessionnaires de mines, de chemins de fer, de canaux, etc.

C'est également une sorte de monopole momentané que confèrent les brevets d'industrie en général. (Voir BRE- VET D'INVENTION et autres).

MONROE (doctrine de). James Monroe fut président de la République des Etats- Unis de 1817 à 1825, à l'époque où les colonies espagnoles du Continent américain se détachaient de leur métropole et proclamaient leur indépendance. Les circonstances dans LesqneUes cette lutte se développait lui inspirèrent la doctrine à laquelle on a attacné son nom.

C'est le 2 décembre 1823, dans son message d'inauguration de la session du congres, que Monroe, président des Etats- Unis, exposa sa doctrine. Ce message renferme sur la politique extérieure de l'Union deux déclarations distinctes : la

f)remière, provoquée par la ^erre de 'indépendance des colonies espagnoles, est relative à l'intervention de TËarope dans les affaires intérieures des Etats américains; la seconde concerne le titre de premier occupant invoqué par les

Îmissances européennes pour l^^timer eur prise de possession de certaines portions du continent américain : elle se rattachait à des questions de limites soulevées entre les Etats-Unis, la Russie et l'Angleterre.

Dans la première partie de son message, le président Monroe proclame que les Etats-Unis ne prétendaient ni acquérir ni s'annexer aucune des anciennes possessions de la couronne d'Espagne en Amérique, et qu'ils ne mettraient aucun obstacle à la conclusion des arrangements amiables que la métropole pourrait négocier avec les colonies émancipées, mais qu'ils repousseraient par tous les moyens en leur pouvoir l intervention des autres Etats, sous quelque forme qu'elle vînt à se produire, surtout si elle avait pour objet d'implanter dans les

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