‹ Dictionnaire de droit international public et privéChapitre 368 sur 373 · MONROE · texte numérisé non relu

MONROE

MONROB

colonies, une souveraineté autre que celle de FEspagne.

Cette déclaration laissait cependant subsister certains doutes sur la pensée intime du gouyemement de TUnion; aussi à la fin de son message, M. Monroe ajoutait que les Etats-Unis n'avaient jamais pris aucune part aux guerres du continent européen, parce qu*ils considéraient cette participation comme contraire aux intérêts de leur politique.

„ Seulement, continuait le président, lorsqu'on attaque ou menace sérieusement nos droits, ou lorsque nous nous sentons frappés dans notre dignité, nous nous préparons à nous défendre Cette attitude n'a£Faiblit en rien le vif intérêt que nous prenons à tout ce qui se passe dans l'autre hémisphère, parce que cet intérêt est fondé sur une juste appréciation des choses. Le système politique des puissances coalisées de l'Europe est essentiellement distinct de ceiui que nous avons adopté : ce qui s'explique par la différence fondamentale existant dans la constitution même des gouvernements respectifs. Mais la bonne foi et les liens d'amitié qui nous unissent aux puissances alliées, nous font un devoir de déclarer que nous considérerions comme dangereuse pour notre tranquillité et notre sécurité toute tentative de leur part d'étendre leur système politique à une

Eartie quelconque de notre hcmisphère.

,e gouvernement des Etats-Unis n'est f»as intervenu et n'interviendra pas dans es affaires des colonies que les nations européennes possèdent encore en Amérique; mais en ce qui concerne les gouvernements qui ont proclamé leur indépendance, qui la soutiennent, et dont nous avons reconnu l'émancipation après mûre réflexion et selon les principes de la justice, nous ne pouvions faire moins

pouvoir

européen quelconque dans le but de les opprimer ou de contrarier en aucune manière leurs destinées. Dans la guerre entre ces nouveaux gouvernements et l'Espagne, nous avons déclaré notre neutralité à l'époque de leur reconnaissance, et nous y sommes restés fidèles; nous continuerons d'y rester fidèles, pourvu qu'il ne survienne pas de changement qui, du jugement des autorités compétentes de notre gouvernement, nécessite aussi de notxe part un changement indispensable à notre sécurité.^

Le président Monroe ne se borna pas à afmrmer des principes abstraits; il

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