‹ Dictionnaire de droit international public et privéChapitre 370 sur 373 · MONUMENT PUBLIC · texte numérisé non relu

MONUMENT PUBLIC

continent américain. Le président Monroe A protesté contre toute tentative de la part de TEurope de faire prévaloir en Amérique sa domination politique par la force ou au moyen d'interventions directes dans les affaires du Nouveau Monde; mais il n*a jamais entendu repousser rinflueuce civilisatrice que les développements du commerce et de Tindustrie, les progrès de la science et les bienfaits de 1 immigration peuvent exercer sur les peuples américains.

Les seules déductions pratiques qu'on soit équitablement en droit de tirer de la doctrine Monroe, c'est :

1^ Que le svstème colonial européen est inapplicable à la situation nouvelle de rAmerique, parce c|ue toutes les parties du continent amérieam sont habitées par des nations civilisées, qui ont au respect de leur indépendance et de leur souveraineté par autrui absolument le même titre que les nations européennes;

29 Ctue les questions de limites entre les anciens établissements européens et les nouveaux Etats américains ne peuvent être résolues que d'après les principes généraux du droit international;

'ô^ Que le fait de première occupation ou do première exploration ne crée plus aujourd'hui de droit souverain sur les territoires américains, dont la possession de droit ne saurait résulter a l'avenir que d'un traité ou d'une guerre. Or à ce dernier point de vue, on peut dire que le droit public de l'Amérique est le même que celui de l'Europe et repose exactement sur les mêmes bases.

MONSEIGNEUR. Titre d'honneur, qu'on donne, en parlant ou en écrivant, aux personnes distinguées par leur naissance ou par leur dignité; et plus particulièrement aux princes de famille souveraine, aux princes de l'Eglise et aux évêques catholiques.

En France, sous Louis XIV, ce titre

Î)ris absolument, désignait le Dauphin, léritier présomptif de la Couronne.

On dit Messeianeurs lorsqu'on s'adresse collectivement a plusieurs personnes qui ont droit à ce titre.

MONSIEUR. Titre qui en France, avant la révolution, était synonyme de Monseigneur et ne se donnait qu'aux gens appartenant à certaines classes de la société, et en particulier, pris absolument, à l'ainé des frères du roi.

Ce n'est plus aujourd'hui qu'un titre de civilité qu'on donne par bienséance à toute personne à qui l'on parle ou à qui l'on écrit.

MONTAGNE. Suite de monts ou de grandes masses de terre et de roche, qui tiennent les uns aux autres; l'on appelle chaîne de montagnes ane réanion de montagnes qui s'étendent en lon^eor.

en s'enchaînant en quelque sorte entré elles.

Une chaîne de montagnes peut former la frontière de deux ou de plusieurs Etate limitrophes. Dans ces cas on prend pour limite entre eux la plus haute arête de sa chaîne et la ligne de parta^ d&i eaux qui en découlent, laquelle est naturellement indiquée par cette arête supérieure.

MONTESQUIEU (Charles de Secondât, baron de la Brède et de), publiciste français, né à la Brède, près de Bordeaux le 18 janvier 1689, mort à Paris le 10 février 1755. Il fut en 1714 conseiller et, en 1716, président à mortier au parlement de Bordeaux. Il fut reçu à l'Académie française en 1727.

En 1734 Montesquieu fit paraître le.s (Jonsidérations sur les causes de la grandeur et de la décadence des Romains ^ chef d'œuvre d'analyse historique, qui fut, pour ainsi dire, le prélude d'une oeuvre plus magistrale tant par la grandeur des

È reportions que par la variété du sujet n 1748 Montesquieu publia VICsurit de* lois, fruit de 20 années de travail „dans lequel il passe en revue les législations des divers peuples, et en cherche les motifs soit dans la nature de rhomme en général, soit dans des causes locales et particulières à chaque peuple. Il établit que le droit des gens se fonde sur cette considération que les nations doivent en temps de paix se faire mutuellement tout le bien qui est en leur pouvoir, et es temps de guerre tout le mal possible, sans nuire à leurs propres intérêts. Il établit ensuite que l'objet de la guerre est la victoire, qui a pour but la conquête ou la conservation : de ces deux principes dérivent, selon lui, toutes les lois qui constituent le droit des gens.

"L'Esprit des lois eut de nombreuses éditions et fut traduit dans presque toutes les langues.

MONUMENT PUBLIC. La dénomination de monument, qui dans l'origine désignait particulièrement des ouvrages d'architecture ou de sculpture destinés à perpétuer un souvenir, a été étendue à tout édifice de (][uelque importance et surtout à ceux qui ont une destination pnblique, civile ou religieuse.

En temps de guerre, le respect des monuments publics s'impose moralement

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