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ARÉOPAGE

ARCHONTE. C'était le titre des principaux magistrats de la ville d'Athènes.

Après la mort de Codrus (1015 av. J.- C), les Athéniens abolirent la royauté et substituèrent au roi héréditaire un magistrat, nommé à vie, choisi parmi un nombre restreint de familles, investi de l'autorité royale, mais responsable devant ses électeurs.

En Tan 752 av. J.-C. la durée de Tarchontat fut limitée à dix années, et plus tard, vers Tan 684, le nombre des archontes fut porte à 0, élus tous les ans parmi les familles nobles.

Le premier archonte s'appelait archonte éponyme^ parceque son nom sei-vait à désigner Tannée; il était spécialement chargé de représenter l'Etat, de maintenir la hiérarchie sociale, de veiller à la sûreté des citoyens et de les protéger ; le deuxième, l'archonte roi (bafiUeus)^ présidait aux affaires de la reli^on; tout ce qui concernait la guerre et la surveillance des étrangers établis à Athènes rentrait dans les attributions du troisième archonte, nommé archonte poîémarque; enfin les six derniers, nommés thesmothètes (législateurs), étaient particulièrement préposés à l'administration de la justice, au maintien de Tordre et de la tranquillité publique, ils recevaient les plaintes des citoyens, parcouraient la ville

Sendant la nuit et nxaient les jours où evaient s'assembler les tribunaux supérieurs. La personne des archontes était sacrée.

Peu à peu les réformes démocratiques dépouillèrent les archontes de la plupart de leurs prérogatives; leurs décisions, qui dans l'origine étaient définitives, devinrent susceptible d'appel devant Taréodage; leur pouvoir judiciaire finit même par être limité à la répression de délits punissables d'une légère amende.

Aristide présenta une loi oui rendît Tarchontat accessible à toutes les classes de citoyens; et Périclès substitua le tirage au sort à l'élection. Du temps de Philippe et d'Alexandre de Macédoine il y eut dix archontes au lieu de 9.

Cette dignité fut abolie à partir de la fin du 4e siècle av. J.-C. (308), lorsq^ue Athènes tomba au pouvoir de Démétnus Poliorcète; ou du moins elle ne se conserva plus que de nom.

ARBNAL (Dona Concepcion), publiciste espagnol. Ensayo sobre el derecïio de génies, con una introducdon de 2>. G. de Aecârate. — (Essai sur le droit des gens avec une introduction de D. G. de Azcarate.) Madrid. 1879 — 1 vol. in-8.

ARENDT (W. A.) jurisconsulte allemand. Essai sur la neutralité de la Belgique^ considérée principalement au point de vue du droit public. Bruxelles et Leipzig. 1845. 8\

ARÉOPAGE. Nom d'un célèbre tribunal d'Athènes, qui primitivement tenait ses séances dans un lieu appelé colline de Mars {Areos pagos).

L'époque de sa fondation remonte à la fin du règne de Cécrops. L'aréopage ne connut dans l'origine que des crimes capitaux; Solon en fit une sorte de sénat conservateur et un tribunal de cassation ; il fut dès lors appelé à punir le vol, l'impiété, l'immoralité, à prononcer sur les questions religieuses, à réprimer le luxe, la paresse, la mendicité, à veiller à l'éducation des enfants et aux intérêts des orphelins.

Les membres de l'Aréopage avaient même le droit de pénétrer dans le foyer domestique pour en bannir la discorde et s'assurer de la légitimité des moyens d'existence des citoyens. Ils pouvaient aussi réviser et casser les décisions du peuple.

En 461 av. J.-C. Périclès enleva à l'Aréopage cette censure des mœurs, qui faisait sa principale puissance, et ce mbunal subsista comme une institution

Î>urement honorifique, sans rôle actif dans 'Etat.

Le nombre des aréopa^ites paraît n'avoir pas été limité; suivant les divers auteurs, il variait de 9 à 50. Les archontes, au sortir de leurs fonctions, étaient appelés à faire partie de l'Aréopage, mais après un examen sévère de leur administration.

L'Aréopage siégeait en plein air et seulement la nuit. Dans l'origine les intéressés plaidaient eux-mêmes leur cause; mais par la suite il leur fut permis de prendre des défenseurs, qui toutefois devaient se borner à exposer les faits, sans entreprendre d'exciter la commisération des juges.

Les sentences de l'Aréopage étaient définitives; dans certaines causes cependant le condammé avait le droit d'appel au peuple ou devant le tribunal du Palladium; l'accusé pouvait aussi se soustraire Ï>ar un exil volontaire à la sentence qui 'attendait.

La réputation de l'Aréopage était si grande qu'on venait de toutes les parties de la Grèce lui soumettre des différends; cette renommée d'intégrité se maintint jusque dans les derniers temps de la décadence de la Grèce.

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