‹ Dictionnaire de droit international public et privéChapitre 45 sur 373 · ARMÉE · texte numérisé non relu

ARMÉE

On ne sait exactement Tépoque à laquelle l'institution cessa d'être en viçueur à Athènes; il n'en est plus question à partir du règne de Vespasien vers l'an 74 après J.-C. lorsque la Grèce fut rangée au nombre des provinces romaines.

Par extension on donne la qualification d'aréopage à une assemblée de magistrats, d'hommes d'États, de savants etc.

ARÉTIN. (Christophe, baron d') jurisconsulte et magistrat allemand, ne le 2 décembre 1773 a Ingolstadt, nommé en 1804 vice -président de l'Académie des sciences bavaroise, et en 1819 prt'sidont de la cour d'appel de Neubourg. Mort en 1824 à Neubourg.

Parmi ses écrits nous citerons un recueil des traités conclus par la Bavière.

ARGYLL (duc d'). Homme d'Etat anglais. T?^ Eastem question from Uie Treaty of Paris 1856, io the Treaty of Berlin and the second Afghan War. (La question d'Orient, du traité de Paris en 1856 au traité de Berlin et à la 2de guerre d'Afghanistan.) 2 vol. Londres — 18"9.

ARISTARCHI BEY (G.) publiciste et diplomate ottoman.

Législation ottomane ou recueil des lois, règlements, ordonnances, traites, capitulations et autres documents officiels de l'Empûre ottoman. Constantinople 1874. 8".

La 4n»o partie de ce recueil renferme les conventions internationales.

ARISTOCRATIE. Aristocrate. Ce mot, pris dans son sens étymologique, signifie gouvernement des meilleurs ; en fait il se dit de la forme de gouvernement où le pouvoir appartient à ime classe composée des personnes les plus considérables par leur puissance, ou par la naissance, ou

Far leurs richesses. Tels furent dans antiquité les gouvernements d'Athènes, de Rome et de Carthage, et dans les temps modernes ceux de Venise, de Gènes et de Berne, mais ce genre du gouvernement n'existe plus nulle part en Europe.

Aujourd'hui on désigne sous le nom d'aristocratie la classe noble ^ou privilégiée dans un État.

On nomme aristocrate celui qui est partisan d'un système de gouvernement où dominerait l'aristocratie, ou la noblesse.

ARMATEUR. Celui qui arme un navire, c'est-à-dire qui le fournit de tout ce qui est nécessaire pour aller en mer, et qui le donne à diriger à un capitaine et à un équipage de son choix.

L'armateur est souvent le propriétaire du navire,- quelquefois aussi il n'en est que le fréteur ou le locataire.

Dans ce dernier cas l'armateur fréteur est directement responsable à régajrd du capitaine qu'il nomme, tandis que le propriétaire du navire ne répond ni des obligations de l'armateur, ni de celles du capitaine, mais son navire y demeure affecte, sauf son recours contre l'armateur.

L'armateur est responsalile des fautes

Sue le capitaine commet dans l'exercice e ses fonctions, des emprunts on'il contracte, des ventes de marchandises qu'il opère dans le cours de son voyage, etc.

ARMÉE. Dans un sens général, c'est l'ensemble des forces militaires d'un Etat; dans un sens plus restreint, c'est un corps de troupes sous le commandement d un chef uniaue.

Dans les pays dont une partie est baignée par la mer, l'armée se divise en général en armée de terre et en armée de mer ou navale: la première comprend toutes les tronpes organisées pour combattre sur terre; la seconde est la réunion plus ou moins considérable de vaisseaux de guerre portant des troupes destinées à agir contre les vaisseaux ennemis.

Quand la guerre est déclarée, l'armée peut se diviser en armée d'invasion ou d'envahissement, destinée à porter la

fuerre sur le territoire ennemi; en armée 'opération, principalement appelée à agir sur un point déterminé, eu armée d observation, prête à protéger ou à paralyser les opérations d une autre corps ; en armée de siège, dont la destination est de contraindre une place à se rendre ; en armée de réser\'e, rassemblée en arrière-ligne dans le but d'appuyer les autres troupes.

Chez la plupart des peuples anciens et dans les premiers de T'iiistoire moderne, sous le régime féodal, les armées étaient purement temporaires et se dissolvaient le plus souvent au terme d'une campagne. Ce n'est guère qu'à la fin du 15°»* siècle

Su'on peut faire remonter la création es armées permanentes ou régulières, maintenues et entretenues pendant la paix comme en temps de guerre. Le système s'est introduit en France sous Charles VII et François 1er. Fortifiée sous le règne de Louis XIV grâce aux efforts de Louvois et de Colbert, l'institution périclita sous Louis XV, qui ne sut en éloigner ni l'élément mercenaire étranger, ni le dissolvant des privilèges nobiliaires. En réalité les armées européennes n'ont acquis la constitution solide, vraiment nationale, qui fait aujourd'hui leur force que par suite des

Page 1