ENSEIGNEMENT ADMINISTRATIF
couronné, il y a quelques années, par rinstitut ', l’histoire de ces projets auxquels se rattachent les noms deGKORCKS Cuvier, Macarel, Duvkyrier, SAL\ANDy, Hipi'olyte Carnot et Jean Ueynacd, etc. Le seul qui ait eu un commencement d’exécution a été celui dont MM. Carnot et Ceynaud avaient pris l’initiative : il a abouti à la création de l’École nationale d’administration fondée à Paris, le 8 mars tS'iS, par un décret du gouvernement provisoire. Cette école fut reliée originairement au Collège de France, par un décret du 7 avril 1 848 qui, particulièrement à son intention, créa au Collège de France onze chaires-, en suppi'imant quelques-unes des chaires exi^ tantes. Par suite d’un vote de l'Assemblée constituante {séances des 1.3 el 14 nov. 1848), les deux institutions furent séparées. Les cours de l’École d’administration étaient doublés de conférences. Les élèves étaient à demi internés dans l’ancien collège du Plessis. La durée des études avait été fixée à trois ans ; elles commencèrent au mois de juillet 1848, et deux promotions, l’une de 152, l’autre de 106 élèves, furent successivement formées à la suite d’examens {voy.pour le programme les Arr. min. des Xd avril et ôjuill. 1848), mais les règlements qui devaient déterminer les conditions d’entrée des élèves dans les services publics ne furent pas faits et l’Assemblée législative, le 9 août 18i9, supprima la nouvelle institution avant qu’elle eût été mise à une épreuve définitive^.
5. A côté de l’enseignement officiel, il s’est produit, à l'état d’œuvres privées, des tentatives importantes. A la suite de la suppression de l’École d’administration, l’un de ses maîtres les plus célèbres, M. Boulatignier, continua quelque temps à ses anciens élèves, sous forme de conférences, l’enseignement qu’il leur avait donné au nom de l’État. En 1872, on a organisé à Paris, sous le titre d'École libre des sciences politiques, une véritable école d’administration qui, sous l’habile direction d’EM. Boütmy, a donné les meilleurs résultats et continue avec grand succès. 11 s’est établi, en outre, un certain nombre de cours ou conférences isolés en vue directe de préparer les candidats aux examens que le Gouvernement a prescrits à l’entrée de beaucoup de carrières publiques. ( Voy. Fonctionnaires.) Les facultés libres, de leur côté, donnent un très sérieux contingent à l’enseignement administratif privé.
Charles Tranchant.
ADMINISTRATION COMPARÉB.
L’administration, sous le nom de sciences camérales, est enseignée en Allemagne depuis au moins deux siècles. Le nom a
1. Des Sciences politiques et administratives et de leur enseignement. 1 vol. in-8«. Paris, Aug. Durand et Dumaine, 1805. — On permettra à l’auteur de l’article de citer en outre la publication qu’il a faite, d’abord dans \a Revue générale d'administration, ensuite en un volume séparé ( in-S», Paris, Berger-Levrault et C»«, 1878) : De la Préparation aux services publics en France.
2, Droit politique français et comparé. Droit international et histoire des traités. Droit privé. Droit criminel. Économie générale et statistique de la population, de l’agriculture, d s mines, usines, arts et manufacturt s, des travaux publics, des finances et du commerce. Droit administratif. Histoire des institutions administratives françaises et étrangères.
8. L’auteur de l’article prend la liberté de renvoyer, pour les détails concernant l’École nationale d’administration, à la noiice qu’il a consacrée à cette école. (Notice sommaire sur l’École nationale d'administration de etc. ln-8°. Nancy,
Berger-Levrault et C>v, 1884.).
DICT. AUM. FRANÇ
disparu, mais la chose est restée. Cet enseignement se rattache généralement aux facultés de droit.
Quelques autres pays ont également établi des cours se rapportant à l’administration.
SOMMAIRE
CHAP. I. INTHODÜCTION, 15 3.
IL DES FEBMES-ÉCOLES, 4 à 21.