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Cette école, reconnue d'utilité publique par

ENSEIGNEM. TEGïIN., 21-24.

décret du 12 jiiillel 18S3, a été créée en 1880 par le groupe syndical de Thorlogerie. Installée primitivement dans une maison particulière rue du Faubourg-du-Temple, elle occupe aujourd’hui, rue Manin, un immeuble construit spécialement pour son usage et qui est la propriété des fondateurs. Cet établissement a pour objet de former des ouvriers habiles dans les diverses branches de la fabrication de la montre, de la pendule et de l’horlogerie de précision ; de donner une bonne instruction professionnelle et scientifique aux jeunes gens qui se destinent à la pratique de l’art de l’horlogerie et de permettre aux jeunes ouvriers et apprentis ayant déjà la connaissance du métier, de se perfectionner théoriquemsnt et pratiquement dans la fabrication de la pièce détachée, le réglage et le repassage.

21. La durée des études est de 4 ans. L’enseignement théorique consiste dans le français, l’arithmétique, la géométrie, la mécanique appliquée à l’horlogerie, la première partie de l’algèbre, la trigonométrie rectiligne, les éléments de la physique et de la chimie, la cosmographie, la tenue des livres, le dessin linéaire et industriel et la théorie de la construction de l’horlogerie. L’enseignement pratique comprend l’outillage, la fabrication de la pendule et du régulateur, la construction de la montre et du chronomètre.

22. Ne sont admis que les jeunes gens âgés de 13 ans révolus, possédant une instruction générale correspondant au programme complet des écoles primaires. Le prix de l’enseignement est de 300 fr. pour les élèves externes. Les internes paient 85 fr. par mois ; ils doivent, en outre, fournir un trousseau. Un certain nombre de bourses et de demi-bourses d’externat sont accordées, après concours, par le conseil d’administration de l’école. Depuis sa fondation, l’établissement a formé plus de 200 apprentis ; il compte actuellement 00 élèves.

§ 2. — École prof essionnelle régionale de la Société industrielle de Saint-Quentin.

23. Cette école, fondée en 1884, a pour but de former des ouvriers, des contremaîtres et des directeurs pour les principales industries de la région. On n’y reçoit que des externes. L’enseignement, donné gratuitement, est théorique et pratique et comporte 3 années d’études. Six heures par jour sont consacrées au travail manuel et quatre heures à l’enseignement théorique. Les programmes sont combinés de manière à donner aux élèves toutes les connaissances indispensables pour le travail de la forge, de l’ajustage, du modelage et de la menuiserie et pour les contremaîtres et directeurs de filature, tissage et sucrerie. Pour être admis, les candidats doivent être âgés de 12 ans au moins et de IG ans au plus et produire le certificat d’études primaires ou faire preuve de connaissances équivalentes.

^,3. — École professionnelle de l’Est à Nancy,

24. Cette école a été fondée en 1844, mais son organisation actuelle remonte à 1881, époque à laquelle elle a été considérablement développée par une société privée, formée de 400 actionnaires, qui ont, d’ailleurs, renoncé à tout intérêt ou dividende. Les ressources disponibles sont employées, chaque année, en achat de matériel

ENSEIGNEM. TEGllN., 25-27. 10G5

scolaire et de machines-outils. L’établissement, administré par un directeur placé sous le contrôle d’un conseil d’administration , forme un groupe scolaire comprenant une école élémentaire, une école primaire supérieure et une école professionnelle. La rétribution scolaire perçue à l’école professionnelle, qui compte de 100 à 120 élèves, est, pour les externes, de 100 ou 120 fr. suivant la classe. Le prix de la pension est de 600 fr. pour les internes.

25. L’enseignement, dont la durée est de deux années à l’école professionnelle, est théorique et pratique. L’enseignement théorique comprend le français, l’allemand, la comptabilité et le droit industriel, l’arithmétique, l’algèbre jusques et y compris le binôme de Newton, la géométrie élémentaire, la géométrie descriptive, la coupe des pierres et la charpente, la mécani,(ue, la physique et la chimie, l’histoire naturelle, le dessin et l’arpentage. L’enseignement pratique est donné dans des ateliers parfaitement outillés où 100 élèves peuvent travailler simultanément, et qui sont dirigés par deux ingénieurs civils. Les exercices manuels portent sur le travail complet du fer et du bois (ajustage, tour, forge, assemblage, soudure, outillage, etc. ) . Les élèves exécutent, d’abord, une série de pièces formant un cours gradué et, dés que leur habileté manuelle est suffisamment développée, ils passent aux machines-outils et construisent des appareils mécaniques.

§ 4. — Ecoles diverses.

26. En dehors des écoles dont l’organisation vient d’être indiquée, il existe un certain nombre d’autres établissements soit à Paris, soit dans les départements. Ainsi, Besançon possède une école d’horlogerie créée en 1862 et à laquelle un cours de décoration de la montre a été ajouté dans ces dernières années ; Nantes, deux écoles importantes dont l’une, l’institution Livet, a une organisation qui se rapproche sensiblement de celle de l’École professionnelle de l’Est ; elle comprend, en plus, un atelier d’horlogerie. On peut citer encore les institutions Bertrand, à Versailles ; Hanley, à Choisy-le-Roi; Fleury, à Asnières ; Joulia, à Bordeaux; Rigolage, à Saumur ; Pellereau et Roux, à Marseille, dans lesquelles le travail du bois et du fer est enseigné ; les écoles de Rennes et de la Société industrielle d’Amiens qui ont pour objet le même enseignement ; l’école d’apprentis fondée par la chambre syndicale des tailleurs de Paris; l’école Gutemberg, créée en 1882 par la chambre des imprimeurs de Paris, en vue de relever le niveau des connaissances typographiques ; l’école d’apprentis ajusteurs de la Compagnie du chemin de fer du Nord ; l’OEuvre de Saint-Nicolas; l’école industrielle de Fiers, celle d’Épinal ; l’école d’ébénisterie de la maison Noyon frères, a Cherbourg ; l’école de tissage d’art et de dessin industriel et décoratif de Nîmes ; enfin l’école manufacturière d’Elbeuf, destinée à donner l’instruction nécessaire aux jeunes gens qui se destinent à l’industrie et au commerce des tissus ; les écoles de tissage de Lyon et de Sedan, et celle de Troyes, qui a pour objet l’industrie de la bonneteide.

^5. — Écoles de la Société pour V enseignement professionnel des femmes. École des Ternes.

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