‹ Dictionnaire de l'administration française (volume 2)Chapitre 1206 sur 2791 · La Société pour renseignement prof *ssiou · texte numérisé non relu

La Société pour renseignement prof *ssiou

DICT. ADM. FRANÇ

1000 ENSEIGNEM. TECII.N., 28-32.

nel (les femmes s’est foiméo à Paris en 185G, sous la présidence de M"‘® Elisa Lemonnier. Dans l’origine, celte société avait pour luit de faire élevei- gratuitenumt des jeunes filles et de leur enseigner une profession qui leur permit de vivre honorablement ^ mais les fondalrices n’ayant trouvé aucun établissement qui répondît complètement à leurs vues, résolurent, en 18G2, de créer elle.smêmes des établissements spéciaux. C’est alors que fut fondée, 9, rue de la Perle, la première école professionnelle pour les femmes (jui ait existé en France. L’école, ouverte avec G élèves, en avait 40 à la lin de l’année scolaire, et, peu d’années après, elle en comptait 200. Trois nouvelles écoles, situées rue Duperré, rue d’Assas et rue des Boulets, et absolument calquées sur la première pour la méthode et l’organisation, ont été successivement ouvertes, l’une en 18G4, une autre en 18G8 et la dernière en 1870. En 188G, la Société a cédé à la ville de Paris un de ses établissements actuellement rue de Poitou.

28. Le prix de la rétribution scolaire est de l.j fr. par mois à l’école de la rue Duperré et de 1 2 fr. dans les deux autres. La Société accorde chaque année un certain nombre de bourses, de demi-bourses et de quarts de bourse. Le régime des écoles est l’externat. Les élèves ne sont reçues qu’à 12 ans au moins et après un examen.

29. Les jeunes tilles sont classées en 3 divisions selon leur âge et leur degré d’instruction, La matinée est consacrée à l’enseignement général qui est conforme au programme otliciel des écoles primaires supérieures, et l’après-midi, à l’enseignement pratique. Suivant les professions qu’elles veulent exercer, les élèves sont partagées en dilférents groupes. Le nombre des cours professionnels est de 8 : commerce, dessin industriel, gravure sur bois, peinture sur porcelaine, peiutui’e sur verre, fleurs artificielles, couture et lingerie.

30. La Société pour l’enseignement professionnel des femmes s’est constituée, en 1870, en société anonyme à capital variable. Les actions sont de 50 fr. Un conseil d'administration formé de membres élus parmi les membres titulaires à rassemblée générale, administre la Société, nomme les professeurs et surveille toutes les parties du service avec le concour.® de comités ayant chacun ses attributions particulières. Le budget annuel de la Société est de 140,000 fr. environ.

31. L’école professionnelle des Ternes, fondée par une société privée, possède une organif-ation analogue à celle des établissements de la Société pour l’enseignement professionnel des femmes. Toutes les élèves reçoivent, outre un enseignement général et professionnel, des notions de repassage, de ménage et de cuisine.

§ G. ■ — Cours divers .

32. L’enseignement technique primaire est encore donné dans de nombreux cours privés très régulièrement suivis. Parmi les plus importants, on doit citer, à Paris, ceux qui ont été organisés par les chambres syndicales de la bijouterie et de la joaillerie, de la bijouterie-imitation, du papier et des industries qui le transforment, des ouvriers charrons, des ouvriers en voitures, de la Société d’enseignement professionnel de la carrosserie.

ENSEIGNEM. TECIIN., 33-3c.

des entrepreneurs de couverture et plomberie, des ouvriers plombiers, couvreurs et zingueurs ; par la réunion des fabricants de bronze, les associations polytechnique, philotechnique, FUnion française de la jeunesse, la Société d’instruction élémentaire, le patronage des enfants de l’ébénisterie et des apprentis tapis.siers; ceux, enfin, des Sociétés industri.'lles d’Amiens, d’Elbeuf, de Saint- Quentin, de Reims, de la Société de l’enseignement professionnel du Rhône, (le la Société philomathique de Bordeaux et de l’Émulation Lieppoise.

ART. 5. - ÉCOLES PROEESSIONNELLES OU d’aI'I'REN-

Page 1