AUT. 1. — ÉCOLE DES HAUTES ÉTUDES COMMER¬ CIALES
106. Cette école, fondée en 1881 par la chambre de commerce de Paris, a pour but de couronner, par un enseignement élevé, les études faites dans les établissements spéciaux et de donner aux jeunes gens qui sortent des lycées et des collèges les connaissances nécessaires pour arriver promptement à la direction des affaires de la banque, du commerce et de l’industrie. Elle est administrée par un comité composé de huit membres de la chambre de commerce.
107. La dui'ée des études normales est de deux années. On ne reçoit que des élèves internes et des demi-pensionnaires. Le prix de la pension est de 2,800 fr. pour les internes et de 1,000 fr. pour les demi-pensionnaires. L’école se recrute exclusivement par voie de concours. Les candidats étrangers sont soumis à la même règle. Toutefois, un certain nombre de ceux-ci peuvent être dispensés du concours, mais ils ne reçoivent, dans ce cas, ni diplômes ni certificats. La date des épreuves et le nombre des places mises au concours sont, chaque année, fixés par arrêté ministériel. Pour pouvoir concourir, les candidats doivent être âgés de 16 ans au moins au 1®*^ janvier de l’année du concours. Des dispenses exceptionnelles peuvent être accordées par le ministre du commerce et de l’industrie à des jeunes gens âgés de 16 ans révolus à la date du concours. Les candidats pourvus du diplôme de bachelier de l’enseignement secondaire spécial, de bachelier ès sciences ou de bachelier ès lettres bénéficient d’une majoration égale au dixième de la somme des points attribués à l'ensemble des épreuves.
108. Le programme de l’enseignement, déterminé par arrêté ministériel, comprend, la première année, la comptabilité, les mathématiques, la géographie, l’étude des marchandises, les analyses commerciales, l’économie politique, les diverses branches du droit dans ses rapports avec le commerce, la calligraphie, la sténographie et l’étude d’une langue étrangère. Les cours de deuxième année ont pour objet l’étude des matières commencées en première année en y ajoutant l’histoire du commerce, la législation budgétaire, douanière et fiscale, l’étude des transports, des chemins de fer, des gares fluviales, des docks, etc., et les langues étrangères.
109. Tous les élèves subissent, chaque semaine, deux examens particuliers au moins : un sur les langues étrangères, et un sur les autres matières du programme. Ceux qui ont réuni au moins 65 p. 100 du total des points que l’on peut obtenir pendant tout le cours de la scolarité, reçoivent un diplôme supérieur visé par le ministre du commerce et de l’industrie. Les autres élèves qui ont réuni à la fois au moins 50 p. fOO du total des points que l’on peut obtenir pendant le cours de la scolarité et au moins 60 p. 100 du total des points attribués aux épreuves de l'examen de sortie , reçoivent un certificat d’études signé par le président du jury et le directeur de l’école. Les quatre premiers cinquièmes des élèves français pourvus du diplôme supérieur bénéficient des dispositions de l’art. 23 de la loi sur le ic-
1076 ENSEIGXEM. TECIIN., iio-iu.
ENSEIGNEM. TEGllN., lis- ns.
crutement de rarmée et sont, sur leur demande, en temps de paix, après un an de service sous les drapeaux, renvoyés dans leurs foyers jusqu’à leur passage dans la réserve.
110. Dix bourses de demi -pensionnaires, entretenues sur les fonds de l’Etat, sont accordées par le ministre du commerce et de l’industne à la suite d’un concours auquel ne sont admis à prendre partque les Français âgés de IG ans au moins. Cinq de ces bourses sont mises chaque année au concours dans les villes chefs-lieux d’académie, savoir: Pari-s, Aix, Besançon, Bordeaux, Caen, Chambéry, Clermont-Ferrand, Dijon, Douai, Grenoble, Lille, Lyon, Marseille, Montpellier, Nancy, Nantes, Poitiers, Rennes, Rouen, Toulouse, Bastia, Alger, Constantine, Oran et Philippeville. Le concours porte sur les mêmes matières que l’examen d’admission. Un certain nombre de bourses sont également entretenues par la ville de Paris et des particuliers.
111. L’école, installée dans un immeuble spécialement construit pour elle, possède de vastes laboratoires parfaitement agencés, une bibliothèque spéciale abondamment pourvue et un musée commercial et industriel utilisé pour les besoins de l’enseignement.
ART. 2. - ÉCOLE SUrÉRIEURE DE COMMERCE
112. Cette école, dont le siège est, 102, rue Amelot, est la plus ancienne de toutes les écoles de commerce. Elle a été fondée en 1820 par deux négociants, MM, Brodart et Legret, sous le nom d’école spéciale de commerce. Elle ne prit le nom d’école supérieure de commerce de Paris qu’en 1830, époque à laquelle elle passa sous la direction d’Adolphe Blanqui. Après la mort de celui-ci, elle fut dirigée par Gervais, de Caen. Cet établissement appartient depuis 1869 à la chambre de commerce de Paris et il est administré par un comité formé de six membres de la chambre.
113. L’école supérieure de commerce de Paris a été légalement reconnue par l’État par un décret en date du 22 juillet 1890; elle a pour but de former des négociants, des administrateurs, des directeurs et des employés d’établissements industriels et commerciaux. La durée des études est de 2 ans. On ne reçoit que des internes et des demipensionnaires. Le prix de la pension, pour les élèves internes, est de 2,000 fr., et de 1,000 fr. pour les demi-pensionnaires.
114. L’enseignement se divise en deux comptoirs correspondant aux deux années d’études. L’école se recrute exclusivement par voie de concours et exactement dans les mêmes conditions que l’école des hautes études commerciales. ( Voy. cette école.) Les élèves reçoivent à la fin de leurs études, dans la même forme que ceux de ce dernier établissement, des diplômes leur donnant, au point de vue militaire, des avantages identiques. Les programmes, déterminés par arrêté ministériel, comprennent : en première année, la correspondance commerciale, la littérature française, l’application de l’arithmétique et de l’algèbre à toutes les opérations du commerce et de la banque, la comptabilité théorique et pratique dans toutes ses parties, la géographie commerciale et l’histoire du commerce, les langues étrangères, la physique, la chimie, l’étude des matières pre¬
mières, le dessin linéaire et d'imitation et la sténographie ; en deuxième année, la chimie appliquée à l’étude des marchandises et à la recherche des falsifications, les applications multiples de la comptabilité au commerce, à la banque et a l’industrie, les échanges et les arbitrages, les cléments (le la mécanique appliquée aux besoins du commerce et de l’indu.slrie, au matériel des ports de commerce, des chemins de fer et des docks ; la technologie des principales industries, le droit commercial et maritime, l’économie politique, l’histoire littéraire et les langues étrangères.
115. Des examinateurs spéciaux interrogent, chaque jour, un certain nombre d’élèves sur les principales branches de l’enseignement. A la fin de l’année, des médailles d’or, d’argent et de bronze sont décernées par le ministre du commerce et de l'indu.strie et la chambre de commerce, aux élèves qui se sont particulièrement distingués par leur travail.
116. Douze bourses d’inteniat sont entretenues sur les fonds de l’État et accordées par le ministre du commerce et de l’industrie à la suite d’un concours auquel ne sont admis que des Français âgés de 16 ans au moins et de 20 ans au plus le 1®*^ janvier de l’année dans laquelle ils se présentent. Six bourses sont mises au concours chaque année à Paris, Dijon, Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux, Rouen, Nantes, Lille et Nancy. Les épreuves consistent en une composition française, une rédaction d’histoire ou de géographie, une composition de comptabilité, un exercice d’arithmétique, une question élémentaire de physique ou de chimie, une version d’anglais ou d’allemand.