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STATIONS AGRONOMIQUES

Puis on peut citer, en 1868,1a station agronomique de iNancy transférée actuellement à Paris sous le nom de station de l’Est. Un certain nombre d’années auparavant s’étaient fondés des laboratoires agricoles à Caen, à Rennes et Aantes ; mais c’est depuis 1871 que le mouvement s’est accentué, sous l’empire des besoins nouveaux de l’industrie agricole et des découvertes de la science. C'est ainsi qu’aux analyses des engrais, des terres et des semences, sont venues se joindre successivement les recherches relatives à la sériciculture, à la viticulture, aux fermentations, à l’aquiculture, etc.

En 1891, on comptait 48 stations agronomiques dont 21 laboratoires proprement dits. Quelquesuns d’entre eux étaient voués à des études spéciales comme les laboratoires zoologiques de Marseille et de Boulogne-sur-Mer. Les 27 stations agronomiques renfermaient également quatre établissements consacrés spécialement à des recherches de physiologie végétale (Meudon et Antibes), à la zoologie (Banyuls) et à Paquiculture (Boulognesur-Mer), sans compter le champ d’expériences de Vincennes, près Paris, spécialement consacré depuis 1860 à l’étude des engrais.

Trois de ces établissements sont annexés aux écoles nationales d’agriculture de Grignon (station agroaomique) et de Montpellier (station viticole et séi'icicole) et à l’école pratique d’agriculture de Pétré (Vendée).

3. En outre, à Paris même, un certain nombre de stations ou laboratoires agricoles ont été institués depuis deux ou trois années.

Sont annexés à rinstitut national agronomique, savoir :

1° Un laboratoire de pathologie végétale ;

2“ Un laboratoire des fermentations ;

3® Une station d’essai des semences.

Ces trois institutions, quoique possédant chacune un directeur et un préparateur, sont placées sous le haut contrôle du directeur de l’Institut agronomique et reçoivent des subventions importantes de l’État.

Il en est de même pour un dernier établissement créé à Paris en 1889 par le ministère de l’agriculture sous le nom de station d’essai de machines agricoles, sur un terrain cédé par la ville de Paris.

4. Les stations sont généralement fondées avec le concours des départements et des associations agricoles. L’Etat leur vient en aide, dans la première période de leur existence, au moyeu de subventions proportionnées aux services qu’on doit en attendre. Un arrêté préfectoral détermine, pour les stations des départements, le prix des analyses qui ne peut être moins de 5 fr. par élément dosé, mais avec réduction facultative pour les syndicats agricoles. Pour Paris, c’est un arrêté ministériel qui fixe le taux. En général, dans les départements, les stations agronomiques sont dirigées par des directeurs, assistés ou non de préparateurs et les laboratoires agricoles proprement dits par des chimistes privés ou par quelques professeurs départementaux d’agriculture.

5. Un comité consultatif des stations agronomiques et des laboratoires a été institué pour imprimer aux études et recherches une marche mé-

thodique. C'est dans le même ordre d’idées qu’un membre dudit comité a été chargé depuis 1888 d’inspecter sur place les travaux effectués chaque année dans les stations et laboratoires.

Des instructions générales très circonstanciées, dressées par ce comité, ont été transmises dès 1887 à ces établissements au point de vue de la méthode à suivre dans l’analyse des matières fertilisantes.

6. Le directeur d’une station agronomique ou d’un laboratoire agricole subventionné ne peut être nommé que par la voie du concours.

Le préfet du département intéressé arrête la liste des candidats et nomme le jury composé de cinq membres dont l’un est présenté par le conseil général et les quatre autres par le comité consultatif. Le concours comprend trois natures d’épreuves : 1” deux compositions écrites, la première sur un sujet de chimie appliquée à l’agriculture ; la seconde sur un sujet d’agrologie, de culture expérimentale ou de technologie agricole ; 2” deux épreuves pratiques, sur l’analyse qualitative et sur l’analyse quantitative ; 3° une épreuve pratique sur l’emploi du microscope.

Les frais de concours sont à la charge du département pour lequel a lieu le concours.

Champs d’expériences et de démonstration. Les champs d’expériences annexés aux stations agronomiques donnent lieu à des essais susceptibles parfois de ne pas réussir. Le besoin se fit sentir de mettre de préférence sous les yeux des agriculteurs des démonstrations absolument pratiques et par suite immédiatement utilisables.

Le ministère de l’agriculture a cru devoir encourager particulièrement ce mode d’enseignement de visa et dans les circulaires des 19 et 24 décembre 1885 a défini nettement le but poursuivi.

Le rôle respectif des champs d’ expériences et de démonstration se trouve ainsi déterminé. A côté de la station agronomique dirigée par un directeur spécial s’ouvre le champ d’expériences. Puis par les soins du professeur départemental d’agriculture, que ses occupations appellent sur tous les points du département [voir Enseignement agricole) se multiplient les champs de démonstration, véritables leçons de choses.

Cette dernière création a rencontré le meilleur accueil de la part des conseils généraux et des conseils municipaux qui votent les fonds nécessaires pour leur organisation.

Le ministre de l’agriculture lui consacre de son côté une subvention spéciale qui, pour 1891, s’élève à 145,000 fr.

8. Indépendamment des bulletins dont les stations règlent elles-mêmes la périodicité, leurs travaux les plus importants sont insérés dans les Annales agronomiques, publiées avec le concours du ministère de l’agriculture depuis 1874, ou dans les Annales de la science agronomique française et étrangère, qui datent de 1885 et sont également subventionnées par l’État. Flechey.

STATISTIQUE. 1, Au point de vue de l’administration pratique, la statistique est la réunion de documents numériques, indispensables à la marche des services publics*. 11 n’est guère

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