CABARETS, CAFÉS, DÉBITS DE BOISSONS
1. Depuis des siècles, les débits de boissons à consommer sur place, tels que cabarets, cafés,
débits de liqueurs, sont soumis à des règlements de police spéciaux à cause des écarts et des désordres qu’ils sont sujets à favoriser. Dans son traité,
CABARETS, CAFÉS, etc., 2,3.
Delamare relate les diverses prescriptions auxquelles avaient à se conformer les taverniers et cabaretiers du xvi® et du xvii® siècle : obligation d’observer les fêtes et dimanches, défense d’ouvrir et de recevoir aucune personne chez eux pendant le service divin, de donner à manger aucune viande pendant le carême ni les autres jours maigres, de recevoir ou recéler aucuns vagabonds ou gens ditfamés, de laisser aucune personne jouer aux cartes, dés ou autres jeux défendus, de servir à boii'e à des gens domiciliés dans les Villes, bourgs ou villages où les débits étaient établis, obligation de ne vendre à ces gens que du vin à emporter, enfin défense de recevoir aucun consommateur après huit heures du soir d’octobre à avril et après dix heures d’avril à octobre. Aujourd’hui les règlements ont principalement pour but d’empêcher le désordre et le tapage, aux heures tardives de la soirée.
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