Le (jrand-rabbin du consistoire central a
CULTES NON CATIIOL., y, -os.
droit de surveillance et d’admonition à l’égard de tous les ministres du culte israélite, et aucune délibération ne peut être prise par le consistoire central, concernant les objets religieux, sans son approbation. Les (jr and s-rabbins des consistoires départementaux ont droit de surveillance sur les rabbins et mini-stres ofliciants de leur ressort.
Toutes les élections faites par les consistoires et assemblées électorales du culte israélite sont soumises à la confirmation du Gouvernement. Une loi du 3 mai 1831 a mis à la charge du trésor public les traitements des ministres du culte israélite. Jusqu’à cette époque, ils étaient payés, ainsi qu’on l'a dit ci-dessus (n® 4), au moyen de contributions que les consistoires étaient autorisés à repartir entre les fidèles. L’Etat entretient à Paris un séminaire du culte israélite.
54. Un décret du 27 mars 1893 a réglementé la comptabilité des communautés consistoriales. Cette réglementation est calquée sur celle qui a été établie pour les fabriques par un décret du même jour et que nous exposons au mot Fabriques. Sect. 3. — Cultes non catholiques en Algérie, etc.
55. Les cultes protestants forment en Algérie une Eglise mixte, organisée par l’ordonnance royale du 31 octobre 1839 et le décret du 12 janvier 18ü7, et placée sous l’autorité d’un consistoire séant à Alger. Un décret du 23 jam’ier 1884 a organisé les Églises protestantes dans l’Océanie. [Officiel 3 févr. 1884.)
56. Le culte israélite a été organisé par une ordonnance du 9 novembre 1845. Il a trois consistoires, à Alger, à Oran et à Gonstantine, dont les sièges sont aux chefs-lieux des trois provinces.
57. Le culte musulman a des muphtis, des thalebs et des imans. Il est compris parmi les services indigènes et porté au budget pour une somme déterminée.