RÉGLEMENTATION DES PÂTURAGES COM- MUNAUX, 555 à
Sect. 4. Dispositions générales, 5G4 à 56G.
Rihlio^rnphio.
INDEX ALPHABÉTIQUE
Abatage des arbres, 163, 164, 168, 186. — Abatage ou déficit de réserves, 158, i60. — Adjudicataire de coupes, 139 à 145, 151 à !80, 2 1 5, 250, 307, 313, 357, 3*50 — Adjudication de glandée, faînée, panage et paisson, 203 à 207, 3 52. — Adjudication des bois façonnés, 192, 196, 201. — Adjudication des coupes en b\oz, 128 à 150, 409 à 416. — Adjudication das coupes sur pied et par unités de produits, 180 à 181, 417. — Administration centrale des eaux et forôls, 18 à 25 — Administration forestière, 12, 18 à 52, 66 à 71, etc. — Affectations à des services
publics, 311 à 311. — Affectations à titre par ticulior, 303 à 310. — Afïlcbos, 128, 129, 14 j' 145, 33/, 390. — Affouage communal, 8, 423 à 466. — Agents dos eaux et forêts, 20, 33, 4 \ 49 à 52, 58, 67 à 69, 81, 97, 110, 114, 122, L28, 129, 131 à 134, 137, 143, 147, 151, 159,
202, 205, 23!), 252, 256, 26V, 274, 275, 306, 307, 313, 3 15, 341, 854, 3 il, 366 Ot SUÏV., 372, 388, 397, 399, 403 et suiv., 410, 422, 453, 481, 499 et suiv., 524 et suiv. — Algérie, 67 à 71. — Aliénation des forêts do l'État, 72 à 77 ; des bois des communes et des établissements publics, 47 1. — Améliorations pastorales, 18, 566.
— Aménagement, 15, 24, 95 à 100, 269, 287, 393 à 401, 482 — Amendes, 145 à 149, 153, 153 et SUiv., 203 â 207, 210, 247, 258,259, 271, 272, 277 à 281, 319 à 340, 356, 362, 365, 368, 373, 383. 412, 418, 450 et suiv ., 469, -470, 475, 510, 563 — Animaux Voy. Bestiaux, Porcs.
— Apanages, 10. — Appel, 366. — Arpentage dos coupes, 109 à 115, 173 à 179, 403. — Arpenteurs, 4, 110. — Arrachis de plants, 331.
— Assiette des coupes, 106 à 108. — Associations secrètes entre marcbands de bois, 143, 149. — Associations syndicales, 531 à 535. — Ateliers à façonner le bois, 165, 339, 343. — Audiences, 360 à 865.
Balivage, 116 à 122, 157, 403. — Baliveaux, modernes et anciens, 117, 485. — Bestiaux, 222, 258 à 281, 333, 335, 316, 349, 468, 489, 490.
— Bois de bourdaine, 314 — Bois de construction, 221, 255 à 257, 339, 370, 373, 418, 434 à 468. — Bois de délit, 48, 197 à 201, 330, 419,420 — Bois de fascinage, 314. — Bois de marine, 311 è 3i3, 386. — Bois des communes el des établissements publics, 8, 10, 310, 378 à 482. — Bois des particuliers, 8, 14, 287, 310, 352, 378 et suiv., 483 à 514. — bois indivis, 10, 378 à 384, 473. — Bois mort, 22, 244 à 247.
— Bonne foi, 316 à 318. — Bornage, 17, 81, 82, 91 à 91, 395 à 397, 482. — Branchages et rémanents, 314. — Brigadiers, 26, 35, 36, 51, 61. Voy. Gardes. — Briqueteries, 339.
Cahiers des charges, 130, 180, 208. — Cantonnement, 20, 282, 288 à 299, 309, 488. — Carrières, 210. — Cautions et cerliûcateurs de caution, 139 et suiv., 152, 182 et suiv , 349. — Chablis, 48, 198, 199, 330, 410, 419, 420. — Chasse, 212, 371. — Chasseurs forestiers, 51.
— Chemins, 206, 273 à 27 7, 330, 334, 335, 489, 491, 557. — Chemins de vidange, 169, 170, 172, 193. — Chèvres, 259 à 261, 469, 489. — Circonstances aggravantes, 320, 321. — Circonstances atténuantes, 318 — Citations, 50, 354 à 357. — Clandestinité des ventes, 143,
203. — Clochettes, 281, 439. — Code forestier, 17. — Communes, 76, 223, 237, 238, 252, 261, 261, 271 et suiv., 310, 379, 385 à 482, 519 à 563. ■ — Concessions à charge de repeuplement, 20, 21, 213 à 216 — Confiscation, 251, 319, 334, 449. — Conseil d'Étal, 20, 141, 144, 178,- 233, 231, 301, 391, 505, 544, 547. — Conseil de préfecture, 14, 178, 233, 234, 262, 264, 268, 301, 391, 427, 457, 4C6, 491, 531. — Conseil des forêts, 20 à 24. — Conseil municipal, 76, 271, 336, 333, 396, 398, 401, 408, 415, 421 et suiv , 426 et suiv , 452 et suiv., 463, 469, 524, 549, 560 à 562. — Conservateurs des eaux et forêts, 22 et suiv., 51, 53, 66, 76, 106, 129, 179, 198 et suiv., 256, 265, 275, 298, 299, 337, 339, 370, 373, 398, 404 et suiv , 416, 422, 469, 479, 502 et suiv., — Conservations forestières, 36, 6i>.
— Consolidation, 284. — Construction (Bois de), 221, 255 à 257, 339, 370, 373, 468. — Contrainte par corps, 36 0, 495. — Contraventions forestières. Voy. Délits foresli rs. — Coupe
ou enlèvement de bois, 324, 326, 328, 329. — Coupes: ordinaires, 21, 102, 383, 402,403; extraordinaires, 20, 21, 102, 129, 143, 383, 404; communales, 402 à 461 ; — Adjudication, 128 à 150, 180 à 184, 409 à 417 ; — Exploitation des coupes adjugées, i5i à 179; — Exploitation des coupes par l'État, 185 à 196 ; — Exploitation des coupes affouagéres, 449 à 452 ; — Vente sur pied en bloc, 105 à 179, 409 à 4i6; — Vente par unités de produits, 180 à U4, 417. — Crochets ou ferrements, 247, 489. — Cumul des peines,
Décharge d'exploitation, 179. — Déclaration de command, 139. — Di'fensabilité, 264 à 270, 468, 489, 491. — Défrichement, 8, 14, 287, 352, 475 à 477, 483, 485, 496 à 514, 543. — Délimitation, 81 à 94, 380, 395 à 397, 482. — Délits d'exploitation, 153 à 161, 253. — Délits forestiers, 13, 20, 21, 50, 153 à 161, 253, 271 à 281, 316 à 377, 449 et suiv., 472 à 477, 481,
492, 510 cà 514, 542, 554, 563, 565. — Délivrances pour services publics, 311 et suiv. — Délivrances affouagères, 424 et suiv. — Délivrances US.'tgères, 239, 242, 255, 256, 489. — Démolition, 319, 338, 339. — Dépôt de l'empreinte et du fer, 205, 279, 280, 468, 489. — Directeur général des eaux et forêts, 18 à 23, 108, 186, 189, 216, 256, 372, 373, 415, 502. — Distraction du régime forestier, 393. — Domicile, 139, 429 à 443, 465, 466. — Dommagesintérêts, 146, 148, 149, 161, 168, 177, 193, 319, 325, 333, 337, 362, 365, 373, 381, 450 etsuiv., 481. — Douaniers, 442. — Droit d'arreslation, 347. — Droits d'usage, 14, 209, 217 à 302, 467 à 471, 488 à 491.
Écoles forestières, 20, 53 à 66. — Écorçage sur pied, 166. — Élagage, 330 — Emploi (Obligation d'), 240, 241, 257, 425. — Emprisonnement, 147, 149, 259, 271, *77, 319, 323, 328 à 332, 337, 3.38, 345, 365, 370. — Enregistrement, 139, 183, 187, 192, 293, 350, 397, 413. — Entrepreneur des coupes, 186 à 191, 251, 253, 449 à 451, 490. — Esterel, 337, 487. — Établissements publics (Bois des). Voy. Bois des communes. — Étrangers, 431, 443. — Exécution des jugements, 367 à 370, 495, 554.— Experts, 84 à 86, 88, 91. — Exploitation des coupes. Voy. Coupes. — Expropriation, 529, 530, 550, 564. — Extinction des droits d'usage, 282 à 302, 4 71, 488. — Extraction ou enlèvement de menus produits, 332.
Faînée. Voy. Glandêe. — Feu (Partage par), 429 à 448, 465. — Feux (Allumage de), 165, :-36, 337. — Force majeure, 31 7. ^ — Forêts de la Couronne, 10. — Forêts de l'État, 10 à 17, 72 à 383 ; — Affectations, 303 à 314; — Aliénation, 72 à 78 ; — Aménagement, 95 à 100; — Concessions, 2 1 3 à 216; — Conservation et police, 315 à 377; — Délimitation et bornage, 81 à 94; — Droits d'usage, 217 à 302; — Impôt, 79, 80; — Prescriptibilité, 78; — Produits accessoires, 197 à 212; — Vente des coupes, 102 à 196. — Fosses à charbon, 165, 337. — Fossés, 274. — Fours à chaux ou à plâtre, 337, 339, 343. — Frais d'administration des bois communaux, 453. — Frais de garde, 225, 293, 380, 454, 478. — Frontière (Forêts de), 375 à 377. — Futaies, 5, 96, 109, 119, 274.
Gardes-cantonniers, 38. — Gardes champêtres,
493. — Gardes forestiers, C6, 34 et suiv., 62 et suiv , 129, 156, 216, 340 à 350, 354 et suiv., 376, 384, 487. — Gardes forestiers communaux, 454, 478 à 480, 487. — Gardes généraux des eaux et forêts, 26, 32, 43, 44, 51, 62. — Gardes généraux stagiaires, 33, 63, 65. — Gardes mixtes, 480. — Gardes particuliers, j 55, 478, 492, 493.
— Gardes-ventes, 153 à 155, 351. — Gazonnemenl, 5 1 9, 544 à 554. — Gendarmes, 442, 493. Glandée et famée, 202, 203, 204, 222, 421, 489.
— Griffage, 11 8.
Impôts, 79, 80, 225, 293, 295, 453, 481, 522. — Imprescriptibilité et inaliônabilité, 7 2, 78. — Incendie, 283, 337, 406, 487. — Incompatibilités, 45, 46. — Indemnités, 40, 41, 68. — Inspecteurs des eaux et forêts, 25 et suiv., 51, 60, 133, 137. Instruments propres à couper le bois, 319, 334, 346, 349. — Interdiction de vendre ou d'échanger les bois délivrés, 240, 24i, 418, 425, 468, 489. — Introduction d'animaux, 25s à 281, 333.
Juges de paix, 342, 314, 347 à 349.
Laies et tranchées, 113. — Loges, baraques et hangars, 339, 343. — Loi de sursis, 323.
Maires et adjoints, 76, 84, 129, 132, 252, 256, 271, 342, 344, 347 et suiv., 388, 395, 396, 404, 410 et SUiv., 422, 457, 459, 478, 493, 512, 522, 560, 562.
— Majorats réversibles à l'État, 10, 378 à 383. — Maronage, 221, 255 à 257, 468. — Marque des bestiaux et des porcs, 205, 278, 468, 489.
— Marteaux, 48, 1 1 7 à 119, 156, 312, 338, 340.
— Martelage, 16, 116 à 122, 311, 3.2, 314, 340, 403. — Maures (Région des), 337, 487. — Menus produits, 113, 209, 332, 422. — Ministre de l'agriculture, 18 et suiv , 42, 59, G0, 137, 216, 275, 298, 299, 313, 372, 373, 389, 393, 398, 406, 410, 416,, 452, 475, 480, 503 à 505, 514, 527, 530 et suiv. — Ministère de la guerre, 314. — Ministère de la marine, 311 à 3 1 3, 486. — Mise en défens, 544 à 554. — Montagnes. Voy. Terrains en montagne. — Mort-bois, 246 à 249. — Moutons, 259 à 261 , 469, 489. — Mutilation d'arbres, 326, 330.
Nettoiement des coupes, 22, 167, 168. — Nonusage, 284 à 286. — Nuit, 166, 320.
Obligation d'emploi, 240, 241, 418, 425, 468.
— Ouïe de la cognée, 1 53. — Outrepasse, 158, 159. — Ouvriers, 153, 445, 449.
Panage et paisson, 202 à 207, 263, 265, 278, 281,
332, 333, 421, 489. — Parcs et jardins, 509. — Parois, 112. — Partage des bois communaux, 473. — Pâtres, 206, 259, 271, 272, 277, 469, 489, 557. — Pâturage (Droits de), 222, 258 à 281,
333, 468 à 470, 489. — Pâturages communaux (Réglementation des), 555 à 563. — Pêche et pisciculture, 18, 24, 212. — Peines en matière forestière, 320 à 340 — Pensions de retraite, 20, 52. — Permis d'exploiter, 151 à 156, 188, 360. — Pieds corniers, 112. — Planche du milieu (Abandon de la), 241. — Ponts et chaussées, 211. — Porcs, 281, 332. Voy. Panage. — Possibilité des forêts, 224, 233, 262, 491. — Précomptage, 293. — Préfets, 75, 76, 82 et suiv , 132, 133, 173, 179, 256, 298, 299, 315, 337, 339, 384, 388, 401, 404 et suiv., 410, 415 et suiv., 427, 452, 455 et suiv., 463, 474, 478, 479, 503, 514, 524 et suiv., 55 7 à 562. — Préposés forestiers, 26, 34 à 42, 46 à 50, 62 et suiv., 143, 180, 216, 341 à 350, 481, 493, 500. Voy. Gai'des.
— Prés-bois, l, 391. — Prescriptibilité des forôls domaniales, 78. — Prescription acquisitive, 218, 226. — Prescription extinclive, 284 à 286. — Prescription dos délits forestiers, 358 à 360, 477, 513. — Prestations, 209, 370. — Preuves en matière forestière, 362 à 364. Voy. Procèsverbaux. — Privation du droit d'usage, 282, 319.
— Procès-verbaux des agents et des gardes, 114, 115, 127, 153, 155, 173 et suiv., 188, 265, 341 à 351, 355, 358, 362 à 364, 395, 477, 479. 487, 492, 501. — Produits accessoires des forêts, 197 à 212, 419 à 422.
Quart on réserve, 400, 401, 407.
Rachat des droits d'usage, 20, 282, 300 à 302, 488.
— Ramage, 221. — Kéarpenlage et récolement,
173 à 179, 190. — Reboisement, 515 et suiv. — Receveurs et percepteurs, 132, 183, 139, us,
1>*. lsS. t92. 3li>, stï». :H>7, 112 et suiv., 453, L5T, I5s, 495 — Récidive, 320, 840, 588. — RéfrtflM forestier, U A IT, as.» A 394, 841 à 543.
— Renonciation au droit d'usage, 284. — Réquisition do l;i force puhl iquo, 31.) — Réserves, 16V, |88, 180. Résines, 1, 20s. — Restitutions, 1 te, 160, t i, 818, :t-0, 884, 481.
S., se. :; .sir., :; 1 :• — Sangliers (Destruction îles». Voy. le mol Chasse «lu Dictionnaire. — Soieries, 339, 310, 3 13. — Sectionnement, 446.
— Semis et plantations, 889, 881, 5*7, 643. — Séquestre, 346, 849. — Sonnent des agents et préposes, 17 — Souchetage, 156, 188. — Statistique forestière, 3, 6, 75.
Taillis. 5, 99, 109, 117, 274. — Taxe d'affouage, LM à 468 — Terrains en montagne, 8, 84, 892, 1^7, 509. 5l5 à 560. — Titres, 223, 228, 262, 884, 868. — Transaction (Droit de), 20, 81, 871 à 374. — Tribunal correctionnel, 144, 283, 352 i .;7o. — Tribunaux judiciaires! Compétence des),
144, 150, 233, 275. 276, 299 et Suiv., 305, 491.
— Troupeau commun, 271, 272, 277, 489, 557. Tuileries. 339. — Usage de la scie, 320. — l' sages forestiers icn général), 217 à 235. — Usages en bois, 221, 236 à 267. — Usages au pâturage, 222, 258 à 281, 469, 470, 489. — Usines, 303 à 308, 339, 313.
Vergers, l. — Vidange des coupes, 169 à 17 1, 193, 414. — Visitodes agents et gardes foresrestiers, 812, 313. — Voies de recours, 366. — Voitures et attelages, 332, 335, 346.
1 . On entend par forât un terrain planté d'arbres et dont la production principale est le bois, bois de chauffage ou bois de construction. Outre le bois, certaines forêts produisent aussi des écorces à tan ou à liège, ou encore des résines.
Les vergers, terrains plantés d'arbres, mais dont la production principale a pour objet des fruits, et non du bois, — les prés-bois, pâturages 0 iverts de quelques bouquets de bois et que l'on rencontre surtout dans les départements du Doubs et du Jura, — les arbres épars, c'est-à-dire les arbres isolés sur les haies ou dans les champs, — enfin les avenues ne constituent pas des forêts, et, par suite, ne sont pas soumis à la législation spéciale établie par le Gode forestier.
2. Les expressions bois et forêts sont synonymes. Cependant le Code forestier emploie de préférence le mot bois pour désigner le domaine forestier des communes. Dans le langage usuel, le mot forêt est employé pour désigner les terrains boisés d'une grande étendue, et le mot bois pour les terrains b lises de moindre étendue. Mais il n'y a aucune conséquence juridique à tirer de ces différences de langage.
3. Il y a en France 9 millions et demi d'hectares de bois ou forêts, dont 1 1 00 000 hectares appartiennent à TÉtat, 2 200 000 hectares aux communes et aux établissements publics; le surplus, s il environ 6 200 000 hectares, appartient aux particuliers.
La superficie totale du sol forestier représente donc plus d'un sixième (exactement 18,8G6 p. 1 00 ; du sol agricole de la France. Dix-huit départements ont plus du quart de leur territoire couvert de forets. Dans les Landes, les forêts occupent plus de la moitié de la superficie du département (56 p. 100). Viennent ensuite le Var, la Gironde, les
Vosges, l'Ariège, le territoire de Helfort, le Jura, la Haute-Saône, la Haute-Marne, la Meuse, la Nièvre, la Côte-d'Or, la Drôme, les Ardennes, le Doubs, la Haute-Savoie, Meurthe-et-Moselle et les Hautes-Alpes.
4. Les essences principales qui entrent dans la composition de ces forêts sont, parmi les bois feuillus, c'est-à-dire parmi ceux qui repoussent de souche et qui, sauf un petit nombre d'exceptions, perdent toutes leurs feuilles pendant l'hiver, le chêne, le hêtre, le charme, et, parmi les résineux, qui ne repoussent pas de souche et qui, sauf le mélèze, conservent toujours des feuilles, le sapin, Fépicéa, le mélèze, les pins sylvestre, maritime, laricio, etc.
5. On distingue plusieurs manières de cultiver et d'exploiter les bois, et à ces diverses manières, que Fou désigne par ces mots : Modes d'exploitation, correspondent autant d'états différents de peuplements.
Lorsqu'on laisse croître les arbres qui forment un massif jusqu'à l'âge où ils sont susceptibles de porter des semences fertiles, et qu'on les exploite de manière à en obtenir un réensemencement naturel , on leur applique le mode de traitement dit de la futaie, et le massif porte le nom de futaie. Lorsqu'on les coupe avant l'époque où ils produisent des semences, et que l'on compte, pour la régénération, sur la faculté qu'ont les souches de rejeter, on les exploite d'après le mode dit Au taillis simple, et le massif porte cette dernière dénomination. Enfin, lorsqu'au milieu du taillis on laisse épars çà et là un certain nombre de sujets destinés à parcourir une ou plusieurs révolutions (périodes de renouvellement du taillis), le repeuplement prend le nom de taillis sous futaie ou taillis composé.
6. La statistique agricole de 1892 évalue à 27 587 000 mètres cubes de bois la production moyenne annuelle de la France, et à 290 millions et demi de francs, dont 65 700 000 pour les bois soumis au régime forestier, la valeur des produits. GetU production est loin de suffire aux besoins de notre consommation, à laquelle l'importation fournit, chaque année, des bois communs pour plus de 200 millions de francs.
7. Le Code forestier, promulgué le 31 juillet 1827, et l'ordonnance royale du 1er août suivant, rendue pour l'exécution de ce code, forment aujourd'hui, avec quelques autres dispositions ultérieures, la réunion des règles auxquelles est soumise, en France et en Algérie, l'exploitation du sol forestier.
8. Parmi les lois qui, depuis 1827, ont modifié ou complété le Code forestier, les principales sont :
1° La loi du 18 juin 1859, qui a modifié un certain nombre d'articles du Code forestier, notamment en ce qui touche le défrichement des bois des particuliers ;
2° La loi du 19 avril 1901, sur le partage des bois d'affouage. Ces deux lois ont été incorporées au Code forestier ;
3° La loi du 4 avril 1882, sur la restauration et la conservation des terrains en montagne. Cette dernière loi, bien qu'elle fasse partie de la législation forestière, est demeurée en dehors du Code forestier.
9. Considérée dans son ensemble, notre législation forestière est essentiellement traditionnelle. Les rédacteurs du Gode forestier de 1827 ont, en effet, largement puisé dans l'ordonnance des eaux et forêts du mois d'août 1669, dont ils se sont surtout attachés à mettre les dispositions en harmonie avec le droit nouveau créé par la Révolution. C'est ainsi que, depuis la loi des 19-25 décembre 1790, qui a supprimé les pouvoirs de juridiction attribués par l'ordonnance de 1669 aux Tables de marbre et aux maîtrises des eaux et forêts, la connaissance des délits forestiers appartient aux tribunaux de l'ordre judiciaire.
10. Le législateur a divisé le sol forestier eu deux parties : l'une, sur laquelle l'État exerce un droit de propriété ou de tutelle, comprend : l°les bois et forêts de l'État, qui englobent aujourd'hui les anciennes forêts de la Couronne et les bois jadis possédés à titre d'apanage, que l'art. 1er du Code forestier énumérait à part ; 2° ceux possédés à titre de majorats réversibles à l'Etat ; 3° une partie de ceux des communes et des établissements publics ; 4° ceux enfin sur lesquels l'État, les communes et les établissements publics ont des droits de propriété indivis avec des particuliers.
L'autre, sur laquelle l'Etat n'exerce ni droit de propriété ni tutelle, comprend les bois des particuliers et quelques-uns des bois des communes et des établissements publics.
Les bois et forêts rangés dans la première classe sont soumis au régime forestier. Les bois et forêts des particuliers sont affranchis de ce régime. Toutefois, on verra qu'ils sont soumis à quelques-unes de ses dispositions.
11. Le régime forestier consiste dans un ensemble de règles édictées par le Code forestier et relatives à l'administration, à la conservation et à la jouissance des forêts soumises a ce régime, règles auxquelles échappent, en règle générale, les bois non soumis au régime.
12. Ainsi, au point de vue de l'administration, les forêts appartenant à l'État sont régies par l'administration des eaux et forêts qui, depuis le décret du 15 décembre 1877, fait partie du ministère de l'agriculture, et non par celle des domaines, laquelle dépend du ministère des finances.
13. Àu point de vue de la conservation, il existe, à côté d'une législation pénale générale, qui assure sans distinction la protection de tous les bois et forêts, certaines dispositions (C. F., art. 151 à 158) qui ne sont applicables qu'à des contraventions commises dans les bois soumis au régime forestier.
Une distinction analogue se retrouve en ce qui concerne les règles relatives à la poursuite des infractions forestières (voy. C. F., art. 159 à 187 pour les bois soumis au régime forestier, et art. 188 à 191 pour les bois non soumis au régime) et à l'exécution des jugements de condamnation [voy. C. F., art. 209 à 214 pour les bois soumis au régime, et art. 215 à 217 pour les autres).
14. A ce même point de vue de la conservation des bois, le Code forestier interdit de grever de droits d'usage nouveaux les forêts soumises au régime forestier, tandis que rien n'empêche un
particulier de concéder dans ses bois tels droits d'usage qu'il lui convient.
Pour le défrichement, il y a également entre les règles applicables aux bois des particuliers et celles établies pour les bois des communes et des établissements publics certaines différences que nous aurons à faire connaître. ( Voy. infra, nos 475 à 477 et 498.)
15. Au point de vue de la jouissance, les bois soumis au régime forestier sont assujettis à l'aménagement, c'est-à-dire qu'ils doivent être exploités suivant des règles fixées à l'avance et qui déterminent la durée des périodes d'exploitation. Celleci n'est donc plus régie par la volonté des représentants légaux du propriétaire, commune ou établissement public.
16. Enfin, les bois soumis au régime forestier sont frappés d'une servitude dont sont affranchis les bois des particuliers. C'est le droit de martelage, qui consiste dans le droit du ministre de la marine de désigner les arbres propres au service de la marine en les frappant d'un marteau particulier. En fait, du reste, par suite des transformations introduites dans la construction des navires, le droit de martelage a cessé de s'exercer.
17. Nous aurons à signaler encore (voy. infra, nos 81 et suiv.) une autre différence entre les bois soumis au régime forestier et les bois non soumis à ce régime en ce qui concerne les règles du bornage.