CHAP. VIII. — STATISTIQUE
50. On évaluait en 1807 à 500 000 hectares la superficie totale des marais ou terres marécageuses existant en France à cette époque. C'est ce qui résulte de l'exposé des motifs de la loi du 16 septembre 1807. Celui de la loi du 28 juillet 1860 a évalué la superficie restant alors à dessécher à 185 000 hectares environ. On aurait donc, dans l'intervalle, desséché 3 1 5 000 hectares. Parmi les grandes entreprises de dessèchement menées à bonne fin par application de la loi de 1807, on peut citer le dessèchement des marais du littoral, dans la Gironde (12 000 hectares), l'assainissement des vallées de la Mar et du Yizézy, dans la Loire (35 000 hectares), etc.
Quant à la loi du 28 juillet 1860, elle n'a produit que des résultats peu importants. La majeure partie des communes ont refusé d'entrer dans la voie qui leur était ouverte par cette loi et les cas dans lesquels l'État a cru devoir dessécher leurs marais d'office ont été tout à fait exceptionnels.
Mis à jour par A. Boitard. SlVIlTH.
BIBLIOGUAPHIE.
Code des dessèchements, par Poterlet. Paris. 1817.
Traité des eaux, par Picard. Tome 4. Paris, Rothschild. 1891.
Répertoire du droit administratif. Régime des eaux. Pans, Paul Dupont.
MARAIS SALANTS. 1. On nomme marais salants, salins ou salines, un terrain destiné à l'évaporation de l'eau de mer. Il est partagé en différents compartiments, appelés pièces dans le langage technique, par lesquels l'eau de mer passe successivement à des degrés de concentration de plus en plus forte jusqu'au dernier, où se dépose le sel.
2. Les marais salants et. en général, les sels sont aujourd'hui régis par la loi du 17 juin 1840, complétée par l'ordonnance du 27 juin 1841. Nous n'avons à nous occuper ici que des mesures de surveillance et d'hygiène publique, renvoyant pour les autres détails au mot Sel.