A HT. 3. RÉPARTITION DE LA FLOTTE
25. Il est de la plus haute importance pour un pays de répartir judicieusement les forces navales dont il dispose de façon à protéger la plus grande somme possible d'intérêts nationaux, tout en assurant la concentration la plus avantageuse de ces forces dès le début de la guerre. Cette répartition a souvent varié suivant les ressources de la marine et les exigences de notre politique ; nous avons à l'heure actuelle :
L'escadre de la Méditerranée, sous les ordres d'un vice-amiral et composée de deux divisions actives commandées par des contre-amiraux : elle comprend vingt cuirassés, croiseurs cuirassés et contre-torpilleurs que renforce au besoin la division de réserve, également commandée par un contre-amiral et qui comprend six bâtiments ;
L'escadre du Nord, commandée par un viceamiral avec un contre-amiral en sous-ordre : elle
comprend dix-neuf bâtiments répartis en deux divisions; il y a en outre, une division de réserve composée de trois croiseurs cuirassés;
La division navale de l'Atlantique avec quatre croiseurs ;
L'escadre de l'Extrême-Orient, commandée par un vice-amiral : elle est composée de vingt-deux bâtiments répartis en deux divisions actives et une division de réserve ;
La division navale du Pacifique avec trois bâtiments ;
La division navale de l'Océan Indien avec sept bâtiments ;
La division navale de Terre-Neuve et d'Islande, constituée, chaque année, pendant la saison des grandes pêches à la morue ;
La division navale de Tunisie, qui se compose de trois bâtiments : elle a pour centre Bizerte ;
La division navale d'Algérie, récemment organisée.
Nous avons, en outre, les stations locales de l'Annam et du Tonkin, du Sénégal et de la Guinée occidentale, du Congo, de la Guyane, de Constantinople et de l'Algérie.
A citer également les défenses mobiles avec leurs nombreux centres de stationnement ou postes de refuge de torpilleurs échelonnés sur tout le littoral de France, d'Algérie, de Tunisie, de Corse, de Cochinchine et de Madagascar, enfin les stations de sous-marins.
Un certain nombre de bâtiments sans valeur militaire font le service de transports côtiers ; d'autres assurent la surveillance des pêches.
Les autres unités de combat sont en essais ou en réserve. [D. 27 déc, 1902 : Décis. min. Ibjanv. 1903.)