CHAP. X. — LES EAUX
95. Les travaux qui, avant le début du xixe siècle, avaient concouru à l'approvisionnement de Paris en eaux publiques avaient été exécutés tantôt aux frais du Trésor royal, tantôt aux frais de la ville seule. De là l'ancienne division des eaux de Paris en eaux du roi et en eaux de la ville. A la suite des études faites sur l'ordre du Premier Consul, une loi du 29 floréal an X (19 mai 1802) ordonna qu'il serait ouvert un canal de dérivation de la rivière d't ureq et que cette rivière serait amenée à Paris dans un bassin près de La Villette. Les fonds nécessaires devaient être prélevés sur l'octroi de Paris et le préfet de la Seine était chargé de l'administration générale des travaux, même pour la partie située hors du département. Peu après, un arrêté des consuls du 6 prairial an XI, modifié par un décret du 4 septembre 1807, ordonna la réunion de toutes les eaux anciennes et nouvelles en une seule administration régie, aux frais de la ville de Paris, par le préfet de la Seine, sous la surveillance du directeur général des ponts et chaussées et l'autorité du ministre de l'intérieur. C'est depuis lors que la ville se trouve en possession de l'ensemble du service des eaux de Paris et que tous les ouvrages dépendant de ce service sont considérés comme faisant partie de la grande voirie.