Les eaux du canal de l'Ourcq, avec celles
puisées en Seine et quelques autres d'importance seeondaire, ont servi exclusivement à l'alimenta- Uon dos Parisiens jusque une époque très voisine de nous. D'est seulemenl en 1862 qu'un décret en Conseil d'État a autorise les travaux à faire pour la dérivation dos sources de la Dhuys et en 1866 que fut autorisée, en ta même forme, la dérivation di s sources de la vallée de la Vanne, ache> ée en IS74. Depuis, les dérivations de sources ont fait l'objet de lois [sources de la Vigne et de Vcmcuil, L. 5 juill. 1890 ; sources du Loing et du Limant, 21 juill, 1897). Ces lois eonlienn mt un article ainsi conçu : « lai ville de Paris sera tenue d'indemniser des dommages résultant de la
dérivation les propriétaires et usagers qui se servent des eaux émanant de ces sources, soit pour la mise en mouvement de leurs moulins et usines, soit pour l'irrigation de leurs terres, soit pour toutes autres causes. Ces indemnités seront réglées comme en matière de dommages résultant de l'exécution des travaux publics. Les droits des tiers, notamment ceux des communes en ce qui rue les lavoirs et abreuvoirs communaux, sont expressément réservés. »
97. .Nous n'avons pas à entrer dans l'exposé, si important suit-il, de l'organisation actuelle du service : service privé, auquel sont attribuées les eaux de source et les eaux de rivière filtrées; service public, auquel sont réservées les eaux de la Seine, de la Marne, de l'Ourcq, des puits artésiens. Disons seulement que, dans cette organisation, la ville s'est réservé l'exploitation technique et qu'elle a chargé une compagnie pour cinquante an> (jusqu'en 1910), à titre de régisseur intéressé, du placement des eaux , des rapports avec les abonnés, des travaux d'embranchement, de la recette des produits, etc. (Traité 11 juill. 1860, mod. 26 déc. 1867 ; Traité 26 mars 1880 ; Jîègl. sur la concession des eaux de source 8 août 1894.)