‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 123 sur 140 · ROS Î · texte numérisé non relu

ROS Î

lions romanes ont un caractère saisissant, soit par sa lourdeur, sa richesse, sa sévérité, ou sa bizarrerie. * *

Les monuments romans sont excessivement nombreux : or, comme à fort peu d*exceptions près ils ont tous été élevés dans une période très-courte, piûsqu*elle n*est guère de pluâ de cent quatre-vingts ans pour la partie du nord-ouest, et que, d*un autre côté, une multitude de ces édifices ont dCi disparaître, il faut dire que le mouvement religieux des esprits au XI^ siècle et au Xlh, (lui se manifesta et par les Croisades et par Térection de tant de temples, fut vraiment quelque chose de prodigieux.

ROMPU (Torb). Voyez Tore elBillettes.

ROND-POINT , m. Intérieur de Tapside circulaire d'une église. (Voyez le plan, page 135.) RONDE-BOSSE , f. Voyez Bosse,

ROSACE, f. Ornement de forme ronde, mais dont les détails, variant à Tinfini, ne peuvent point être indiqués. En voici un spécimen qui date du Xin« siècle.

Rosace est encore synonyme de Rose dans ses deux acceptions; mais il faut surtout s'en servir pour désigner ces ouvertures rondes et polylobées, si communes dans le réseau des fenêtres du XIÎP et du XÎV« siècle. (Voyez la vignette de Tart. Rayonnant.)

ROSE, f. Grande fenêtre, généralement circulaire, et divisée en compartiments par des meneaux.

Ainsi que nous Tavons dit ailleurs, les roses semblent tirer leur origine de ces fenêtres rondes , nommées oculi , percées dans le tympan des anciennes basiliques, et qu'on voit encore dans certains monuments du XV siècle ; mais ce n'est qu'au XIP

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(|u'appai'ai»itt[il les véilUiblcs i-oses, qiiu caractérise la pi-éwiia' •le meneaux rayuuniinls. k celte âpoque, elles oITcent rasix^i iruiie roue '. donl les rais sont rorméti piir de peliles coloimi'S ii bases et à chapiteaux , n i|ui soni reliées entre elles par des

arcs l'ii plein cintre , ou trilobés. Quelquefois il y a deux rangées de colonnes , et toujours des moulures à arabesques ou it rinceaux forment la circonférence. L"s roses sont rares au XII' siècle; au contraire, à partir du XI1I°. elles deviennent fort communes et commencent k déployer liiie richesse, une élégance ei une variété inouies. Ce sont d'abord dés compartiments i-ayonnant dii centre et formée d'ogives, de trétiès, de quatre-reuille»'. et en général de toutes lès rosés polylobées. Wiis tai-d toutes ces Tormes gagnèrent en mouvement, devinrent lancéolées, et parfois n'iri'adiêrenl plus du c«nll'e; enllB, dans Ifes monuiAenls de style ogival tertiaire, les meneaux (\fi roses se tx)ntournent en lignes sinueuses, s'entrecoupant avec un art infini, et présentant une

justification complète Ju lemie /l(iwi6oi/nn/ i^u'un emploie pour It^ iléâigneV'

Les roses se voient généralement uu Iroisième étage îles grandes façades. Il n'y en a ordinairement qu'une, maisdans les portails Irinitairi's on peut en rencontrer trois. Souvent aussi il en existe dans les gables , mais celles-là sont de moindre dimension , etalTectenl quelquefois la forme d'un triangle ou d'un

arré curviligne. On cite des exemples de lemXits crucilormes einplaçant les roses.

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