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moyen devient plus oomman* et dans le Midi on fit même usage du grand. A partir du XIII* siècle, l'&pus spicatum, les dessins formés par le ciment des joints, ainsi que les briques furent entièrement abandonnés. Les pierres acquirent des dimensions plus considérables, et elles furent appareillées avec plusde soin. Les voûtes seulement continuèrent à être généralement formées de petits blocs noyés dans du mortier.
L^examen de l'appareil d'un édifice peut sans doute aider à en déterminer la date, mais il faut se garder de donner trop de valeur aux inductions qu'on peut tirer de sa nature. On a dit avec raison que le choix de l'appareil des constructions étant ordinairement le résultat de la qualité et de la quantité des matériaux produits par le pays, cet appareil ne pouvait que fournir des renseignements fort peu sûrs relativement à l'âge des monuments. Il n*y a que Topus spicatum donl la présence annonce un fait positif, l'antériorité au XUV siècle ; l'opus reticulatum et tes briques en sont aussi un in<1ice assez certain.
APPAREILLÉ. Les pierres appareillées sont celles qui sont taillées sur toutes les faces, et qu'on distingue ainsi des moellons de blocage.
APPUI, m. C'est, à proprement parler, la tablette de pierre qui couronne l'allège d'une fenêtre, et sur laquelle on s'appuie quand on regarde en dehors; mais on désigne également ainsi le bas de toutes les fenêtres, qu'elles soient accessibles ou non. (Voyez Abat-jour et Fenêtre.)
On dit qu'un objet est à hauteur d'appui, lorsqu'il est élevé d'environ un mètre. On nomme aussi mur d'appui, ou simplement appuis celui qui est disposé pour servir de garde-fon.
AP8IDAL. Qui a rapport à l'apside. On se sert souvent de l'expression chapelles apsidales, pour désigner celles qui entourent un chevet. (Voyez Église,)
APSIDE, /. Partie ordinairement circulaire ou polygonale, qui termine le chœur d'une église. Apside vient du grec'A'J/lç, mot qu'on traduit par voûte : dans les basiliques l'apside était en ^fTet la seule partie qui fût recouverte d'une voûte, que, à cause
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de sa forme, on appelait quelquefois concha. (Voyez Eglise et Basilique).
D'après Ducange, le nom d'apsis ou absis se donnait aussi au ciborium : il a également servi à désigner une châsse. En fran-^ çais apside a pour synonymes chevet et rond^point. Tribune et hémicycle s'emploient encore dans le même sens, en parlant des églises primitives.
Dans les basiliques romaines, il existait, aune des extrémités, une t>artie circulaire où se plaçait le tribunal. Les basiliques ayant été converties en églises, leur forme fut dans la suite con* sacrée pour les temples chrétiens , de sorte qu'on y retrouva Thémicycle qui devint le lieu saint où furent placés Tautel, les sièges pour les prêtres, et le trône pour Tévêque. Il parait que l'apside était alors séparée du reste de Téglise, par des rideaux qu'on tirait dans certains moments, ou par des grillages, cancelli.
Pendant toute la période romane , la forme circulaire fut presque constamment la seule employée pour les apsides ; seu^ lement, au XP et au XIP siècle, on les entoura souvent de chapelles rayonnantes au nombre de trois ou même de cinq. Cette disposition, dans laquelle on a vu une intention dej^eproduirc Tauréoledu Christ, n'était peut- être qu'une réminiscence, qu'une transformation de ces salles annexées auxapsides des basiliques primitives, et qu'on désignait du nom de pastoforia.
C'est avec la naissance de l'architecture ogivale que les apsides commencèrent à affecter les formes polygonales, qui furent communes pendant toute sa durée. Trois, cinq ou sept pans sont l'arrangement qu'on rencontre le plus souvent. Il faut observei' qu'à toutes les époques on trouve, mais fort rarement, des exemples d'apsides carrées *. On cite aussi quelques exemples d'apsides triangulaires.
. Dans certaines églises, en très- petit nombre, les transsepts sont terminés par des hémicycles auxquels on donne aussi le nom d'apsides ; dans d'autres, encore moins nombreuses, il y a
1 11 serait plus juste de dire, en ce cas, qu'il n*y a pas d'apside.