‹ Dictionnaire de l'architecture du Moyen âgeChapitre 19 sur 140 · ARE · texte numérisé non relu

ARE

AREA. Ce mot sp ti-ouvo employé comme synonyme triilniiin. (Voyez ce dernier. ]

ARÊTE, f. Angle saillant formé par ileuj des surfaces filanes on courbes ii"iin mur, d'une pierre, d'une rtiouhire. (P, W, B, dernière vignette de l'article Are.) — Ornement à jour qni décore le fa1tii(îe d'une toiture. On le nomme aussi erSU. (Voypz Crète.) — Arfte de poisson. C.'fsl l'appareil appelé également opus spicatum. (Voyez Appareil.)

tirs voûtes d'arme sont celles qui , produites par l'inlei'sectioii di! deux voûtes en berceau qui se pénètrent, Torraenl qualre lunettes XXXX, et conséquemmenl qualre arfies, d'où vieni leur

Les voAti-s d'arête, qui ont le très-grand avantage de pouvoir s'exécuter sur loul< s sortes de plans et de courbures, ainsi que de répartir presque toute la poussée sur quatre points, étaient connues des Romains ; mais ils n'en ont fait qu'un Irès-petit usage, surtout comparé à celui, si général, qu'en ont failles constructeurs de toutes les époques du moyen âge. En efTet, dans les monuments occidentaux, toutes les voûtes complètes, à peu d'i-xci>ptions près, sont de cetteespèce. Maiscest particulièrement

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dans l'architecture ogivale que les voûtes d'arête reçurent, pour ainsi dire, leur application naturelle^ En effet, dans ces voûtes, la poussée, comme nous venons de le dire, ne s*opèreque sur quatre points, de sorte qu'on peut, en les fortifiant convenablenaent au moyen d'arcs-boutants, avoir entre eux des parties de muraille n'ayant à supporter d'autre effort que celui de leur poids, et, par conséquent, propres à être percées*, sans altérer la solidité de l'édifice, de ces hautes fenêtres qui sonl un des éléments du style pointu. D'un autre côté, la projection des courbes diagonales d'une voûte d'arête en ogive produit des ogives, tandis que la projection des courbes diagonales d'une voûte d'arête en plein cintre, lorsque celle-ci est établie sur un parallélogramme dont les quatre côtés ne sont pas égaux, produit, non pas des pleins-cintres, mais des courbes elliptiques, c'est-à-dire non en harmonie avec la génératrice de la voûte. Cette circonstance a tellement frappé un architecte anglais, James Essex, qu'il y a vu l'origine de l'usage de l'ogive.

, Les voûtes d'arête ont très-fréquemment leur clef placée plus haut que celles de leurs arcs-doubleaux , et il parait que l'on éprouve de l'embarras h signaler cette particularité, car on le fait ordinairement d'une manière fort peu claire : on pourrait adopter l'expression de voûte d'arête à clef surhaussée,

ARÊTIERS, m. Pièces de bois placées obliquement de manière à former les arêtes des combles de forme pyramidale. — On pourrait donner ce nom, et nous croyons nous souvenir qu'on l'a donné, aux tores qui garnissent les angles des flèches de pierre du XIï^ et du XIII* siècle. — Le mot arêtier a été employé mal à propos pour arête de vodte.

ARGENT, m. Un des deux métaux employés en blason. On le représente en gravure par une surface unie, sans hachures ni pointillé.

ARMATURE, f. Ensemble des pièces de fer de différentes sortes, dont on se sert pour consolider une construction.

Dans l'architecture chrétienne, mais particulièrement dans les monuments à ogives, on s'est beaucoup servi des armatures. L'état de ruine de beaucx)up d'édifices permet de voir quels

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