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étaient les procédés qui Turent employés. On remarque, par exemple, que ces colonnettes isolées qui surprennent par leur extrême légèreté, étaient souvent percées dans toute leur longueur d'un trou par lequel passait une barre de fer qui augmentait beaucoup leur solidité. En général, tous les porte-à-faux étaient rattachés aux massifs par des liens de métal.

Une armature de verrière est la réunion des tringles de fer diversement disposées, auxquelles se rattachent les vitraux. (Voyez H, vignette de l'article Fenêtre,)

La forme de ces armatures a naturellement suivi les modifications qui sont survenues dans Tagencement des vitraux dont elles formaient les encadrements. Ainsi, elles ont d'abord été disposées en losanges, en trèfles, enquatre-feuilles, et ont été employées en grand nombre par suite du peu de grandeur des médaillons ; mais peu à peu elles se sont simplifiées, le champ de la peinture s'élargissant, et au XVF siècle elles ne consistaient plus qu'en un petit nombre de barres transversales, et en deux autres verticales qui soutenaient les bordures. Aussi les vitraux de cette

dernière époque sont-ils moins solides que ceux du XHP siècle.

ARQUÉ. En forme d'arc.

Les tombeaux arqués sont ceux qui consistent en une arcade formant niche, et pratiquée dans l'épaisseur d'un mur. Le type primitif de ces tombeaux existe dans les Catacombes.

ARRACHEMENT, m. Lorsqu'une voûte s'écroule, les débris qui restent attachés aux murailles qui la soutenaient, s'appellent arrachements.

Faire des arrachements, c'est enlever des pierres formant le parement d'un massif, afin de s'assurer dans quel état est Tintérieur.

ARRASE, f. Dernière assise de niveau d'une muraille. — Pierre mince qu'on place au-dessus d'une autre trop basse, de façon à combler le vide que présente cette dernière, et à faire, ainsi, que l'assise soit partout de niveau.

ARRIÈRE-BEC, m. C'est l'éperon appuyé à une pile de pont, et l>lacé en aval, c'est-à-dire du côté opposé à celui d'oii vient le eouraiil.

ATT 4i

ARRIÈRE-CHOEUR, m. « On appelle arrière-cbœur, celui d'un « couvent qui esl derrière le grand autel, et contenu dans le « corps de Téglise, ou séparé par un mur percé de quelques ou- « vertures, comme à plusieurs églfsesde Tordre de St-François. » (D'Aviler.)

La chapelle de la Vierge, formant le point le plus oriental d'une église, a été aussi nommée quelquefois arrière-chceur.

ARRIÈRE-CORPS, m. Les parties situées en arrière par rapport à un avant-corps. (Voyez ce mot.)

ARRIÈRE-VOUSSURE, f. Partie de voûte qui se trouve audessus de la feuillure d'une porte ou d'une fenêtre, à la partie intérieure. Quelquefois les arrière- voussures sont destinées à faire fermer la porte plus exactement; d'autres fois, et le phis souvent au moyen âge, les arrière- voussures ne sont que des arcs en décharge, placés pour soulager le linteau.

ASSEMBLAGE, m. Jonction de deux pièces de bois qui s'emboilent l'une dans l'autre. — Charpente formée de plusieurs madriers.

/tôSISE, f. On nomme de cette manière chacune des rangées horizontales de pierres, dontla réunion forme une muraille (VVVV, 2« vignette de la page 13.)

Une assise de retraite est celle qui se trouve au niveau du sol , immédiatement au-dessus des fondations. On l'appelle ainsi parce que ordinairement elle est en retrait sur les murs de fondation, c'est-à-dire moins saillante que ceux-ci.

ASSOMMOIR , m. Construction garnie de meurtrières et de mâchicoulis, et placée en encorbellement au-dessus d'une porte pour en défendre l'entrée. C'est ce qu'on nomme aussi Moucharaby. (Voyez ce mot.)

ASTRAGALE, m. Petite moulure qui sépare le fût d'une colonne, de son chapiteau ; dans l'architecture chrétienne, elle esl ordinairement formée d'un seul tore. (Voyez Colonne.)

Au Xn^ siècle , on voit des astragales taillés en torsades, er) câble. Il est extrêmement rare qu'il n'y ait pas d'astragale.

ATTENTE (PikRRKS D ). (:(îlles qui s'avancent alternativement SU!" le côté d'un mur, et sont destinées à former liaison avec une

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aulrecoiistrucLioii. On It^ appelle aussi hariM'Si^iamotces. (Voyez SSS, V* vignette de l'arlicle Api»aretl.)

ATRE, m. C'est la partie d'une cheminée qui en forme Taire, le sol. (Voyez Cheminée,)

ATRIUM, m. Espèce de cour qui était placée devant certaines basiliques, et étailquelquefois formée par quatre portiques. Il s*y trouvait un bassin pour les ablulions ; ce bassin se nommait labrum ou lavacrum. (Voyez Basilique,)

On voit encore un atrium à lu célèbre basilique de St -Clément, à Rome. Il est placé entre deux porches, Tun extérieur, et Tautre intérieur attenant à la basilique môme. Cette disposition était celle de tous les atrium, dans lesquels on enterrait parfois, ainsi que dans les porches , comme le prouvent un canon du concile de Trente, tenu en 685, et diverses autres autorités.

L'atrium se désigne quelquefois du nom de parvis,

ATTACHES,/'. Petites lanières de plomb, soudées sur les plombs des vitraux, et qu'on tortille sur les tringles de l'armature , afin de fixer les panneaux de verrière.

ATTIQUE (Base). C'est une base d'une extrême élégance, et qui fut imaginée à Athènes, comme l'indique son nom. Elle a été si souvent imitée dans les monuments romans du Midi, qu'on a .'. It4 nommer constamment, en les décrivant: nous avons donc dû en faire mention. Elle se compose, comme on voit, d'un filet raccordé avec le fût par le moyen d'un congé, d'un premier tore, d'un second filet, d'une scotie, d'un troisième filet, et enfin d'un second tore plus fort que le premier.

AUMONERIE, /. Salle d'un monastère, où les aumônes étaient

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