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AIGUILLETTE

Briot; et notre figure 11, une aiguière de style arabe.

L'aiguière du célèbre orfèvre du xvie siècle que montre notre figure 10 mesure seulement 0m,30 de hauteur; sa forme est ovoïde, elle est divisée en trois zones décorées de rinceaux,

de mascarons, de chevaux ailés et de génies. Cette aiguière ainsi que son bassin font partie des collections du musée de Cluny.

Les aiguières authentiques du xvie siècle, de style français, allemand, italien ou moresque, atteignent aujourd'hui dans les ventes

Kg. 11. — Aiguière arabe.

des prix très élevés, extraordinaires. De' là de nombreuses contrefaçons dont on doit se méfier. Un œil tant soit peu exercé reconnaît les imitations à la mauvaise qualité du métal. (Voy. Aquamanilles.)

AIGUILLETTE. — Cordon tissu au moyen

de fils de coton, de laine, de soie, d'or ou d'argent, dont les bouts sont terminés par de petites pointes métalliques nommées ordinairement Feeeets (Voy. ce mot), plus rarement aff&rons. De nos jours, les aiguillettes servent d'ornement aux officiers d'état-major, aux aides de camp, aux aspirants de marine, aux

ALABANDINE. — ALBUM.

gendarmes, aux soldats de la garde républicaine, etc. Autrefois, sous Louis IX par exemple, un édit royal enjoignait aux prostituées de porter une aiguillette sur l'épaule gauche comme marque caractéristique.

ALABANDINE. — Pierre précieuse, nommée plutôt spinelle rouge, spinelle pourpre; elle est plus pâle et plus transparente que le rubis, mais comme valeur elle occupe le premier rang après celui-ci.

ALABASTRITE. — Faux albâtre. Cette matière, qui n'est qu'une variété saccharoïde de sulfate de chaux, se rencontre en France dans les carrières à plâtre, mais surtout en Toscane. L'alabastrite est employée à la décoration d'objets de grand ameublement; ce genre d'ornementation a été surtout en usage pendant les xme et xive siècles.

L'alabastrite, ou albâtre gypseux, est beaucoup plus tendre que l'albâtre calcaire; il est d'une blancheur remarquable, si remarquable qu'elle est devenue proverbiale. On fabrique aussi avec l'alabastrite des statuettes, des vases, des coupes, de petits objets pour bureau, des cendriers pour cigares, des lampes, etc. L'Italie fabrique beaucoup d'objets en alabastrite; souvent même les Italiens les colorent en jaune, vert, bleu, groseille et carmin, et comme cette substance s'imprègne facilement de couleur et conserve une demi-transparence, beaucoup de personnes croient que ces objets de couleur sont taillés dans une pierre naturellement colorée. (Voy. Albâtre.)

AL ARUM. — Singulier instrument japonais employé comme avertisseur des tremblements de terre. Il ne figure ici qu'à cause du gong qui entre dans la composition de cet instrument , lequel gong se vend souvent comme objet de curiosité. (Voy. Gong.)

ALBATRE. — Matière de nature calcaire, de couleur blanchâtre, demi-transparente et même demi-translucide sur les bords. L'albâtre présente soit des veines ondulées et continues, soit des veines confuses et rompues à la manière des brèches. Dans le premier cas, on

nomme cette matière albâtre rubanné, s'il n'est que demi-transparent, albâtre onyx, s'il est translucide ; et dans le second cas, albâtre fleuri. L'albâtre calcaire se distingue donc de l'albâtre gypseux nommé Alabastrite (Voy. ce mot) par sa plus grande dureté, par sa composition et sa structure particulière. Comme tous les calcaires, le premier albâtre fait effervescence dans les acides, tandis que ceux-ci n'ont aucune action sur l'albâtre gypseux. — Oh distingue deux variétés d'albâtre calcaire : V albâtre commun, et Y albâtre oriental, ainsi désigné parce qu'il provient de l'Orient; ce dernier est beaucoup plus fin, plus dur et d'un ton plus éclatant. Les Romains ont largement employé l'albâtre calcaire en dalles de revêtement, en colonnes; ils en ont fait des tables, des statues, des vases. Publius Lentulus Spinter causa à Rome une grande surprise quand il montra pour la première fois de grandes amphores taillées dans cette matière. Les Romains utilisèrent surtout l'albâtre oriental du genre onyx, et, bien que celui-ci ne se présente pas dans la nature en blocs considérables, ils purent en faire des co-» lonnes dont quelques-unes mesurent plus de 5 mètres de hauteur. — La renaissance a laissé, en assez grand nombre , des bas-reliefs , des vases, des bustes en albâtre; mais l'Italie moderne a fait de nombreuses imitations des albâtres de la renaissance et de l'antiquité. — Notre figure 12 montre sculpté en albâtre un beau portrait de Charles- Quint. Cette œuvre fait partie des collections du cabinet des antiques à Vienne. De nos jours, on tire beaucoup d'albâtre des carrières des provinces de Malaga et de Grenade en Espagne, de l'île de Malte, de Trapani en Sicile. En Algérie, on exploite de nouveau les carrières antiques d'onyx translucide d'A'ïn-Tecbalek près Tlemcen. Cet onyx est une très belle matière et, à la couleur près, a de l'analogie avec le plus précieux albâtre oriental ; il présente comme lui des veines qui , au lieu d'être brunes, sont de diverses nuances, tantôt d'un ton rosé ou couleur de chair, tantôt verdâtres. On fabrique avec cet onyx quantité d'objets de haut luxe.

ALBUM. — Livre richement relié, de

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