DAIS
de la sainte Trinité, que symbolisaient les trois branches de l'arme. Il y a des mains-gauches dont les lames portent plusieurs gorges d'évidement; elles sont quelquefois repercées à jour sur toute leur longueur. Divers musées, entre autres celui de Sigmaringen, possèdent de ces dagues. On a utilisé la main-gauche jusqu'à la fin du règne de Louis XIII, mais
elle ne faisait plus partie du costume ; du reste, l'usage de la dague en général s'est perdu avec celui des combats corps à corps ; seuls nos marins ont encore un long poignard qui rappelle la dague.
Mentionnons, en terminant, deux dagues de forme toute particulière du musée d'artillerie de Paris; la première , qui date du XVIe siècle,
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Fig. 321. — Dahnatique du XVe siècle.
a sa lame qui se divise en deux branches; l'une d'elles renferme un pistolet dont la platine est placée au talon, l'autre fournit la pointe de l'arme. La seconde a une poignée qui peut servir à mesurer la charge de poudre ; les quillons sont droits, et l'un d'eux peut servir ds clef pour monter le rouet d'un pistolet ou d'une arquebuse. — Les belles dagues, celles d'une extrême richesse , sont rares et valent 3 et 4,000 francs ; cependant une dague de l'époque de Henri IV s'est vendue dans ces
dernières années 12,000 francs. — A la vente Double', une dague du xvie siècle (n° 221) a été adjugée à 900 francs. Elle avait son pommeau et sa garde couverts de riches incrustations d'argent, à cariatides et rinceaux. Le fourreau , de velours rouge , était également garni d'argent, et la lame de la dague était striée et repercée à jour.
. DAIS. — Nous n'avons à nous occuper ici que du baldaquin mobile, fait avec de riches