‹ Dictionnaire de l'art, de la curiosité et du bibelotChapitre 19 sur 325 · ANTIQUITÉS. — APPLIQUE · texte numérisé non relu

ANTIQUITÉS. — APPLIQUE

classiques n'admettaient pas d'autres arts que le grec et le romain ; tous ceux des autres civilisations, que chacun admire aujourd'hui, étaient traités de barbares. Nous ne nous étendrons pas plus longuement sur ce sujet , puisque nous l'avons traité en détail dans divers articles auxquels nous renvoyons le lecteur. (Voy. Américain, Assybien, Babylonien, Égyptien, Étrusque, Grec, Phénicien, Romain, etc.) |

ANTIQUITÉS. — Terme générique par lequel on désigne tous les objets d'art anciens, aussi bien les peintures, les sculptures, les meubles, les ustensiles, que les monuments de l'architecture qui ont une valeur véritable ; car les mêmes objets qui ne présentent pas un intérêt quelconque sont désignés sous le terme d' Antiquailles. (Voy. ce mot.)

ANTONNOIRE. — Ce terme en usage au xve siècle servait à distinguer non seulement ira entonnoir, mais encore un large éteignoir ayant la forme d'un entonnoir. L'orthographe de ce mot était variable suivant l'époque où on l'a employé, comme le lecteur pourra s'en convaincre par les citations suivantes; ainsi dans Y inventaire du duc de Berry, en date de 1417, nous lisons : « Un petit antonnoer d'or garny de menues perles iiij livres tournois ; » dans Yinventaire de Gabrielle d'Estrèes, en date de 1599, on cite « un bougeoir en forme de ferrière avec une petite chesne et un an tonnoir. »

APATITE. — Voy. Amazonite.

APLOME. — Variété de grenat d'un ton brun foncé.

APOGRAPHE.

copier des dessins.

Instrument qui sert à

APOLLQNICON. — Orgue mécanique inventé par les mécaniciens anglais Flight et Robson, qui employèrent cinq années (1812 à 1817) pour exécuter ce travail. Comme disposition des jeux et comme distribution des

tuyaux d'air, l'apollonicon ressemble à l'orgue ordinaire, il possède 45 jeux et jusqu'à 1,800 tuyaux.

APOLLONION. — Instrument à clavier surmonté d'un automate jouant de la flûte. L'apollonion a été inventé vers la fin du xviii0 siècle.

APPLIQUE. — Ce terme sert à désigner une plaque d'ornement , mais surtout des bras de lumière, des supports auxquels sont fixées une ou plusieurs branches propres à recevoir un système d'éclairage quelconque, mais surtout des bougies de stéarine. On nomme ces objets appliques, parce qu'on les applique contre les murs, entre des trumeaux, sur les montants ou les chambranles d'une cheminée , au milieu de caissons , etc. — Les appliques porte-lumière ont fait leur apparition à la fin du xvie siècle. A l'origine, c'étaient de grandes j)laques de métal, principalement de cuivre ciselé qui portaient une ou plusieurs branches de lumière ; souvent le centre de la plaque de métal était décoré d'un simple miroir destiné à refléter les feux; plus tard le miroir s'agrandit et devient une petite glace biseautée , le cuivre ne sert plus que d'encadrement à celle-ci, et au-dessous du cadre une sorte de cartouche de forme variée sert de porte-lumière. Beaucoup d'appliques hollandaises et flamandes sont exécutées de cette façon. On en fait à la même époque en faïence polychrome; nous en avons vu de superbes en faïence de Ne vers et de Moustiers. Enfin on fabrique des appliques en tîronze doré décorées de fleurs en porcelaine de Saxe. A l'époque de Louis XVI, les appliques affectent une forme de balustre cannelé, surmonté de vases. Les canaux des balustres et des vases sont richement décorés de feuillages; de magnifiques enroulements s'échappent de la panse du balustre. Généralement les appliques Louis XVI sont finement ciselées; elles atteignent dans les ventes des prix considérables. On fait aujourd'hui beaucoup d'imitations d'appliques de cette époque, et grâce à la galvanoplastie il est souvent bien difficile de distinguer les objets vrais des imitations. (Voy. Bras-applique.)

APPRÊTOIR. — AQUARELLE.

APPRETOIR. — Selle en bois dont se servent les potiers d'étain pour apprêter leur métal.

APPUI-MAIN.— Baguette d'environ lm,25 de longueur, dont l'extrémité supérieure est

Fig. 31. — Aquamanile en forme de coq.

terminée par une boule. Elle sert aux peintres à appuyer la main avec laquelle ils tiennent le pinceau et à lui fournir un point d'appui qui leur permet de dessiner avec fermeté, parce que le haut de l' appui-main porte sur le cadre ; comme le peintre incline plus ou moins cette baguette suivant le cas, la main qui porte sur l' appui-main a un point d'appui rigide.

AQUAFORTISTE. — Nouveau terme qui dans la langue des artistes et des amateurs sert

Fig. 32. — Aquamanile en forme de lion.

à désigner le graveur à l'eau-ibrte. (Voy. Gravure.)

AQUAMANILE. — Sorte d'aiguière avec bassin servant à se laver les mains ; il en existe en métal et en faïence. Le moyen âge a fondu

DICT. DE L'ART

beaucoup à'aquamaniles qui affectent la forme d'animaux vrais ou chimériques. L'usage de ces ustensiles était très général, car à cette époque, on ne se mettait jamais à table sans se laver les mains à l'eau parfumée ; aussi chez

Fig. 33. — Aquamanile en forme de lion.

les grands seigneurs, comme on annonçait que le repas était servi au son du cor, on disait : « On vient de cçrner l'eau. y> Nos figures de 31 à 36 montrent divers spécimens d'aquamaniles en forme d'animaux qui ont été fabriqués en Allemagne au moyen âge.

Fig. 34. — Aquamanile en forme de lion.

AQUARELLE. — Peinture à l'eau ; procédé de peinture dans lequel on utilise des couleurs légères et transparentes, principalement des laques, qu'on délaye dans de l'eau. Les pinceaux employés pour l'aquarelle sont le condor, le putois, la marte. On fait de l'aquarelle sur

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