‹ Dictionnaire de l'art, de la curiosité et du bibelotChapitre 51 sur 325 · BEC-DE-FAUCON. — BESTIONS · texte numérisé non relu

BEC-DE-FAUCON. — BESTIONS

BEC-DE-FAUCON. — Arme de demilongueur, ainsi nommée parce que son fer avait quelque analogie avec le bec du faucon. Quelquefois cette arme était garnie d'un fer crochu comme celui d'une hallebarde ou bien d'une massue ; les archers se servaient d'abord du faucon pour démonter les gens d'armes et les assommaient ensuite avec l'assommoir.

BEC DE GACHETTE. — Partie saillante du devant de la gâchette d'un fusil et dont l'échappement hors des crans de la noix détermine la percussion.

BECQUÉ. — Dans l'art du blason , se dit d'un oiseau dont le bec est d'un émail différent de celui du reste du corps.

BÊLE. — Javelot du moyen âge que les soldats lançaient comme un trait.

BELIÈRE. — En général , c'est un anneau mobile de suspension ; c'est aussi l'anneau qui dans l'âme d'une cloche sert à suspendre le battant. Dans une pendeloque, dans un pendant d'oreilles, la bèïière du talon, est l'anneau qui supporte le pendant ou la pendeloque.

BELUTE. — Ecuelle à soupe du moyen âge. (Voy. Assiette.)

BENITIER. — Bassin, ou vasque supporté par un piéclouche et qu'on voit à la porte des églises. Les bénitiers en marbre richement sculptés de l'époque de la renaissance sont les seuls recherchés par les amateurs et se payent 3,000 et 4,000 francs.

BERCELLE. — [Pince de l'émailleur qui lui sert à manier l'émail.

BERCHE. — Ancienne bouche à feu à tir direct; on l'employait anciennement à bord des navires.

BERET. — Coiffure ronde et plate, sorte de toque en laine portée par les paysans basques.

BERGAME (Tapisseries de). — Voy.

Tapisseries, § Tapisserie de Rouen.

BÉRIL , BÉRYL ou BÉRICLE. — Variété d'émeraude. Ce terme , du reste , s'appliquait souvent au moyen âge au cristal de roche et au cristal artificiel. — Dans le Propriétaire des choses, publié vers 1372, nous lisons : ce Béril est une pierre qui croist dans l'Inde, laquelle est semblable à l'esmeraulde en verdure ; » et dans Jean Marie des Belges (1500) ; « Marbres polys aussi clers que béryls ; » et dans Palsgrave (1530) :

Berall f yne glass , beril Béryl a precious stone beril ;

et dans Etienne Binet, Merveille de la nature (1600), on lit : « Le Beril est du naturel de l'esmeraude, mais il est sombre, si lés angles ne donnent vigueur et gaîté à son eau. Le chrysobéril est de lustre doré, mais blaffard et encore plus blesme le chrysoprasus. »

BERNIGANT. — Vase pouvant servir d'aiguière comme semble l'expliquer l'inventaire des ducs de Bourgogne de 1420, dans lequel on lit : « Un grant bernigant d'argent, faisant aiguière. » (N° 4193.)

BERRUIERS. — Sorte de petits anneaux ornés. — Espèce d'armes. On lit clans Ducange, (1412) : « Espées, berruyers et autres armeures ; » et dans l'inventaire des ducs de Bourgogne de 1420 : « Une sainture d'argent pour la j ouste, ou pour dancier, faicte de xij gros doux aguz, comme pieux, trois quarrez et entre chacun clou a un rabot et ycelle pendent xxiiij berruiers d'argent, » et au n° 4123 du même inventaire : « Un cercle d'or sur lequel a viij raboz et à chaque rabot pendent à chesne d'or, chapeaulx d'Alemaigne nommez oarruiers, garniz de boucle et mordant d'or assis sur cuivre. » (N° 4126.)

BERTHE. — Pèlerine fort courte que les dames portent autour du cou ; il en existe en fourrure, en soie piquée et ouatée, etc.

BESTIONS. — Philibert Delorme emploie

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